Comment meurent les faits : autopsie de la propagation d’une intox
Samuel Laurent
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Là le problème est bien complexe:

  • le gars il est en conflit d’intérêt (fabricant de trucs arcaiques qui poluent)
  • souvent la polution vient beaucoup de l’Allemagne (les chiffres avaient circulé l’an dernier quand la France était recouverte d’un smog)

Là les types n’ont pas vérifié que particulièrement cette fois là, les allemands étaient hors de cause, alors qu’en général c’est le cas. Globalement, le traitement fait par les journalistes des grands media pendant l’épidsode de polution sentait un peu le parti pris d’un microcosme bourgeois que ça dérange de prendre les transports en commun à Paris. Ils ont facilement relayé une info qui va dans leur sens (celui de continuer à poluer avec leur bagnole ou leur scooter) et qui en plus est souvent vrai.

Encore plus complexe, les décodeurs (et les journalistes dits scientifiques) ont un gros passif d’intox, dû justement à des biais de réflexion similaires à ceux qui ont attaqué les décodeurs :)

Ce sont des gens qui ont parlé trop vite, sans vérifier les sources, et qui bien souvent en agissant comme auraient eu raison dans les faits. Le problème, c’est que ce genre de comportement conduit souvent à raconter n’importe quoi. En partie parce qu’on a la flemme de vérifier, en partie parce que ça va dans le sens de notre intuition biaisée par nos conflits d’intérêt.

Ca serait pas mal que sur les sujets traitant de l’écologie (nucléaire, énergies renouvelables, pesticides…) les journalistes se remettent en question et commencent à expliquer les problèmes dans toute leur complexité. C’est peut-être trop long pour le format article de quotidien…

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