Je ne suis ni surdouée, ni hyper-sensible, ni multi-potentielle.
Marion Swar
30723

J’ai découvert le concept de multipotentialité il n’y a pas si longtemps. Et en tant qu’écrivain franco-canadien globe trotteur je me suis reconnu dans la définition de ce terme. Je n’aime pas les étiquettes, pourtant, j’ai décidé d’adopter ce terme. Du moins dans le sens où je l’ai pris : qui fait tout plein de choses. L’erreur, et je te rejoins là dessus, est d’utiliser ce terme pour se différencier des autres. En réalité, il ne faut pas l’utiliser pour se différencier des autres, mais pour se trouver soit même, pour se définir. D’ailleurs, on ne devrait pas dire “je suis multipotentiel” mais “j’ai un degré de multipotentialité élevé”. Parce que comme toute chose qui défini un être humain, ce n’est pas tout ou rien. Ce n’est pas noir ou blanc. Nous avons tous une part de masculin et une part de féminin en nous. Nous avons tous une part d’empathie et une part d’égoïsme. Nous sommes tous multipotentiels à un certains niveau comme nous sommes tous un peu spécialiste aussi. 
J’aime avoir cela comme toute une série de “jauge” qui nous définisse, le curseur se promenant tout au long de l’échelle vers un côté ou vers l’autre avec le temps. 
Ce qui me plait dans le mot “multipotentiel” c’est que je ne le vois pas comme un comparatif. En revanche, je ne supporte pas “surdoué”. 
Bref, tout ça pour dire que comme toute chose, il y a du bon et du mauvais dans ce mot. Il a l’avantage de simplifier certaines explications, parfois. Il faut surtout faire attention à comment on l’emploie :)