Africain mal aimé. Plus jamais!


Un jour à Paris, au pont saint Michel, mon ami Mohamed Chraïbi m’a ramené le roman intitulé « Au-delà de l’impossible » qui m’a particulièrement touché.

Il s’agit d’une expérience atypique d’un jeune africain. A l’âge de treize ans, Michael David, de son vrai prénom Abdoulaziz, expérimenta la réalité de passage en plein désert aride du Sahara nord africain. Il a traversé le désert du Sahara en Algérie, les forets sombres de Guinée Conakry, du Liberia et du Maroc. Sans ses parents, sans sandales, ni manteau, ni sac de provisions nécessaires pouvant l’aider à triompher les aléas de cette mésaventure, le ventre creux, sans titre ni grade particulier, outré dans sa dignité par des loups humains. Et pourtant, rêvant de piloter un jour un avion.

A travers les lignes de ce récit, je me disais que cette histoire n’est pas vraie, que ce jeune africain n’est pas un homme pour avoir vécu cette vie. En le rencontrant, je voyais dans ses yeux une tristesse mélangée au courage. Je le remercie aujourd’hui de m’avoir permis à mener une réflexion en faveur de l’humanité. Je sais aujourd’hui comment ces enfants sont malheureux, et comment ils ressentent leur vie piétinée, tel un miroir sur lequel auraient marché des impies.

C’est dans les larmes de leurs yeux solitaires et désespérés qu’il a créé l’Association Volontariste d’Aides aux Enfants en Situation Difficile pour l’Espoir de l’Humanité (AVESIDEH), avec pour but de garantir un meilleur avenir aux enfants et à la jeunesse montante dans l’action du développement personnel et de l’éducation.

Il est vrai que beaucoup de personnes rejettent les fautes sur les dirigeants de leurs pays à cause de la situation générale qui ne fait qu’empirer- ils ont raison ; mais est-ce que quelqu’un s’est posé la question : « Qu’est ce que moi en tant que personne physique dotée d’une conscience, je peux faire pour mon pays au lieu de toujours recevoir, quémander ? »

Son histoire a refaçonné le regard que je portais envers mes confrères africains. D’ailleurs, j’oublie que je suis également africaine, et que mon cœur bats aux rythmes africains.

Safaa KSAANI.

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