La mer, une vraie pourvoyeuse d’emploi

Entre création et évolution, le monde du travail et de la formation s’adapte aux nouveaux horizons qu’offre la mer.

Quand on évoque les métiers liés à la mer, on pense d’emblée aux pêcheurs, aux mytiliculteurs, aux conchyliculteurs… Or, elle génère d’autres emplois. Ce sera notamment le cas avec le futur parc éolien offshore en Baie de Saint-Brieuc. “On estime qu’il y aura 2 000 emplois mobilisés sur le projet, dont 140 qui devraient être créés à Saint-Quay-Portrieux pour la maintenance du parc”, déclare Raphaël Dufeu, chargé d’affaires projet de territoire et recherche et développement chez Ailes Marines. Afin de fabriquer les nacelles, les mâts et les pales des éoliennes, l’entreprise Adwen prévoit de construire des usines au Havre.

D’après l’entreprise, ces ouvertures devraient permettre de créer environ 750 postes.

Pour le reste, il ne s’agira pas forcément de créations d’emploi, mais de nouveaux marchés pour des entreprises déjà existantes.

Dès que nous avons remporté l’appel d’offres, le conseil régional a mis en place un groupe de travail sur les besoins de la filière des énergies marines renouvelables (EMR), explique Raphaël Dufeu. Il s’avère que peu de compétences nouvelles sont nécessaires, mais qu’il faut parfois les faire évoluer, les ‘maritimiser’. Pour cela, les établissements et les entreprises sont tout à fait à l’écoute et partants.

La mer ouvre aussi des perspectives à certaines professions. Le département Sciences et Génie des Matériaux (SGM) de l’IUT de Saint-Brieuc a ouvert, voici quelques années, une licence professionnelle Plastiques et Composites. “Ces matériaux, particulièrement légers, sont très utilisés pour fabriquer des bateaux de plaisance ou de compétition, constate Loïc Jégou, directeur du département SGM. Cela ouvre de nombreux débouchés pour nos étudiants…”

Des “produits” de la mer, aujourd’hui peu exploités, peuvent enfin avoir de nouvelles utilités. “Nous avons déposé un brevet pour la fabrication de pots de fleurs à base d’algues vertes, confie Loïc Jégou. Notre plate-forme ID Composite a aussi essayé de transformer ces mêmes algues en isolant…”.“ Des recherches sont également menées afin de trouver une utilisation aux coquilles Saint-Jacques vides”, continue Gaëlle Penault, chargée de mission gestion intégrée de la zone côtière au Pays de Saint-Brieuc. D’autres perspectives de développement économique et de compétences sont à présager.

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