Le e-commerce est mort, vive les boutiques physiques!

Le sujet de e-commerce a longtemps été le sujet principale du commerce et considéré comme le roi des outils de vente auprès des consommateurs. Avec un marché en 2014 de 56,8 milliards d’euros dans le secteur de l’habillement, chaussures et textiles de maison. Il est indéniable de prendre en considération cet outils de vente à distance dans le cadre d’une transformation des problématiques de logistiques.

Cependant, alors que la croissance du commerce électronique à été de + 11.24 % entre 2012 et 2013. Cette croissance ne s’élevait plus qu’à 10.9% en 2014.( JDN janvier 2015)
D’ailleurs, Xerfi-Precepta a étudié en 2013 les perspectives du e-commerce en France à l’horizon 2020.

Malgré une croissance importante du e-commerce ces dernières années nous sommes en présence d’un marché arrivé à maturité.

Lors de la publication de cette étude, Xerfi s’attendait déjà à d’importantes restructurations à l’instar du rachat du pure player rueducommerce par le Groupe Carrefour. Afin de diversifier son offre et offrir de nouveaux services et restructurer les couts notamment au niveau des achats.

Quel est le frein à la croissance du e-commerce ?
Des entrepreneurs comme Patrick Robin avec son entreprise Easy Life Premium souhaite contrer le géant pure player Amazon en France en fédérant les marchants autour d’une offre commune qui consiste à proposer les livraisons et les retours gratuits illimités, en échange d’un abonnement annuel.
Il est vrai que dans de nombreuses études, les acheteurs jugent le montant des frais de livraison excessif : 44% selon l’observatoire des attentes des e-consommateurs.(3)

Cela ne ressoudera cependant pas le problème lié à la livraison elle-même.

Pour y remédier le groupe la poste est entrain de développer une solution d’Expédition / Retour en boîte aux lettres. Il restera tout de même la contrainte de la boite aux lettres elle-même.

Afin de comprendre l’évolution qu’est entrain de vivre l’e-Commerce, il est important de mettre en relation le poids des ventes sur internet avec le commerce de détail en boutique physique.
Par exemple dans le secteur de l’habillement, chaussures et textiles de maison qui représente 5.4 milliards d’euros (1) de CA en 2014 sur le e-commerce avec une progression de 5.88% par rapport à l’année 2013. Mais représentant seulement 10% des ventes du secteur.

Les achats en magasins représentent toujours plus de 90% du chiffre d’affaires du commerce de détail.

Pour quelle raison, les achats sur internet ne représentent-ils pas une part plus importante de ce marché ?
Si nous prenions en considérations ses véritables besoins, couplé avec les différents outils et les évolutions du numérique, n’arriverions nous pas à proposer une solution qui correspond véritablement aux besoins des consommateurs ?
L’e-Commerce serait un simple outil de l’omnicanal, le magasin physique le lieu de prédilection des acheteurs une composante essentiel en réponse à ses besoins.
Il est primordial de mettre le client au centre du processus d’achat.
Plusieurs questions se posent : Quels outils les clients utilisent-ils pour réaliser leurs achats ? Et pourquoi ? Le cout de la livraison est-il véritablement un frein pour que le client ?
Avec plus de 600 000 boutiques physiques en France ces commerces sont-ils une force ? Une des réponses ?

Prochainement :
Le commerce de détail physique :
Le poids du mobile en forte croissance : 
Le Web to Store un levier de croissance :
 
source :
(1) Fevad avec Fédération Française de la Chaussure, FJP-NPD, GfK, IFM, Insee, Kantar Worldpanel, PhoCusWright/L’Echo touristique, Nielsen, UNIBAL-CREDOC |
(2)Fevad — INSEE |
(3)mars 2014 Ifop / Get it’lab ont réalisé une étude “Du clic à la possession : Observatoire des attentes des e-consommateurs”

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