Test : à quel niveau de stress êtes-vous ?
Je me remémore ce matin un cours de psychologie sur les stress de la vie. Une étude a été faite pour instaurer une sorte d’échelle de Richter (utilisée pour mesurer la force des tremblements de terre au travers de l’impact visible) des événements de vie.
Deux chercheurs américains, Holmes et Rabe, ont dressé il y a 30 ans une échelle du stress, l’échelle de Holmes et Rabe” où ils ont notée de 10 à 100 points l’impact potentiel de 42 situations de changements vécus ou subis. Sa valeur reste néanmoins statistique, car ce qui est valable à l’échelle d’un groupe ne l’est pas forcément sur le plan individuel.
Selon ces chercheurs, le risque de mort est atteint au-delà d’un seuil fixé à plus de 300 points par les cas qu’ils ont analysés et cela en cumulant plusieurs stress différents. Mais il peut avoir une incidence sur la santé (maux psychosomatiques) à partir de 11 points.

Le classement que tout un chacun peut remplir en fonction de sa situation est le suivant en reportant les points dans la colonne “votre situation” à chaque fois que vous êtes concerné par l’événement de vie (0 étant le stress minimal et 100 le stress maximal). Pour pallier des difficultés éventuelles de lecture, surtout sur mobile, j’ai recopié en PS en bas de post la liste.

Parcourez cette liste, relevez tous les facteurs de stress qui vous ont affecté au cours des douze derniers mois :
- si votre total est supérieur à 300, votre risque d’être malade (en cours ou déclaré) est de 90 % …
- si votre total est supérieur à 150, vous avec 50 % de risques d’avoir des problèmes de santé sauf si vous prenez les mesures nécessaires pour gérer efficacement votre stress (post : durée optimale de sport dans la semaine ?)
Car un autre phénomène nourrit l’état de stress, bien au-delà de la cause initiale (l’acte déclencheur dirait-on en droit : ). C’est ce que les psychiatres appellent les « distorsions cognitives », autrement dit le décalage permanent entre la réalité et ce qu’on en attend. C’est l’exemple classique de la panne d’ordinateur ou celui de l’embouteillage. Dans les deux cas, la première réaction se manifeste par de l’énervement (ça ne devrait pas arriver). Si l’attente se prolonge et que l’on ne parvient pas à admettre cette réalité, on entre alors dans un scénario catastrophique : « Je vais prendre du retard » ; « je vais louper mon rendez-vous » ; « le chef sera furieux » … qui amènent à une perception que la journée est perdue. Et qui rajoute ou amplifie le premier niveau de stress ou de réponse qu’à pu produire l’organisme.
Ce qui est intéressant avec cette échelle de mesure du stress, c’est qu’elle prend très bien en compte la valeur cumulative des facteurs qui s’additionnent les uns avec les autres. Ainsi chacun peut-il mettre un chiffre sur son état de malheur ou de mal être et relativiser sa situation. Les conséquences psychosomatiques sont multiples et vécues par tous les divorcés : de trouble du sommeil à suicide, en passant par fatigue, l’ulcère, la dépression, le burn-out, la paranoïa, le rejet de sa famille …
Le coût pour la société est colossal. Rien que pour 300 000 divorces en cours c’est environ 150 000 problèmes médicaux. Je suis sûr que quelqu’un a fait cette étude dans le monde, trop énorme. Tentons un chiffre : 1000 euros/problème ? 150 Meuros. Juste sur cette ligne là.

C’est un outil bien utile pour comprendre la souffrance d’autrui ou tout simplement la sienne à des moments clés de sa vie. Un chiffre peut être mis sur une situation bien plus complexe que ce que l’être humain que l’on souhaite aidé manifeste sous la forme d’un laconique : “je ne vais pas bien”. Sans qu’il n’ait plus d’autre énergie pour analyser et contrer la multiplicité des attaques ou problèmes qui l’entourent. Sans que cela soit visible par son entourage.
Tant professionnel que personnel d’ailleurs. Je rajoute que si cette grille est utilisée dans le temps, cela devient un baromètre, pas forcément précis mais très précieux pour objectiver une pression externe ou une anxiété interne que l’on peut éprouver à certains moments critiques de sa vie (cliquez ici pour voir à quel type d’intelligence fait appel ce travail interne).
Post-scriptum :
Evénements de la vie
Niveau de stress
Votre situation
Décès du conjoint
100
Divorce
73
Séparation du conjoint
65
Emprisonnement
63
Décès d’un membre de la famille proche
63
Blessure ou maladie
53
Mariage
50
Renvoi du travail
47
Réconciliation avec le conjoint
45
Retraite
45
Altération de la santé d’un membre de la famille
44
Grossesse
40
Problèmes sexuels
39
Arrivée d’un nouveau membre dans la famille
39
Réadaptation professionnelle
39
Changement de situation financière
38
Changement du nombre de querelles avec le conjoint
35
Emprunt logement important
32
Impossibilité de rembourser un emprunt
30
Changement des responsabilités professionnelles
29
Fils ou fille quittant la maison
29
Problèmes avec les beaux-parents
29
Réalisation personnelle extraordinaire
28
Conjoint cessant de travailler ou reprenant le travail
26
Début ou fin de scolarité
26
Changement des conditions de vie
25
Révision des habitudes personnelles
24
Problèmes avec le patron
23
Changement des horaires ou des conditions de travail
20
Changement de résidence
20
Changement d’école
20
Changement de loisirs
19
Changements dans les activités religieuses
19
Changements dans les activités sociales
18
Réalisation d’un petit emprunt
17
Changements dans les habitudes de sommeil
17
Changement du nombre de réunions de famille
16
Changement des habitudes alimentaires
15
Vacances Noël
13
Fêtes de Noël
12
Infraction mineure à la loi
11