Tout quitter du jour au lendemain : mauvaise idée !

Si vous faites partie de ceux qui ne se reconnaissent plus dans leur job, peut-être avez-vous déjà pensé à claquer la porte de votre bureau sans vous retourner ? Et puis, un petit quelque chose vous a retenu. La peur sans doute. Et vous savez quoi ? C’est tant mieux, car tout quitter du jour au lendemain, c’est la pire idée que vous puissiez avoir.


Chez Switch Collective, même si on aime les trajectoires non linéaires et les parcours atypiques, on reste convaincus que tout quitter sans se retourner n’est pas une bonne idée. Selon nous, réussir le grand saut, c’est réussir une suite de petits pas ! On vous explique pourquoi c’est primordial et surtout, comment on fait.

PARTIR UN JOUR, SANS RETOUR.

Pour nous aussi, débarquer en réunion déguisé en poussin en chantant « au revoir, au revoir Président » a parfois été une envie forte et quasi irrépressible. Oui, mais voilà, on n’a pas encore gagné au Loto, et vous non plus.

Et quoi qu’il en soit, le changement, ça se prépare. Alors avant de partir un jour, comme ça, sans retour, il y a quelques étapes par lesquelles il faut passer. On a souvent l’impression que toutes ces personnes qui ont quitté leur CDI pour se lancer dans un projet l’on fait comme ça, du jour au lendemain, sans réfléchir, eh bien non !

C’est toujours un cheminement parfois long et compliqué, pour s’interroger sur ses envies, ses besoins, son quoi, son pourquoi, son comment.

Avec le Switch, c’est un peu pareil et c’est ce sur quoi on travaille dans le programme Fais le Bilan Calmement. Sur toutes ces petites étapes par lesquelles on passe pour construire solidement et efficacement son projet avant de se lancer tête baissée.

Car les réussites façons contes de fées que l’on met le plus souvent en avant ne sont pas forcément la norme.

LES PLUS BELLES SUCCESS STORIES

Bien sûr, quand on entend parler des “plus belles” success stories des “plus grands” entrepreneurs, on a tendance à penser qu’ils se sont lancés du jour au lendemain et que le succès était là, tout près, à les attendre. Pourtant, quand on creuse un peu, on se rend vite compte que les plus belles histoires sont souvent celles qui ont pris du temps, qui se sont fait lentement mais de manière stable.

Regardons de plus près :

· Bill Gates : avant de devenir multimilliardaire, il lui en a fallu du temps. 6 ans plus précisément avant qu’il ne signe son premier contrat avec IBM.

· Steve Jobs : 8 ans avant de lancer le premier Macintosh. Et même une fois lancé, son parcours est resté semé d’embûches et il a dû rebondir à maintes reprises.

· Larry Page et Sergey Brin : même si on aime se dire qu’ils ont créé Google dans leur garage, leur fameux moteur de recherche est devenu le plus utilisé au monde après pas moins de 8 ans.

Bref, autant d’exemples de réussites qui nous montrent que le succès, ça se travaille et que tout n’arrive pas uniquement par hasard.

Malcolm Gladwell, journaliste au New Yorker, écrivain et auteur de Tous Winners, comprendre les logiques du succès (en anglais Outliers, the story of success) a travaillé avec Anders Ericsson, un psychologue suédois, sur le principe des « 10 000 hours rule ». Selon lui, il faut à n’importe qui 10 000 heures de travail, lectures, pratique pour maitriser un sujet parfaitement.

Alors avant de se lancer à corps perdu dans un projet, peut-être vaut-il mieux se préparer et envisager que le chemin pourra être long.

FAIRE LE GRAND SAUT

Souvent, quand on n’est pas satisfait de notre vie, on a tendance à penser que seul un changement radical peut nous sortir de là. Mais imaginez un peu, sauter du plongeoir de 10 mètres. Si vous ne l’avez jamais fait, mieux vaudrait faire un léger détour par celui de 3 mètres, puis pourquoi pas par celui de 5, avant de passer à l’étape du grand saut. Echauffement, entrainement, à vous de voir mais selon nous, ça évite les blessures.

Pourquoi c’est important ? Tout simplement parce que notre cerveau n’est pas câblé pour faire face à de trop gros changements et qu’il n’aime pas tellement qu’on lui fasse faire le grand saut comme ça, sans prévenir. Il a besoin de temps pour s’adapter à une nouvelle situation.

Dans son livre « one small steps can change your life », le Docteur Maurer nous explique que le changement va toucher une zone du cerveau en particulier : celle de la peur. Et le risque, c’est que celle-ci nous paralyse complètement et que l’on abandonne avant même d’avoir commencé quoi que ce soit. Ceci repose sur le Kaizen, une méthode japonaise qui repose sur le fait de découper les tâches en petites actions pour éviter de s’affoler devant l’ampleur de la tâche.

Car plus le pas est petit, plus le mécanisme de peur est faible, voire réduit à néant.

PETIT À PETIT, L’OISEAU FAIT SON NID

L’un des 6 trucs pour bien switcher est selon nous d’essayer et surtout… de se tromper ! C’est aussi la raison pour laquelle dans notre parcours Fais le Bilan Calmement, on met en place différentes choses qui permettent d’y aller petit à petit, comme un oiseau qui fait son nid.

#1. LE POURQUOI, QUOI, COMMENT : c’est une sorte de boussole de vie qui permet de répondre à des questions simples mais très efficaces pour définir ce que vous voulez vraiment. Ces 3 questions, vous aideront à définir votre pourquoi (votre mission, votre cause et votre objectif) votre quoi (vos aptitudes et vos super-pouvoirs) et votre comment (votre équipement, votre costume ou votre rythme de vie).

#2. LA PHASE D’EXPLORATION : cette étape de Fais le Bilan est dédiée à l’expérimentation de tout un tas d’activités. Il s’agit là de tester et d’expérimenter tout ce que vous aviez toujours eu envie de faire mais que nous n’osiez pas faire, sans que la raison soit vraiment claire. Le but est aussi de s’assurer que vos envies profondes sont bien en phase avec ce que vous êtes aujourd’hui. Et aussi, pourquoi pas, de vous tromper pour mieux rebondir !

#3. LE 30 DAYS CHALLENGE : il ne suffit que de 30 jours pour faire de n’importe quelle activité un ancrage profond et surtout, une habitude dont vous ne pourrez plus vous passer.

La force des habitudes, c’est qu’elles rendent toujours les choses plus faciles et plus simples. Chez Switch, le 30 Days Challenge fait partie du bilan et permet même de le finir en beauté.

#4. LA BONNE DÉFINITION DE SES OBJECTIFS : d’un point de vue cognitif, il est beaucoup plus difficile de s’attaquer à des tâches grandes et abstraites qu’à des petites tâches concrètes, simples et gratifiantes. Bien définir ses objectifs, c’est donc faire en sorte qu’ils soient toujours atteignables, concrets et évaluables et bien sûr, qu’ils aient une échéance de temps.

Ce n’est pas pour rien si Aristote écrivait :

L’excellence est un art que l’on n’atteint que par l’exercice constant. Nous sommes ce que nous faisons de manière répétée. L’excellence n’est donc pas une action mais une habitude.

On pense souvent que pour faire quelque chose de grand il faut commencer grand. Qui n’a jamais entendu « qu’il faut viser la lune pour atteindre les étoiles ». Certes, l’idée n’est pas de revoir ses objectifs à la baisse mais plutôt de bien intégrer les caps à passer et les marches à gravir pour y parvenir.

Évidemment, c’est moins glamour et moins vendeur pour un bon pitch de film Hollywoodien mais ça vous assure un switch serein et réussi. Alors avant de vous lancer, pensez-y. Adopter une stratégie lente et régulière, stable, sera sans aucun doute plus efficace et surtout, plus durable.

Et vous, par quel petit pas devez-vous commencer avant de pouvoir partir un jour, pour toujours, sans retour ?


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