Tester sa startup aux USA

Quand on commence à sérieusement évaluer les pistes pour monter une startup aux USA on est tiraillé entre deux idées contradictoires:

American Dream !

Quand on parle autour de nous de notre projet bien souvent on fait face aux poncifs classique sur les US:

  • La création d’entreprise est super facile !
  • Le marché est énorme !
  • Et de toute façon c’est LE pays de entrepreneuriat (surtout dans la Valley), alors allez-y FONCEZ !

Sauf que…

On ne connait pas le marché, si on met de côté les a priori — positifs ou négatifs d’ailleurs — c’est un marché complexe et qui est difficile d’appréhender depuis l’Europe.

Et on est pas vraiment tout seuls à avoir eu l’idée de se lancer là bas. Surtout à San Francisco, surtout pour aller monter une startup dans la Silicon Valley.

Se faire accompagner pour se lancer:

Fort de ce constat nous avons choisi d’être prudent, de tester avant de partir pour de bon. Un peu comme un développeur qui teste son code avant de le lancer en production.

Pour ça nous avons identifié plusieurs solutions:

Les accélérateurs:

Ce sont des structures spécialisée dans l’accueil et le “bootstraping” d’entreprises, le Y combinator est le plus connu. La durée est fixe: souvent 3 mois pendant lesquels le projet est mis à rude épreuve. Au bout de ces 3 mois la session se termine par un “demo day” où les entrepreneurs présentent leur projet devant un panel d’investisseurs.

C’est un format intéressant pour les early-stage. Vous venez avec une idée, vous ressortez avec un prototype qui à été éprouvé par 3 mois de remise en questions. C’est aussi un super moyen de faire du réseau, de se confronter à la réalité du terrain et de rencontrer des investisseurs.

A noter que la plupart des accélérateurs demandent des parts de votre entreprise (entre 5 et 10%) en échange de la prestation.

Les business center:

Ces structures offrent une palette très large de service, de l’étude de marché à la comptabilité. Ils offrent aussi de la location de bureau et de la domiciliation d’entreprises. Cela permet de piocher suivant les besoins dans les services proposés sans avoir de canvas imposé. Par contre ce format met plus de responsabilité sur les entrepreneurs, ici personne ne vous guide, il n’y a pas de date de fin, c’est à vous de savoir quand se lancer.

Les hybrides:

L’offre est vraiment pléthorique à San Francisco, du coup forcément certains ont choisi de se démarquer en offrant une prestation qui regroupe un peu des deux prestations ci dessus.

Ici pas de date de fin, pas de démo mais votre admission commence avec une période relativement courte d’accélération, de l’ordre de quelques semaines, puis ils offrent un espace de travail et de collaboration avec d’autres entrepreneurs et de mentoring sur demande pendant plusieurs mois.

Une solution hybride qui peut convenir à des projets peut être plus avancé, ou la construction d’un prototype n’est pas forcément utile par exemple.

So what ?

Le choix n’est pas encore fait de notre côté. En fait de nombreuses solutions peuvent convenir à notre projet.

Reste à sélectionner les candidats potentiels qui pourraient coller à la fois en terme d’offre et de planning et à monter les dossiers d’admission.

Onward !