Après le burn-out et le bore-out, voici le brown-out

Cette nouvelle pathologie touche le salarié laminé par l’absurdité quotidienne des tâches à accomplir.

Reconnaissons au moins ce mérite au monde du travail : il produit des pathologies professionnelles sans cesse renouvelées, résultant du caractère protéiforme des tortures qui sont infligées au salarié. Cousin éloigné de l’antique bûcher, le burn-out, cette « consumation » par excès d’investissement, est désormais entré dans le langage courant. Le mail professionnel reçu à 1 heure du matin — et auquel on se sent obligé de répondre — participe de cette dynamique crématoire qui finira par transformer l’employé trop zélé en petit tas de cendres fumantes.