La Nivelenn

Une chronique de Mor Callann

“La forme est tombée loin dans les collines au Sud. C’est le vieux Kavellmab, le grand-père de mon grand-père, qui avait été désigné pour allé voir ce qu’il en était là bas, du fait de son estime dans le village et de sa connaissance de la région. Quand il est revenu il ne parla de rien. Les gens étaient différents en ce temps là et personne ne posa de question.

Lorsque son fils, son unique, devint un homme et que son propre âge commençait à avancer il l’emmena à son tour dans les collines. Le fils à son tour ne dit jamais rien ni à sa femme, ni à ses filles. Elles ne posèrent jamais de questions.

Lorsque son dernier enfant, un fils eu à son tour atteint l’âge où il pouvait le suivre il l’emmena aussi dans la combe où était tombée la forme. Ce rituel se poursuivit encore deux fois, jusqu’à moi. Ton père l’a aussi vécu mais ce n’est pas lui qui te montrera…

Mon père eu la bonne idée de me préparer à ce que j’allais découvrir et je crois qu’il serait bon de te le dire également. Je vais donc te raconter ce que les hommes de notre famille ont vécu depuis des générations.

Quand Kavellmab l’ancien, le premier du nom fut désigné pour aller voir ce qui était tombé, il se mit en route dans les vieux chemin du Sud. Il n’arriva en ce lieu qu’au crépuscule, guidé par la lumière qui émanait d’entre les monts. Là, attendaient les dépêchés de tous les villages alentours, il était le dernier arrivé. Se forma alors un conseil, il s’assirent autour d’un feu et partagèrent leur nourriture comme le voulait la coutume de Mor Callann. Ils discutèrent longuement de la signification de la chose, mais un émissaire sans doute pressé de rejoindre les siens se leva d’agacement et se dirigea vers l’objet. Les autres tentèrent de le rattraper en vain. Descendants tous dans la combe ils l’observèrent s’approcher de la masse luisante enchevêtrée dans la bruyère.

Lorsque l’émissaire de Pennverlammat toucha la chose, une force invisible et prodigieuse en émana et tous furent soufflés. La combe devint écarlate se souillant de leur chaire. Tous disparurent sauf le vieux Kavellmab. Avant même qu’il ne devienne fou en se rendant compte à quoi il avait échappé, on s’empara de son esprit et il vit de nombreuses choses…

Il vit les confins de notre monde et ceux des autres. Il vit les villes de lumières s’élevant de l’autre côté des mers. Il vit l’origine et la fin des mondes. Il vit le début et la fin de notre race. Il vit ceux qui nous ont précédé et ceux qui suivront. Mais surtout il vit les Autres.

Alors une voix s’éleva et dit : “Toi qui est de notre race, roi parmis les Hommes, soit heureux d’avoir trouvé la Nivelenn. La race d’Ashkenaz est forte. Vous avez survécu à l’isolement. Votre messager nous est parvenu. Votre calvaire prendra fin.”

Alors notre ancêtre apprit tout de ses orgines. L’orphelin retrouvé dans les rues de Gwern Lagad reçut sa parenté du ciel. Je peux t’annoncer cela, nous descendons des Rois de Mor Callann, nous sommes la branches aînée de la ligné mais la tâche royale est le devoir le plus négligeable qu’implique le fait d’être un Tilster, d’être du sang des Anciens. Je peux t’annoncer cela mais rien ne préparera à ce que tu vas voir dans quelques temps. D’avance mon garçon je m’excuse pour ce que tu vas vivre mais tu le dois, tu es le septième, tu es celui qu’attend et qu’avait promis la Nivelenn de la KommYúd, la combe du Mâlin.”

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