Éléments biographiques et Note d’Intention.

Jérémy Pellicier
Nov 7 · 10 min read

Comme je le dis dans le mail, pas mal de choses ont évolué pour moi ces derniers temps. Certains d’entre vous sont au courant des derniers développements récents, d’autres non. Il me semblait difficile de faire un résumé en focalisant uniquement sur l’année en cours. Alors on va commencer par le début. Comme ça vous saurez tout.


19 Novembre 1986 : Naissance à Bourg Saint Maurice. Issu d’un milieu ouvrier de la frange droite de la Droite, je suis éduqué dans l’idée que le Travail est une valeur sacré et que ceux qui ne triment pas sont des feignants qui profitent de la Société et finiront en Enfer.

1995 : Je ne trime pas et redouble le CM1 (et ce n’est que le début…). Le monde ne s’effondre pas pour autant. Étrange.

2003–2007 : Après avoir choisit STI parce que j’aime bien les ordinateurs (sic), J’intègre le Lycée d’Ugine. J’y découvrirai, en plus du théorème de Thévenin, System Of A Down, la vodka, le shit, et la (sur)vie en Internat. Mais aussi le gentil Cédric ! Enfin plutôt son frère. C’est compliqué.

2007 : Après 5 années de lycée, Je décide de m’inscrire en DUT Services et Réseaux de Communication à L’IUT du Bourget du Lac, parce que j’ai entendu dire qu’on y faisait de l’analyse filmique (sic).

2007–2010 : LANCuisines, Gros Robert, Plage, MegaMan, Plan9Universiné, NoClip, NumCompStock, CToiLaTeam… Je m’aperçois qu’il y a une vie en dehors de la vallée de la Tarentaise.

2010 : Okay bon. J’en ai un peu chier pour arriver là, mais un Bac+2 c’est pas trop mal non ? Et maintenant ?

2011 : La photo ? Oui pourquoi pas. Apprenons les bases tient. un CAP ! Première crise de panique le soir de la Fête de la Musique. Je m’inscris sur Facebook. Sylvain me fait écouter du Nine Inch Nails.

2012 : Turns out que habiter chez mes parents et jouer à Tribes toute la journée c’est vraiment déprimant. Coralie me pistonne chez QuickPrint. Après tout, imprimer de jolies images c’est presque aussi bien que de les prendre en photo.

2013 : Je récolte un avertissement écrit de la part de mon patron pour avoir raté une commande. Je le colle sur mon frigo et y jette un coup d’oeil à chaque fois que je me m’implique un peu trop dans le taff.

2014 : “Everyday is exactly the Same”, me sussure à l’oreille le gentil Trent. Matthieu me propose de venir habiter en coloc avec lui sur Paris. Thank God.

1er Décembre 2014 : Paris. Je m’aperçois qu’il y a une vie en dehors de la Savoie. Et des gens plus ouverts. Début de la période dite de “La Fête du Slip”.

2015 : Paris pète le feu (dans tout les sens du terme). Matthieu est en Colombie. Je tourne en rond. Je bosse à Nanterre et commence à me poser de sérieuses questions sur le Travail de manière générale.

Octobre 2015 : Matthieu me propose de le rejoindre à San Diego. Thank God.

Octobre-Décembre 2015 : Je m’aperçois qu’il y a une vie en dehors de la France. Et des gens VRAIMENT plus ouverts.

1 Décembre 2015 : Je fête mes 1 ans à Paris dans le vol retour New York-Paris. Je repense à la Tarentaise. Je n’ai pas les mots.

Janvier 2016 : Je trouve du travail dans la première boite qui veux bien de moi. Je déniche un appartement à Paris en 1 semaine (record à battre).

Alors que je passe chaque soirs avec mon Vélib’ devant le Bataclan pour observer un moment les monticules de fleurs et les gens qui passent le regard perdu, je pense à tout ces gens à l’intérieur qui devaient aussi avoir leurs petits problèmes existentiels et qui n’auront jamais les réponses. Je me jure que dorénavant je serais en accord avec moi-même. Le “Nouveau Peloche”.

Mai 2017 : La Vie est coule. J’écoute du Perturbator. Et en 1 an j’ai perdu 15kg. Le Nouveau Peloche est une réussite quasi-parfaite. Alors pourquoi est-ce que je pleure comme une madeleine sous cet arrêt de bus ?

Juillet 2017 : Je me met en arrêt maladie pour 15 jours (merci Marine) et commence à réfléchir à mes options. Bon en fait qu’est ce qui me plait ? J’en sais rien. Charlotte me parle du Bilan de Compétences.

Septembre 2017 : Okay c’est décidé, ça sera Bilan de Compétences. Je démissionne de mon taff.

J’ai un peu d’argent. On pars à New York ? Et à Munich ?

Décembre 2017 : Alors c’était coule, mais aussi what a débile.

Janvier 2018 : Je me résigne à chercher du travail. Alors que je démarche une entreprise au pif, le directeur me propose de gérer un magasin de photocopie pour un salaire supérieur à mon ancien travail. L’affaire est signée en 10 minutes.

Janvier-Août 2018 : Je suis un grand gaillard compétant et dynamique.

Septembre 2018 : Je suis au chômage avec A.R.E. et je valide mon projet de Bilan de Compétences avec ma conseillère Pôle Emploi. C’est l’affaire de quelques semaines.

Octobre 2018 — Avril 2019 : Le prestataire du Bilan n’arrive pas à m’inscrire (?), je dois faire la liaison entre lui et Pôle Emploi (pas de téléphone direct, standard téléphonique et réponse dans les 72h). Ma conseillère est à mi-temps. J’ai affaire à elle et à sa remplaçante. Elles ne communiquent pas entre elles. Je fait le relais entre les trois partie. Chaque semaines j’ai l’impression que la situation est sur le point de se débloquer. Mais en fait non. Je garde mon calme en me disant que si je pète un boulon ça ne fera qu’aggraver la situation. Je passe des semaines à attendre des appels qui ne viennent pas. Les A.R.E ne sont pas oufs et mes économies fondent. Je vais courir tout les 2 jours.

Mai 2019 : Pôle Emploi ne me réponds plus. A bout de nerfs, je me rends à l’accueil de l’agence Pôle Emploi tout les 3 jours (72h), pour leurs expliquer la situation. Le 15 Mai à 10h10 je suis sur le Bac de Rhinau-Kappel, en train de franchir la frontière Allemande. C’est à ce moment précis que ma conseillère (dont je n’ai pas de nouvelles depuis 4 mois) décide de m’appeler. Mon téléphone est en train de changer de borne. Je reçois un courrier qui me menace de radiation suite à ma non-réponse.

Suite à cet épisode et après un dernier échange plus que tendu à l’agence, et au téléphone (Encore aujourd’hui, quand je les appelles je ne peux plus entendre la musique d’attente sans avoir envie de vomir), tout se débloque très vite. Je change de prestataire de BDC et le tout est validé par ma conseillère.

Juin-Juillet 2019 : Bilan de Compétences.

C̶’̶é̶t̶a̶i̶t̶ ̶u̶n̶e̶ ̶v̶é̶r̶i̶t̶a̶b̶l̶e̶ ̶a̶v̶e̶n̶t̶u̶r̶e̶ ̶h̶u̶m̶a̶i̶n̶e̶ Je ne saurais vous conseiller, si vous vous sentez bloqué dans votre vie professionnelle, d’envisager le Bilan de Compétences. C’est un bilan de toutes vos capacités (duh) et aussi une sorte de mini-thérapie. Personnellement ça ma permis de mettre des mots sur beaucoup de choses au niveau perso (mon rapport avec mes parents, ma réaction face aux difficultés, ma vision des autres et de moi-même) et professionnel (les croyances limitantes notamment). Ça m’a fait un bien fou.

Je vous la fait courte. A la question “Qu’est-ce que tu veux faire de ta vie” j’ai toujours répondu “J’en sais rien” alors que, spoiler alert, c’était plutôt :

Je sais mais, ça n’existe pas / c’est trop facile / c’est pas possible”.

Le but de l’exercice du BDC est de trouver son Excellence Professionnelle, et d’en faire son métier.

L’excellence professionnelle c’est une activité que nous faisons naturellement (même si nous n’avons pas l’obligation de le faire, et qui nous fait plaisir donc), et qui nous parait à la portée de tous (c’est faux. Si une tache vous parait à la portée de tous, c’est parce que vous excellez à celle-ci. Cette situation est parfaitement illustrée par la frustration et l’incompréhension que vous ressentez quand vous expliquez à vos parents comment se servir de l’imprimante et qu’il ne pigent rien, par exemple).

Sound like a bunch of hippy shit Peloche.” I know, but je m’en fout.

Je suis quelqu’un d’organisé. J’adore ça. Membre à vie de la Team 30 minutes d’avance au départ du train, billet imprimé en main et numéro de siège prêt à sortir si tu t’as eu le malheur de t’asseoir à ma place. J’adore prévoir les choses à l’avance (merci maman). C’était d’ailleurs la majeure partie de mon travail en tant qu’opérateur d’impression : Tout prévoir en amont (“Optimisation de la chaîne graphique” comme on dis) pour qu’au moment ou j’appuie sur “Print” tout sorte parfaitement.

Mais j’aime aussi (dans un certaine mesure) l’extrême inverse. Relâcher complètement la pression et y aller en mode YOLO (pardon). C’est en partie pour ça que je traîne avec le gentil Matthieu, et que j’ai pris l’habitude de me casser tout les ans en choisissant une destination au pif. C’est rafraîchissant.

Je met un point d’honneur à être le plus ouvert d’esprit et le plus tolérant possible, quitte à explorer des points de vue pour lesquels je n’ai absolument aucune sympathie, parce qu’on évolue pas en étant fermé. Et parce que le débat d’idée est, à mon sens, toujours intéressant (Quitte à pourrir l‘ambiance désolay).

La sincérité est une de mes valeur essentielle (Le Nouveau Peloche). De même que l’empathie (que je dissimule habillement sous 72 couches de cynisme).

J’ai une vue d’ensemble cadrante, ce qui me permet de cerner rapidement la faisabilité des idées délirantes.

Exemple, avec Matthieu toujours : “Viens on va acheter des clopes à Juàrez !”

(J’ai envie d’une cigarette + cigarettes moins chère au Mexique) —( Il faut que je récupère mon ESTA pour la frontière au retour + Juàrez est tenue par les Cartels de la drogue) = NON

Tout en accueillant ses idées décalées avec plaisir.

Et le point central, enfin, le voyage bordel. Je l’ai dis à maintes reprises : si l’argent n’était pas un problème je pense que je ne serais jamais chez moi. Mes moments préférés ont toujours été quand je pars à la découverte de quelque chose, quitte à prendre des risques (surtout financiers) pour y arriver. Que ce soit quand suis monté à Paris, quand je suis partit aux US, ou pour les escapades annuelles en Europe et ailleurs.

C’est à ce moment là qu’on s’est regardé, mon Conseiller de Bilan et moi, par un après-midi de Juillet, et qu’il m’a sortit :

“Vous pourriez faire Conseiller Vendeur en Voyages ?”

“…?”

“Le CVV en gros c’est : vous arrivez devant la personne avec votre idée folle (“J’ai envie de faire un roatrip le long de la côte Ouest”), et elle vous aide à cerner votre escapade (CDG-LAX / 7 jours / SUV / LA-SantaBarbara-BigSur-Monterey-SF / SFO-CDG), et se charge des formalités (Avion / Esta / Conseils divers…).”

“…!”

“Ça c’est pour le côté Vente, après il y a le coté Production de Voyages aussi, vous créez des nouveaux parcours…”

MIND = BLOWN

Août 2019 : Je valide ma synthèse de BDC avec ma conseillère Pôle Emploi. Je fait des enquêtes métier : Ça ne fait que confirmer mon choix. Je rencontre des gens coules qui m’expliquent leurs taff, et j’ai vraiment l’impression que je suis sur la bonne voie. Je me dis qu’avec mon BAC+2 et mes expériences de voyage il y a une chance pour que je sois pris sans formation préalable. Je décide de tenter le coup (Je m’inscris quand même à la formation CVV de l’AFPA Créteil au cas où).

Septembre 2019 : Une pote de Matthieu qui travaille chez Marco Vasco transmet mon CV et je chope un entretien d’embauche. C’est un échec. Pour ce qui est de la connaissance pays et des conseils ça va, mais il me manque les bases commerciales et la maîtrise des logiciels indispensables. (J’ai bien fait de m’inscrire quand même à la formation CVV de l’AFPA Créteil au cas où).

7 Octobre 2019 — (7 Mai 2020) : Je commence une formation Conseiller Vendeur en Voyages à l’AFPA de Créteil.

C’est une formation présentielle à plein temps (35h/semaine), à l’AFPA de Créteil (service public FTW) d’une durée de 7 mois. On y apprends les techniques de vente, la maîtrise des logiciels (Amadeus), les particularités pays, et plein d’autres choses. Il y a aussi un gros accent sur la présentation orale, et un stage de 6 semaines en entreprise.

Le Titre Professionnel Conseiller Vendeur en Voyage (reconnu par l’Etat) est une porte d’entrée qui permet l’accès aussi bien à la Vente, qu’à la Production (qui m’intéresse un peu plus je pense). Il est attribué à l’issu d’une évaluation de fin de formation (qui consiste en une création de Production voyages, généralement un circuit, suivis d’une mise en situation professionnelle, généralement de la vente de produit existant).

Comme je l’ai dis précédemment, mes A.R.E. ne sont pas oufs, et avant la formation j’arrivais globalement à ne pas piocher dans mes économies si je ne faisait rien de dingue de mes journées. Néanmoins, maintenant que je suis à Créteil tout les jours de la semaine, j’ai forcément des frais supplémentaires (Le Navigo à 75 boules par mois, par exemple).

C’est évidemment à la volonté de chacun, d’autant plus que j’admet volontiers que je suis généralement le premier à exprimer mes doutes quand à ce genre de cagnotte, et que du coup ma demande peut vous paraître un peu limite. Auquel cas je m’en excuse.

Si vous voulez me faire plaisir pour mon anniversaire, pas besoin de vous creuser les méninges !

Encore maintenant il m’arrive d’avoir des angoisses de temps en temps en ce qui concerne mon avenir. Mais après un mois de formation je peux dire sereinement que je me sent à la bonne place. Parce que le formateur est pédagogue et compétant. Parce que je n’arrive pas tout les matins avec l’envie de faire demi-tour et de tout envoyer balader (et pourtant quand on arrive à Créteil, c’est généralement le premier réflexe). Parce que l’ambiance générale est coule.

Et parce que je me sens bien, simplement.


Si vous êtes arrivés aussi loin, bravo !(dites-moi “laser-slip” et je saurais que vous êtes arrivés jusqu’au bout !) J’espère que c’était clair et pas trop chiant à lire. Si vous voulez des précisions et explications supplémentaires, ou juste dire salut, n’hésitez pas à me contacter !

Merci les loulous. Et plein de bisous ❤

    Welcome to a place where words matter. On Medium, smart voices and original ideas take center stage - with no ads in sight. Watch
    Follow all the topics you care about, and we’ll deliver the best stories for you to your homepage and inbox. Explore
    Get unlimited access to the best stories on Medium — and support writers while you’re at it. Just $5/month. Upgrade