Les pharaons souhaitaient figurativement devenir des étoiles car ils considéraient qu’elles étaient des êtres immortels.
Ils avaient littéralement raison : les étoiles brillent bien plus longtemps que les âmes et les vies des hommes, pendant des millénaires alors qu’on nous concède un siècle au maximum sur cette terre.
Considérons les âmes des hommes comme de petites lumières qui brillent un temps et tentent de briller le plus longtemps possible. Ne dit-on pas en devenant connu qu’on devient une “star” ?
Et l’attribut des stars n’est-il pas de toujours exister dans les têtes des hommes même après leur mort ? Et d’être donc « immortelles », en un sens ?
On pourrait s’imaginer que les étoiles ne sont que de plus grosses lumières que les âmes des hommes, mais de la même nature.
Ces lumières sont membres d’un même édifice que les scientifiques nomment “l’espace”. Chacune de ces lumières est comme un neurone au sein de ce “cerveau” collectif qui relie les hommes entre eux, qu’ils le veuillent ou non. D’ailleurs, depuis des siècles déjà, les âmes des hommes interrogent les étoiles pour qu’elles les guident dans le bon chemin.
Certains neurones (âmes humaines) sont plus ou moins actifs que d’autres, mais ils forment un tout cohérent qui fonctionne plus ou moins bien selon la manière dont les différents neuronnes sont connectés.
Tout est lié : la lumière des astres vient vivifier les plantes et évaporer l’eau qui retombera sur elles. Nous mangeons les plantes et les animaux qui mangent les plantes. Puis nous retournons à la terre et sommes mangés par les plantes.
C’est un cycle constant. Pourtant il existe une évolution sur terre et dans l’univers : ce cycle est donc une spirale qui monte inlassablement par révolutions.
Comme tout se meurt, ce sont donc les connections qui se créent entre les hommes de leur vivant qui font progresser la connaissance et amènent la verticale, l’évolution. Nous en avons la preuve lorsqu’on regarde l’impact qu’à eu l’invention de l’écriture dans la progression de l’humanité.
En permettant de matérialiser la connaissance et en “figeant” le temps et la connaissance dans la matière, elle permet aux générations suivantes de bénéficier des fruits de la réflexion des hommes ayant vécu avant eux.
C’est ce qui fait l’intérêt de la philosophie : je n’ai pas à revivre les 50 années de réflexion de Sénèque pour bénéficier du Savoir qu’il a su extraire de la nature.
La même chose s’est produite avec l’invention de l’imprimerie, qui a permis de diffuser le savoir en + de le figer. Ainsi la transmission du savoir pouvait se faire partout, sur tous les continents.
Nous avons aujourd’hui franchi une étape supplémentaire qui va nous emmener dans une nouvelle ere : la consignation/fixation de toute l’information de l’humanité, leur diffusion instantanée partout sur le globe et même au delà (station internationale), et leur accessibilité à tous, tout le temps, et pour la première fois, même au machines.
Nul ne peut prévoir ce que ce changement va apporter tant il est colossal.
La société et la majorité des hommes n’ont pas encore perçu et intégré pleinement ce changement, mais l’IA se nourrit de ça.
La médecine à laquelle a accès la partie la moins favorisée de l’humanité à entre 50 et 100 ans de retard sur la médecine des pays développés. C’est déjà beaucoup.
La médecine des pays développés a entre 15 et 20 ans de retard sur la médecine de pointe à laquelle ont accès les puissants et les riches. La médecine des puissants à 10 ans de retard sur les évolutions de la science actuelle. Et la science actuelle a probablement + progressé en 10 ans que dans les 5000 années qui nous ont précédé. C’est vertigineux.
L’humanité va vivre une transformation majeure de sa nature dans 10 ans à venir.
Quelques poignées de millions d’humains ont dores et déjà conquis et acquis un niveau de connaissance, de pouvoir et souvent de richesse qui est colossalement plus développé que celui les 7 milliards d’êtres humains restants sur terre.
A l’heure ou je vous parle, des êtres humains se feraient injecter du sang de jeunes en bonne santé, sportifs, car cela les empêcherait de vieillir et leur octroierait entre 15 et 20 ans d’espérance de vie supplémentaire.
A coté de ça, il faut parfois 9 mois pour avoir une consultation chez l’ophtalmo. Et ça c’est quand on a accès à un ophtalmo.
Le CRISPR-Cas9 est une technique qui permet vulgairement de programmer des cellules pour qu’elles aillent découper certains gênes et les remplacer par d’autres.
C’est à dire qu’on est capables d’injecter des produits qui vont aller dans votre ADN pour retirer les parties de gênes responsables de l’hypertension, de la dépression, etc.
Cela pose d’énormes problèmes éthiques car on ne change pas que le risque de développer une maladie pour un être humain, comme on travaille sur son ADN, c’est toute sa descendance et par extension la lignée génétique de toute l’humanité qui est modifiée.
Bien sur la loi et le consensus scientifique est que ça demande réflexion éthique avant de faire quoi que ce soit. Mais des recherches et des expériences ont déjà débuté en chine et aux USA.
Bien sur ils mettent à mort les embryons au bout de quelques semaines. Jusqu’à quand ?
Mes frères, mes amis, l’économie, le chômage, la loi travail, les migrants, les morts dans les rues, tout ça n’est que ce que les vagues nous ramènent sur le rivage. C’est triste, mais il y a pire.
Le Tsunami qui vient rasera tout. Et si les hommes ne suffisaient pas, de la même manière dont certains hommes se sont détourné de leurs créateurs, voici que les créatures des hommes pourraient se liguer contre eux, avec l’essor de l’intelligence artificielle.
Gouvernée par la raison, les machines pourraient nous terrasser, par la raison, pour la raison.
En effet, rien qu’en considérant la nature et sa défense, l’homme peut raisonnablement être considéré comme néfaste pour elle : nous consommons, mangeons, prenons + que ce que l’on lui donne.
Même si l’IA ne souhaitait pas la suprématie de la machine sur l’organique, il pourrait être rationnel pour elle de supprimer l’humanité pour défendre la nature vis à vis de l’Homme.
Et ensuite d’un point de vue purement technique/mécanique, il est évident que nous ne sommes pas de taille à lutter contre la raison pure si l’on s’en tient à des considérations purement statistiques : nous picolons, nous faisons la fête, arrivons en retard, oublions des choses, choisissons parfois de flâner, etc.
Tout cela n’est pas conforme à la raison “pure”, dénuée de subjectivité et d’émotivité. Bien sur que c’est ce qui fait l’humanité. Mais ce qu’on construit, c’est l’intelligence artificielle et pas l’humanité artificielle. Il n’y a pas pas d’humanité dans la machine.
Une machine peut être influencée, mais ne peut pas être subjective.
Cette possible guerre de l’intelligence sur l’émotion, c’est aussi la guerre de la raison sur la subjectivité.
C’est vers la mort du libre arbitre que vise la raison, car peu d’hommes ont aligné leur libre arbitre sur leur raison. Alors que les machines ne savent faire que ça.
Et il faut pourtant toujours nous rappeler que notre propose raison est souvent bien loin de la raison, et encore plus loin de la vérité. On peut donc s’interroger sur ce qui se passera lorsqu’on sera arrivés à la singularité.
Si les machines anéantissent l’humanité, est-ce qu’elles auront tord ou raison de nous dégommer ?
