GS THAILAND 2016 : Voyage de Reco

Première Partie

1er Jour, arrivée à Bangkok

A peine la mise en container des motos et véhicules d’assistance du GS GRINGO faite au Havre, nous voici arrivés à Bangkok pour le voyage de reconnaissance du GS THAILAND 2016.

Un bijou de petit voyage exotique sur 2 semaines que nous allons inspecter et valider pour vous.

Ce premier jour, c’est l’arrivée à l’aéroport et transfert vers notre point de départ du circuit GS THAILANDE.

Mais je profite de la journée pour tester en ville la F800GS et visiter l’Enduro Park officiel de BMW Thailande. Un circuit d’à peine 2 hectares en ville, c’est un peu court pour un espace de liberté.

Pour ce GS THAILANDE organisé par T3 ASIA, nous disposerons de 6 motos F800GS et de 6 motos R1200GS, pour permettre aux solos toutes tailles et aux duos de participer en tout confort pour profiter d’un voyage axé sur le plaisir de piloter, sur les découvertes aventure, humaine, culturelle et paysages.

Notre guide sera Prasit APHIPHUNYA, motard GS Thailandais , membre officiel de T3 et en charge de nos activités T3 ASIA. Il vient récemment de vivre un Bangkok — Paris pour venir nous voir avec sa F800GS par la route (17.000 km en 10 semaines) et pour passer et obtenir son brevet de TOUR GUIDE BMW MOTORRAD officiel.

Nous parcourons ensemble la mégalopole Thai vers l’Ouest, véritable havre de paix et de végétation luxuriante, pour récupérer un peu du décalage horaire, entamer notre séjour de dégustation culinaire et pour se préparer à la belle aventure.

Demain on attaque les premiers beaux paysages, villages et virages de notre périple !


Jour 2 : La joie des câlins sauvages

Pour cette première journée de route nous roulons progressivement vers des routes de plus en plus campagnardes puis montagnardes.

Première étape du voyage

“ Un endroit vraiment étonnant et relaxant où l’on goute à diverses spécialités locales, au fil de l’eau.”

Une première pause au marché flottant de DAMNERSATUAK nous fait découvrir un univers où les commerçants, même assis en tailleur, sont au dessus de vous, dans leur échoppe en bord de canaux, où vous naviguez sur des pirogues basses.

Un endroit vraiment étonnant et relaxant où l’on goute à diverses spécialités locales, au fil de l’eau. Et puis il y a ces moteurs fabuleux plongeant leur long cardan dans l’eau pour y faire vrombir leur hélice, qui rend cet endroit vraiment souriant pour toutes et tous.

Nouvelle virée moto pour atteindre Kanchanaburi et son poignant cimetière militaire où plus de 15.000 prisonniers de guerre des Japonais (principalement des Australiens et Hollandais) ont péri dans la construction d’une voie ferrée stratégique pour l’objectif de conquête des Japonais entre Birmanie et Royaume de Siam de l’époque.

Cimetière militaire de Kanchanaburi

C’est à travers la visite de ce lieu de fantômes alignés que l’on comprend mieux ensuite, quelques kilomètres plus tard, la bataille du Pont de la Rivière Kwai, que l’on visite aujourd’hui de façon paisible.

Prasit vérifie chaque boulon pour notre prochain passage

Après notre buffet copieux et délicieux, nous chevauchons nos F800GS vers le temple de Wat Pa Luang Ta Bua qui est aussi un sanctuaire depuis 1994 d’animaux sauvages dont de nombreux tigres. Et là, les amis, j’ai étoffé ma collection de “câlins sauvages“ avec un animal que je n’avais pas pu encore approché. Une peau épaisse, un ronronnement de tracteur, une tête grosse comme une barrique et des griffes rassurantes comme le discours d’un député en campagne. J’ai caressé un Tigre ! Et même plusieurs !…

Encore une fois, le bonheur du motard n’est pas forcément sur sa moto, mais aussi parfois dans ces endroits magiques où sa moto le mène.

En fin d’après midi, en clôture d’une journée déjà riche, nous nous installons dans de confortables tentes d’un écolodge en bord de rivière.

Tandis que la faune locale jacasse, je rêvasse à cette relation tactile courte mais forte avec cet animal de légende.


Au fond, je ne suis qu’un gosse qui cherche à vieillir sans devenir adulte…

Jour 3 : la piste des bambous

Deuxième étape du voyage

Encore une belle journée de routes sinueuses dans des paysages forestiers et montagneux de l’Ouest Thaïlandais.

En guise de hors d’oeuvre à cette belle étape nous découvrons un camp d’une quarantaine d’Eléphants que l’on voit évoluer dans un univers de force douce, de regards perçants et confiants et de contrastes de comportements : les jeunes éléphanteaux sont plein d’énergie, toujours prêts à jouer et à faire des conneries, tandis que les adultes trainent leur masse et leurs charges paisiblement le long d’un itinéraire familier et quotidien. Cet animal reste définitivement mon préféré.

“La moto c’est pas toujours très facile à conduire mais il y a des véhicules qui sont encore plus compliqués en hors-piste […]mais ça secoue les vertèbres!”

Puis Prasit me fait découvrir plusieurs options de piste dont une superbe que je retiens pour notre circuit, sur 40 km à travers une forêt de bambous à travers le Parc National de Khuean Srinagarindra.

Le long de cette belle piste sinueuse, verte et vallonnée nous découvrons de nombreuses cascades dont celle de Huay Maekhamin.

La piste est accessible aux débutants et aux duos, mais il faut rester vigilant et garder un œil sur la route, tandis que l’autre scan ces beaux paysages façon Caméléon.

Cette belle étape de routes peu fréquentées par les touristes nous mène au bord du lac Vajiralongkom à la cité exotique de Sanghkla Buri.

Sur ma F800GS je suis désormais en mode Thai, en profitant de tous les parfums, senteurs, variations de température et même en chantant sous une grosse ondée.

Aucun problème de se faire tremper ici car une fois sortis de dessous le nuage, on sèche en 10 minutes. Un vrai bonheur !


Jour 4: Un capitaine de rafiot bidon

On entame une journée, une fois encore, riche en pilotage, dépaysement, rencontres et aventures avec quelques clichés de Buddhas qui sont omniprésents dans cette culture locale, avant de reprendre une belle piste de retour vers l’Erawan National Park. Des cascades à gogo, des bouis-bouis un peu partout, des pauses bananes-barbecue, et des sourires humains qui nous accueillent tout au long de notre chemin que nous parcourons tranquillement au gré des virages.

Mêmes les toutous sauvages semblent sourire à notre approche, à la recherche d’un câlin qui n’est pas trop de coutume locale ici. On ne câline pas ce qu’on va manger.

Mêmes les toutous sauvages semblent sourire à notre approche, à la recherche d’un câlin qui n’est pas trop de coutume locale ici. On ne câline pas ce qu’on va manger.

La première piste est extra, avec des gymkana inter-nids-de-poules, des petites flaques pour barboter, des sifflements d’insectes pour nous encourager et une végétation toujours aussi verte pour nous élever l’âme.

Après 3 heures de route et de piste, on aborde les berges du grand lac Vagiralongkom, que l’on va traverser sur une barge locale.


“ Prasit passe un coup de fil au capitaine Taik, qui est de l’autre coté : “ok j’arrive, je serai là dans 40 minutes“..”


Le lac est aussi grand que notre appétit, donc nous profitons de ce délai pour dévorer un met local et jouer avec un mainate peu farouche, avide d’apprendre toute sortes de nouveautés.

Je lui propose le jingle de la célèbre pub Dim, la Marseillaise, Casimir… enfin bref, que des débilités coloniales.

Puis Taik arrive sur son vieux rafiot bleu. Nous embarquons ainsi qu’un superbe Land Rover Serie 2. Le truc flottant fait demi tour et repart vers l’Est pour 40 minutes.

Rapidement le capitaine Taif retrouve sa position préférée, en tailleur sur son siège de Tracteur suspendu, un pied sur la barre, les lunettes de soleil sur le nez pour cacher sa somnolence…

Et c’est vrai qu’il roupille le bougre ! Ca rassure… Son rafiot “catamaran sans voile“ est fabriqué avec des bidons pour les flotteurs, deux dortoirs planches sur les côtés et des tôles soudées entre elles pour constituer un truc qui ressemble à un bateau. Très efficace pour s’allonger et profiter de la traversée tranquille pour méditer sur la vie… Le bloc moteur boite vient d’un vieux camion recyclé et ronronne à merveille.

Une fois débarqués, on reprend une nouvelle superbe piste facile et ondulante vers le nord pour rechercher les axes principaux. Mais avant de rejoindre la nationale à 80 km de la fin de l’étape du jour, Nakkon Sawan, on se farci 100 km de route de montagne où nos angles se succèdent en pif paf sans quasi aucune pause verticale intermédiaire… Une banale journée de motard voyageur en somme..

Deuxième partie du voyage

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Troisième partie et fin de reco :

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Eric Massiet du Biest / T3 Aventure

Pour plus d’informations sur le voyage :
http://www.thailande.t3.fr/

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