« L’illusion est une foi démesurée. »

Honoré de Balzac


La foi est l’outil nécessaire à l’élévation, elle permet de goûter à l’insouciance et d’effleurer les cieux. Que l’on soit d’accord, je ne parle en aucun cas de foi religieuse ou ésotérique, mais de foi en soi-même, en ses capacités, en l’évolution que chacun exécute dans la danse de la vie, je parle d’estime de soi. Elle est l’élément qui transforme une personne en quelqu’un de meilleur, car il s’en sait capable, et rien n’est impossible. Croire en soi c’est donner plus que ne prendre, et cela permet de devenir un pilier pour les autres.

C’est comme une pièce dans un pile ou face, il y a deux facettes, car que serait-la foi sans la désillusion, sans le prix à payer, sans la paradoxalité de réussir dans l’échec. Quel que soit le monde dans lequel on vit, un fait indéniable le construit : la dualité. La dualité entre bien et mal, entre hommes et femmes, entre joie et peine, etc. Le fait est, lorsqu’on est convaincu, quand cela nous quitte, la désillusion peut nous faire sombrer dans des abysses aussi profonds que les hauteurs où la confiance en soi a révélé que l’on était capable d’atteindre.

Doit-on ne jamais croire en soi ? Accepter les choses comme elles sont pour ne rien craindre ? C’est surement le choix de certains, mais en aucun cas, le mien, le nôtre ! J’aime rêver, j’aime idéaliser, j’aime croire que je suis à même de faire ce que n’importe qui fait et a fait, tout autant que n’importe qui est capable de faire ce que je fais ou ai déjà fait. Je m’abandonne à croire que nous sommes des élèves dans une salle de classe à la recherche du savoir, à la recherche d’inspiration.

L’apprentissage, n’est ni un art, ni une science occulte ou un talent. Apprendre, c’est avant tout avoir des envies dont on laisse libre cours d’exister, des envies que l’on ne réprimande pas, c’est un choix de vie, un choix d’être. Comprendre, comme le disait Nelson Mandela, « Je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends ». Manger la poussière dans l’arène nous rend plus forts, être acculés dans les cordes, ou ne plus avoir d’air à force de retenir son souffle, c’est l’envers du décor, c’est l’adversité, c’est un enseignement. Qu’importe la difficulté, il faut y faire face, combattre jusqu’à en perdre haleine, et ne jamais s’avouer vaincu ou vainqueur.

Savoir se redresser, quand le poids à porter devient trop lourd pour une personne, relève de l’exploit, il faut savoir s’entourer, savoir qui peut soutenir une idée, un projet, le tout dans l’entraide et l’égalité, mais il faut se rappeler qui est le porteur du début. L’homme humble est souvent laissé-pour-compte, il devient un pansement, une habitude, et de ce fait, il perd la foi. L’humilité est un piège d’orgueil, car sans ambitions il n’y a pas d’évolution, et sans évolution il n’y a plus de rêves, sans rêves, aucune foi ne reste.

Oui, nous sommes des grands rêveurs, nous sommes à la recherche de la transcendance, à la recherche de la plénitude et d’accalmie dans les pensées. Le tourbillon qui nous anime, nous amène à sans cesse remettre en question ce qui nous entoure, l’environnement dans lequel nous évoluons, le cercle social qui nous permet réflexion, et donc, la foi en soi. De fil en aiguille, on sombre dans le manque de reconnaissance, la vanité, voir pour certains dans la misanthropie.

Je m’élève et je sombre, comme tant d’autres qui se croient capable de miracles, nous vivons soit dans les plus hautes cimes, soit dans les plus ténébreuses profondeurs. Nous l’acceptons, aucune compassion, aucune gloire, seulement des faits sur ce que nous vivons, et j’essaie d’en tirer profit en l’étudiant. Certains nous voient comme des personnes fortes, qui ne renoncent jamais et qui finiront par réussir ce qu’elles entreprennent, et à l’inverse d’autres nous voient comme ceux qui n’acceptent pas l’échec et dérivent dangereusement vers la dépression, la colère et la haine de tous.

Il n’en est rien, ni le bon versant ni le mauvais, la montagne reste à gravir, et quand bien même l’homme est monté planter son drapeau, il doit redescendre en amenant aux autres ce que le parcours, et sa foi, lui ont enseigné.


Merci de votre lecture,

Pierre.

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