Les différences culturelles entre la France et la Valley

Les deux premiers jours de l’accélérateur ont été beaucoup orientés sur les différences culturelles entre les américains et les français et les règles à respecter pour construire des relations avec les résidants de San Francisco.

Times matter !

Première règle que l’on nous rabâche tous les jours. Il faut être à l’heure !

Apparement un grand nombre d‘entrepreneurs français sont en retard (~60%), le fameux quart d’heure français. Ici c’est très mal vu. A partir de 3–4 minutes de retard il faut absolument prévenir que l’on aura un peu de retard, à partir de 10minutes il est conseillé de demander si on peut re planifier un meeting. “Time is money”…Au delà de 15 minutes il y a de grandes chances que vous ne soyez pas reçu, plus jamais reçu en fait. C’est pour eux un manque absolu de respect et même du dédain (ton business n’est pas important je peux me permettre d’être en retard).

En fait tout doit être calibré, les call sont typiquement de 15 min, les meetings de 30 minutes etc... Et 30 minutes, pas 32! Apparement, de toute façon les américains quittent la réunion au bout du temps imparti ! Pas de place pour le blabla, le smalltalk comme on dit ici. Encore une fois “Time is money”.

De la même façon un e-mail sans réponse au bout de 24h sera mal perçu. Un email trop long qui n’a pas de but précis aussi.

Bref, dans la valley les gens sont super occupés. Il faut donc aller vite et bien !

It’s all about business

Deuxième point, ici tout le monde est là pour faire du business, pas pour se faire des amitiés. Donc pas de blabla. Ici tout est business: une rencontre dans un taxi, un afterwork, une conférence etc…

Tout est prétexte pour faire du réseau, augmenter ses chances de réussir. Seulement 0.5% des startups lèvent des fonds, donc les gens mettent toutes les chances de leur côté.

Karma !

Oui, le karma ! La Valley est toute petite, tout le monde se connaît ou connait quelqu’un qui vous connaît. Du coup on trouve de l’aide super facilement auprès d’un interlocuteur, il a eu la même chose quand il est arrivé du coup il renvoie l’ascenseur.

Et ça marche dans les deux sens, il est de bon ton de donner quelque chose, ou au moins de proposer: “How can i help you?”

Make it fun !

C’est une caractéristique que j’aime beaucoup, les américains veulent du fun. Et ils ne feront pas de business avec quelqu’un qui n’aime pas ce qu’il fait, qui n’est pas passionné par le sujet qu’il veut résoudre avec son projet.

Finalement, comme vous pouvez le voir, les différences avec la façon de faire du business en France sont nombreuses (et la liste n’est pas exhaustive!). Mais en connaissant les règles l’adaptation est beaucoup plus simple pour nous !

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