Comment 30 stagiaires inventent une nouvelle façon de travailler avec plus de sens et d’impact

Rémi, Dina, Henri, Umang, Adrien, Hadrien et Mickael, quelques uns des premiers stagiaires à expérimenter le concept de travail partagé entre entreprises et associations.

Depuis plus de six mois, pas à pas, Rémi, Coralie, Juliette, Adrien, Umang, Henri et plus d’une vingtaine de jeunes expérimentent un concept innovant : des stages partagés entre entreprise et association.

Dans la plupart des cas, ils travaillent chaque semaine 4 jours en entreprise et 1 jour en association.

Ces stages sont un moyen de répondre à leur demande d’engagement et de défis.

Plus qu’une double expérience avec deux fois plus de rencontres et d’apprentissages, ces stages sont pour eux un moyen de faire bouger les lignes et de dessiner une nouvelle façon de travailler.

Après un et demi de travail, je suis convaincu que cette bonne idée devenue réalité à petite échelle gagnerait énormément à se démocratiser pour un grand nombre de stagiaires et d’employés.

Je vous vois venir et m’interroger : “Si c’est une bonne idée pourquoi n’a-t-elle pas été mise en place plus tôt?”

Je vais tenter de vous expliquer en 4 minutes en quoi le concept de travail partagé et engagé est un triple-win. Plus qu’une démonstration ce texte est une invitation à inventer le travail de demain à nos côtés.

Partons des stagiaires.

Aujourd’hui, “les jeunes”, dont je fais partie, souhaitent plus qu’un travail.

Nous souhaitons contribuer à quelque chose de plus grand. Le numérique et la culture start-up ont modifié notre rapport au temps et à l’effet de nos actions. Nous exigeons de comprendre et voir l’effet de nos actions.

Aux analyses de génération zappeuse j’oppose l’idée de génération engagée.

L’étude menée par le BCG et La Conférence des Grandes écoles confirme cette tendance de façon impressionnante. La grande majorité des plus de 3000 étudiants sondés trouvent primordial que leur futur travail soit « en phase avec leurs valeurs » (75 %). Quand on les interroge sur les sources de fierté dans leur futur travail ils indiquent à 97% que ce sera le fait d’avoir été utile pour la société. Un vrai message d’optimisme.

En chiffre SSF cela se traduit par plus de 2000 candidatures pour la trentaine de stages que nous avons proposés.

Pour découvrir ce que ça donne en chair et en os je vous invite à partager une semaine aux côtés de Juliette. Son sourire vous fera comprendre pourquoi les jeunes se projettent dans l’expérience SSF.

L’excellente nouvelle c’est que le caractère primordial du sens et le besoin de se sentir utile dans le travail dépasse la simple aspiration générationnelle. Une preuve : Cette envie d’engagement est profondément vécue par les équipes qui accueillent les stagiaires. De nombreux salariés nous en ont fait part :

“Quand est ce que vous pouvez décliner le concept pour nous?”

Côté association

Pour La Croix Rouge, Emmaüs Défi, Les Compagnons Bâtisseurs ou MakeSense, le concept de stage partagé répond à de nombreux enjeux.

Umang organise une rencontre entre ses deux équipes chez @Makesensetwitts

Pour n’en citer que deux un stagiaire SSF c’est :

  • Un moyen concret d’avancer sur des sujets importants
  • Une façon innovante de renforcer leurs liens avec des entreprises.

Pourquoi les entreprises s’y mettent?

Pour les entreprises, les stages partagés constituent un superbe outil d’attractivité et un moyen de faire grandir des profils de jeunes pro-actifs, curieux et autonomes.

C’est notamment pour cette raison que L’Occitane, SCOR, Leroy Merlin, Carrefour ou Accenture participent à notre initiative.

A l’heure de la disruption numérique, les entreprises doivent s’adapter à plusieurs enjeux:

  • Une modification de la structuration du travail - la preuve avec les phénomènes de freelancisation massive comme Foodora ou Uber
  • Une obsolescence accrue des compétences
  • Une possibilité de disparition rapide de leurs activités.

Nos stages hybrides constituent un laboratoire du travail de demain, une façon de s’ouvrir à son éco-système et un accélérateur d’innovations croisées au service de la société.

Une opportunité unique se présente à nous

Plus que des privilégiés, nous sommes convaincus qu’Hadrien, Solène, Dina et Elise sont les pionniers du travail de demain, hybride et engagé, utile pour la société.

Chez SSF nous sommes convaincu que chacun a besoin de prendre une part active aux projets d’intérêt général.

Chez SSF, nous sommes également convaincus que notre société a besoin d’une meilleure coopération entre organisations à l’échelon local.

Les belles histoires permises par nos stages sont la preuve que le décloisonnement est créateur de richesses.

Aujourd’hui, grâce à Adrien et Rémi les soupes de l’ANDES sont distribuées dans les frigos connectés de Les 2 Vâches et Alizée mobilise le réseau de La Société Générale pour augmenter les dons collectés par l’Agence du Don en nature.

Il existe une véritable aspiration individuelle qui transcende la question générationnelle.
Les stages partagés entre entreprises et associations constituent notre premier pas.

On nous prédit qu’avec la robotisation et l’intelligence artificielle entre ¼ et ¾ des emplois vont disparaître. Et si on en profitait pour inventer le travail de demain? Dès aujourd’hui?

Félix de Monts
Initiateur et co-fondateur de Stagiaires Sans Frontières

Si vous voulez contribuer à notre aventure en rejoignant l’équipe SSF n’hésitez pas à m’écrire à [email protected] ou @FelixdeMonts
De même si vous souhaitez devenir une entreprise, une administration ou une association pionnière.
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