Łeba - Hel - Gdynia - Gdansk - Gdynia

Petit déjeuner buffet avec des polonais : pain noir, beurre, charcuterie, tomates, thé au citron.

Au programme de la journée : enfin voir les fameuses dunes de Łeba, puis longer la mer jusqu’à Hel (une péninsule d’une vingtaine de kilomètre qui fait face à Gdansk), et là bas prendre un bâteau pour Gdynia, où Asia, une amie d’Ina, peut me loger. 120km seulement, plutôt pas mal pour rattraper l’étape d’hier.

Départ 09h pour aller vers les dunes. Pour y accéder, il faut d’abord faire de un peu de route. On arrive dans un village, puis on doit payer un droit d’entrée (pas vraiment très obligatoire en fait). Ensuite, plus de voiture autorisées, mais les touristes peuvent se faire conduire par une voiturette électrique, ou louer des vélos. Parfait, je peux donc continuer avec mon vélo. Rapidement, la route entre dans la forêt. Puis le goudron disparait pour laisser place à de la terre. Toujours des pins, mais pas de sable.

Après une quinzaine de minutes, fin de la forêt en vue. Du sable aussi, ainsi que des racks à vélo. Je décroche donc les sacoches, j’attache le vélo, je change de chaussures pour enfiler les sandales, et je m’élance à l’assaut des dunes.

C’est bien plus grand que ce que j’imaginais. Il faut grimper une bonne vingtaine de mètres pour arriver sur une plaine de sable.
En haut, quelques collines de sables dépassent encore plus haut.

Quelques centaines de mètre plus loin, je redescends vers la mer ! Comme il fait chaud, j’en profite pour mettre les pieds dans l’eau (pas si froide que ça…). Après une bonne heure au soleil, il est temps de repartir.

Retour à Łeba vers 11h. 120km, ca devrait faire un peu moins de 6h de route. Le bateau à Hel est à 18h30. Avec 1h de pause pour manger, ca devrait passer tout juste. Je reprends la grande route qui va vers l’est.

En passant, je vois ce qui doit être l’attraction préférée des petits polonais : un parc à dinosaures. Il y en a tout le long de la côte. De ce que j’en avais vu jusque là, on voit des dinosaures peints sur des panneaux en bois. Celui de Łeba à l’air un peu plus sophistiqué… Si quelqu’un à une explication pour cette passion polonaise, je suis preneur ☺

Au bout d’une heure, revoilà une zone de travaux. 6 minutes d’attente. Il fait 30°C. 30 minutes plus tard, je trouve un magasin en bord de route. Je prends un soda et une barre chocolatée, et je m’installe sur une table sous un parasol. La dame qui s’occupe de la boutique me rejoint avec une revue, puis commence à me parler. Elle veut savoir de quel pays je viens. On finit par se comprendre, mais je sors le téléphone avec le translator pour lui expliquer plus en détail. Elle me remplit mes bidons d’eau et me souhaite bonne chance (enfin j’imagine…).

Je continue ma route à travers la campagne polonaise. À l’entrée des villages, on trouve souvent des poteaux téléphoniques équipés de plateformes pour que les cigognes (bocian) puissent installer leur nid. La route commence à remonter vers le nord, donc vers la mer.

60e km : Après la course d’hier, le rythme est plus lent aujourd’hui. Je m’interroge sur la possibilité d’arriver à l’heure pour le bateau. C’est le moment, car je peux maintenant choisir de continuer vers le nord, vers la péninsule de Hel, ou vers l’est pour rejoindre directement Gdynia. Comme je ne me suis pas arrêter manger (le petit-déjeuner était vraiment très copieux), j’ai le temps. Pour la motivation, quelques messages échangés avec Ina et je suis convaincu de continuer ma route vers le nord. Les nuages arrivent.

70e km : j’arrive en bord de mer. Enfin ! Le retour des villages vacances polonais (glaces, gaufres, …). J’ai normalement 5km à faire avant d’arriver sur la péninsule. Donc 5km de zigzag au milieu des touristes. Mais cette fois ci, pour pimenter un peu la route, celle-ci est pavée. 3km de pavés. 100m, ce n’est déjà pas drôle. Au bout d’1km je commence à aller sur les trottoirs, à m’arrêter, à emprunter le moindre bout de goudron en sens opposé, juste pour éviter les secousses.

75e km : La fin des pavés. Enfin. Et le début de la péninsule. La température chute, les nuages se font plus menaçant. Au loin, il pleut. Le long de la péninsule, des tonnes de campings proposant tous les mêmes activités : planche à voile, kitesurf, …

Je continue ma route. La qualité de la piste cyclable se dégrade. Je prends donc la route. Quelques kilomètres plus loin, je croise une camionnette de police, qui me fait des grands signes pour me dire que la route n’est pas pour moi. J’ignore cet avertissement et je continue ma route, en me disant qu’ils ne feront pas demi-tour pour venir m’embêter. 2km plus loin, je m’arrête pour prendre une barre de céréales et boire au bord de la mer. À peine arrêté, la camionnette de police arrive. Bon donc il faudra que je continue sur la piste cyclable… Je suis arrivé à la moitié de la péninsule. Quelques gouttes commencent à tomber. Je remonte donc sur le vélo avec la stratégie qui jusque là marchait le mieux : aller le plus vite possible pour éviter au maximum les intempéries. Sur mon chemin je croise beaucoup de cyclistes qui s’arrêtent pour s’équiper contre la pluie. 5 minutes plus tard et 2km plus loin, l’averse est terminée.

La péninsule s’élargit à partir de maintenant. J’entre dans un village. Puis un autre. Puis de la forêt. Puis un autre village. Puis de la forêt. Puis soudainement, un panneau Hel apparait. Mais mon GPS m’indique encore 5km de forêt. C’est le moment d’accélérer pour ensuite profiter un peu du bord de mer !

118e km : I’m in Hel ! Maintenant il faut que je trouve le quai du bateau, que je trouve un moyen d’acheter un billet, en espérant qu’il ne soit pas plein. Le bord de mer déborde de touristes, mais ca reste très agréable. Le soleil est de retour, il y a de l’air. Et je trouve l’endroit pour acheter le ticket vraiment rapidement. Maintenant que je suis sûr de pouvoir rentrer, je cherche un endroit pour me poser en bord de mer pour déguster une glace bien méritée.

18h15 : il est l’heure de monter sur le bateau. Comme il faut prendre un ticket pour le vélo je m’imagine un bateau rempli de vélos. Mais non, le mien sera le seul à voyager. Et au final on se demande bien pourquoi il faut payer un supplément pour le vélo, vu qu’il est juste posé contre un mur. Le voyage est agréable, je somnole au soleil. Et après 30 minutes, j’aperçois Gdynia.

19h15 : débarquement. Je cherche mon chemin quelques minutes, et 10 minutes plus tard j’arrive chez Asia. Elle me prépare à manger pendant que je me douche, puis me propose d’aller boire une bière en bord de mer. Coucher assez tôt car elle bosse le lendemain.

09h00 : Lever en douceur. Asia est déjà partie. Je fais ma lessive. Puis vers 10h, je me lance à la recherche d’une station de lavage (le sable et les intempéries ont bien sali le vélo). J’en trouve une… avec un emplacement vélo. Puis vers 11h je reprends le vélo en direction de décathlon, pour faire le ravitaillement en barres de céréales.

12h30 : vous l’avez deviné, il fait faim. C’est ma première journée dans une grande ville polonaise, donc l’occasion de goûter à la cuisine locale. Je trouve une pierogarnia (restaurant de pierogi, les raviolis locaux). Je prends ceux au choux & lardons (avec une bonne dose de crème). Puis en dessert, crème et sauce fruits rouges. C’est bon mais bien trop lourd. Ca serait meilleur (plus léger) avec de la Chantilly (bita śmietana).

Après-midi : visite de Gdansk (en me perdant plusieurs fois, le problème c’est que le GPS n’indique pas les zones à visiter…). Donc je passe plusieurs fois devant les grues des chantiers navals (Solidarność ca vous parle ?) avant de trouver les attractions touristiques (vieille ville, églises, bord de rivière, allez-y, c’est sympa comme ville, même si y’a trop de monde).

Vers 18h00, je commence à me dire que si j’attends pour manger, le temps de rentrer il sera assez tard et que je ne suis pas sûr d’avoir mes lumières sur moi. Je me décide pour une glace car je n’ai pas très faim. Puis je reprends la route (19h00) pour traverser trójmiasto (triville, l’ensemble de villes formé par Gdansk, Sopot (station balnéaire) et Gdynia (port, industries)). Il y a quand même 30km de route (je ne m’en étais pas rendu compte le matin, à avoir décomposé le trajet).

Arrivée vers 20h30. J’essaye de préparer la suite du trajet. Il me reste 3 jours pour arriver à Iława, qui n’est qu’à 150km. On me dit de me rendre à Malbork, célèbre pour son château (80km de Gdansk). Sinon, je peux continuer jusqu’à Toruń, ville historique, mais au sud d’Iława. J’envoie quelques demandes pour un logement proche de Malbork, avant d’aller dormir.

Asia // bord de mer de Gdynia (bon en vrai c’est à Iława parce que j’avais oublié de faire la photo à Gdynia…)