La coopétition est la collaboration entre entreprises concurrentes. C’est une nouvelle forme de concurrence, plus agile et subtile : l’objectif n’est plus l’élimination des concurrents mais la participation à un jeu d’anticipation sur les futures innovations à venir.

Les plateformes de collaboration compétitives s’imposeront par le fait qu’elles constitueront un avantage disruptif pour celles qui y participent par rapport à celles qui en sont exclues. D’un point de vue systémique, la coopétition est l’expression d’une intelligence économique globale qui permet une innovation plus rapide grâce à l’échange de bons procédés. C’est donc une excellence chose pour le tissu économique d’un pays.

Les conditions économiques difficiles que traverse la France peuvent générer une période de destruction créative où les entreprises cherchent à réinventer leurs modèles de coûts fixes ; cela permet aux plateformes technologiques ayant investi dans des procédés de coopétition de proposer de nouvelles mutualisations de process, que ce soit RH, R&D, contrôle de qualité, mais aussi des plateformes mutuelles d’échanges de titres.

Historiquement de nombreux cas de coopétition dyadique (entre deux entreprises) ont fonctionné : un exemple est la coopétition entre Samsung et Sony en 2011 pour produire la 7ème génération des écrans LCD, qui n’auraient pas pu être créés en un temps acceptable de façon isolée. Ce type de coopétition est possible sans support technologique spécifique, car les acteurs négocient les apports mutuels en amont sans avoir à dévoiler leurs forces et faiblesses.

La technologie permet de résoudre les blocages des négociations lors de la mise en place de projets de coopétition, qui sont principalement de l’ordre de la confidentialité des process internes.

Une technologie qui s’impose d’elle-même comme plateforme de négociation entre acteurs indépendants est la blockchain. En effet, la blockchain garantit qu’aucun tiers de confiance ne sera en 
mesure de capter seul la valeur du réseau ; d’autre part elle permet, à travers les “smart contracts”, d’établir des conditions d’échange sécurisés et inviolables.

Le Forum du 8 décembre prochain permettra d’explorer les propositions des entreprises qui croient en ce nouveau type de compétition, encore au stade du balbutiement. Deux des principaux acteurs des technologies permettant la coopétition en “DLT” (Distributed Layer Technology), IBM et Microsoft, viendront présenter leurs offres et seront confrontés à des “challengers” qui animeront des discussions tout au long du forum. De plus, les premiers cas naissants de plateforme de coopétition seront présentés ; enfin on abordera aussi les sujets de la confidentialité des données, des problématiques plus stratégiques sur les modèles de coopétition qui fonctionnent, la question centrale de la confiance, les démarches d‘open innovation et de co-création liées à la blockchain et la façon de décliner des groupements d’intérêts économiques sur la blockchain.

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