Bielefeld Halle Leipzig

Notre ami indien étant stressé par son entretien , réveil en douceur (c’est à dire dans un bordel monstre) vers 6h00. Pas de problème, je me rendors aussi sec. Pour me refaire réveiller 10 minutes plus tard. Puis toutes les 10 minutes jusqu’à 7h00. Ensuite fin de la nuit jusqu’à… 8h00. Bon ça tombe bien, j’aimerai bien tricher et prendre le train jusqu’à Leipzig assez tôt pour faire reparer mon téléphone. J’ai déjà repéré une boutique là bas qui ferme à 18h. Donc normalement en partant vers 09h00 je devrais arriver un peu avant 14h.

Je file au petit déjeuner pour rejoindre mon pote finlandais. Il est pressé de pouvoir faire la démo de son broyeur de béton, pour s’enfuir de Bielefeld où il attend depuis 4 ou 5 jours l’arrivée de la machine.

Le temps de faire mes sacoches, il est 8h40. Arrivée à la gare à 9h00. Les renseignements de la gare me disent qu’un train part à 9h19, mais qu’il faut que je prenne mon billet sur une borne. Pas d’option pour un vélo à la borne. Je file au guichet. On m’explique qu’il n’est pas possible de réserver une place vélo le jour même, au mieux la veille. Donc je peux soit prendre que des trains locaux (6h30 de trajet), soit tenter ma chance à l’entrée du train (car ils ne sont pas capables de savoir si toutes les places sont prises ou pas). Je prend l’option rapide (4h de trajet seulement).

En arrivant devant le train, les panneaux ont été inversés et donc les vélos sont à l’arrière du train, pas à l’avant comme indiqué. Obligé de courir. Là on me dit de monter quand je demande si y’a des places pour le vélo. Parfait!

10 minutes plus tard, contrôle du billet. Pas de réservation. Ah. Hum. Ça sera plein à partir de Hanovre en fait (le contrôleur parle français, sinon jamais je n’aurais compris tout ça vu le niveau d’anglais du reste du personnel de la DB 😁). Bon donc faut que je descende à Hanovre, et la bas je peux soit attendre le prochain train pas complet, soit prendre les trains locaux.

Je descends donc. Et je me dis que j’ai déjà gagné un peu de temps sur le trajet Bielefeld Hanovre (1h avec l’intercité au lieu de 2 avec les locaux), et que si j’arrive à prendre un local dans l’heure, ça sera plus fiable que d’attendre le prochain intercité, qui sera peut-être plein.

Au guichet on m’importe donc un résumé du voyage qui m’attend :

  • Hanovre Goslar via un train Erix (une compagnie privée)
  • 7 minutes de changement
  • Goslar Halle-Trotha via un train HEX (filiale de veolia)
  • 30 minutes de changement
  • Halle-Trotha Leipzig

Ça a presque l’air facile. Heureusement le premier train arrive avec 2 minutes de retard, donc premier changement à faire en courant.

Dans le second, le personnel qui ne parle qu’allemand essaye de m’expliquer un truc à propos d’un bus. Aucune idée de quoi on me parlait. Le train arrive avec 20 minutes de retard. Pas grave, ça laisse 10 minutes pour faire le changement. Les 3/4 des gens descendent du train et sortent de la gare. On se retrouve à 4 ou 5 sur le quai. Je valide que c’est bien le bon quai. Personne ne sait vraiment. On attend. Après 20 minutes et pas de nouvelles, je demande à d’autres. Pas plus d’infos. La gare est fermée depuis de nombreuses années.

Finalement un train arrive. Mais il va à Halle centre. A priori il faut attendre celui vers Leipzig. Après 30 minutes, je commence à regarder le trajet sur mon GPS : Leipzig n’est qu’à 50km. Je me prépare doucement à faire le trajet à vélo. Un train arrive. Mais ne s’arrête pas en gare. Je pars donc a vélo. Il est 15h30.

Je passe en mode triathlon (= j’appuie sur les pédales sans réfléchir, pas besoin de s’economiser, il n’y à que 50km) avec comme objectif d’arriver avant 17h00 à la boutique téléphone. Je sors de Halle avec la sensation que c’est plus grand que ce que j’imaginais. Direction sud-est via des routes perpendiculaires : quand je vais vers l’est, pas de problème de vent, mais plein sud, ça souffle ! J’avance bien, mais quand même la partie en ville m’a fait perdre une dizaine de minutes. Si c’est pareil à Leipzig, ça va être dur…

Évidemment, c’est pareil en arrivant à Leipzig. J’arrive à 17h20 devant la boutique. Je montre mon téléphone. Le gars regarde : il a un écran de rechange de disponible. Il peut me faire ça dans l’heure \o/

Je vais me prendre une glace pas loin, puis je reviens me poser dans la boutique. On m’explique que je ne peux pas payer par carte. Donc je file chercher un distributeur. Il parle anglais. Sauf pour les messages d’erreur. Impossible de comprendre pourquoi il refuse ma carte. Je demande de l’aide à un allemand qui m’explique que la machine dit que la carte est illisible. Je regarde ma carte. Lui aussi. Puis on comprend qu’en fait il faut la mettre à l’envers (puce vers le bas). Les cartes c’est pas facile la bas…

De retour à la boutique, le gars terminé le remontage de min téléphone. Je paye et je teste le nouvel écran : ça marche.

Envoi d’un message à mon hôte du soir et me revoilà à vélo pour les 3 derniers kilomètres.

Sur place, je retrouve Simon, ancien collègue s’il y a 8 ans… que j’avais vu pour la dernière fois en venant lui rendre visite à Leipzig 5 ans auparavant (en étant sans emploi déjà à cette époque la…)

Simon me dit qu’une soupe de tomates maison m’attend dans son château. Et en effet, son corridor d’entrée fait 2 fois la taille de mon appart parisien. Et dans la cuisine qui fait la taille de mon appart (le rêve…) une soupe! Miam!

Ensuite petite soirée posée, glace à la vanille fait maison, bières allemandes et blabla.


Bref, j’ai triché 😀

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