Une marche sensible à la périphérie de Barcelone. #02 Vers la rivière Llobregat

Article paru sur le site internet des Lumières de la ville

(aricle 2/3)

Barcelone est bien connue pour ses Ramblas, ses pickpockets et son architecture dont l’iconique tour Agbar(1). Du point de vue des touristes, les montagnes environnantes restent méconnues, mis à part pour le parc d’attraction du Tibidabo qui est visible depuis la ville. Aucun n’a entendu parler des rivières Besòs et Llobregat qui sont pourtant les deux principaux cours d’eau de la métropole catalane. Ceci est du au développement historique(2) de la ville qui s’est à l’origine installée entre ces deux rivières puis s’est étendue vers ces barrières naturelles et même au delà au cours de l’ère industrielle.

Ainsi, en 2017, à moins de vivre dans la banlieue de la ville vous n’avez certainement pas eu l’opportunité de vous rendre dans trois lieux que nous allons visiter. Allons donc voir de plus près.

#02 Vers la rivière Llobregat

La rivière Llobregat est la principale rivière de l’aire métropolitaine, accueillant même l’aéroport ainsi que le port industriel dans son delta. La rivière est nichée dans sa plaine fertile qui constitue quasiment le Parc Agricole de Baix Llobregat(3) et couvre plus de 3 000 ha de terres cultivées. Elle est longée par des infrastructures autoroutières et ferroviaires.

Pour accéder à la rivière, nous prendrons le métro et descendrons à la station Cornella Centre. Le soleil couchant nous montre la voie. Nous suivons Ctra. D’Esplugues et continuerons sur Ctra. San Boi, le musée Agbar de les Aïgues reste à notre main droite. Agbar vous rappelle quelque chose n’est-ce pas ?

Après ça nous arrivons sur un rond-point sans trottoirs. C’est pourtant le chemin. Continuons, nous y sommes. De grands panneaux publicitaires, des parcelles cultivées et des montagnes au loin. Bienvenue dans la vallée de la rivière Llobregat !

Ensuite, prenons ce chemin sur la gauche. On ne sait pas très bien où il mène mais il a l’air sympa avec ses plantes sauvages et son sol nu. Une odeur de crottin de cheval et de petites parcelles cultivées, c’est bien ce qu’on recherche ! En marchant à travers cette zone d’agriculture urbaine, nous rencontrons des chats, des poules mais aussi des trains de banlieue qui passent également par ici.

Mais nous faisons fausse route ! Un agriculteur local nous indique que pour atteindre la rivière il faut ressortir, rejoindre le terrain de tennis, tourner à droite et prendre le pont. Sortir de cette zone d’agriculture enclavée nous fait soudain réaliser que les voitures sont bruyantes et que le vent se rafraîchit en cette fin de mois d’octobre. Après avoir marché le long du complexe sportif, la passerelle piétonne apparaît enfin.

Nous sommes maintenant surélevés, des milliers de voitures et de camions mais aussi de trains remplis de containers défilent sous nos pieds. Si vous oubliez le bruit, le paysage est pittoresque avec les montagnes en arrière-plan.

Continuons de marcher. C’est maintenant une vraie canopée qui s’épanouit sous la passerelle. La rivière coule entre d’immenses plantes pendant que des avions atterrissent non loin d’ici. En descendant du pont, nous arrivons sur une digue en terre. Nombreux sont ceux qui font du vélo ou courent le long de la rivière. Allons voir de plus près. La couleur de l’eau est marron. Les plantes sont légion. La menthe sauvage sent bon mais personnellement je n’oserai pas en manger.




Notes :

(1) Qui signifie “Aguas de Barcelona”, c’est à dire en français ; “Les eaux de Barcelone”.

(2) Voir des cartes interactives du développement historique de la ville ; [cartahistorica.muhba.cat] et [bigtimebcn.300000kms.net]

(3) Le parc constitue un remarquable site agricole périurbain sanctuarisé. voir ; [http://ecopol34.midiblogs.com/media/00/02/1306762568.pdf] et[http://parcs.diba.cat/documents/170508/170634/MapaLlobregatExtes.pdf]