Présentation et objectifs.

J’ai un peu plus de 30 ans et je suis marié depuis 2008 à une ravissante équatorienne avec laquelle nous avons eu trois magnifiques garçons. Je crois en Jésus-Christ comme mon Seigneur et mon Sauveur depuis mon adolescence. Je crois qu’Il est Le Fils de Dieu et qu’en-dehors de Lui, il n’y a pas de salut possible (Actes 4:12). De manière logique, je crois aussi que la Bible est La Parole de Dieu, infaillible et sans erreur (2 Tim. 3:16).

Que signifie être chrétien?
Aujourd’hui, la plupart des gens ne savent plus ce que veut dire être chrétien. La Bible dit: «Si tu confesses de ta bouche Le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu L’a ressuscité des morts, tu seras sauvé» (Rom. 10:9). Depuis ma conversion, j’ai entendu beaucoup de personnes se revendiquer chrétiennes, sans toutefois croire la vérité énoncée au verset ci-dessus. De fait, pour eux, être chrétien procède davantage d’une tradition culturelle ou familiale que de la foi. Ces chrétiens nominaux ne prient jamais, ne lisent jamais la Bible et ne vont à l’Église que pour assister à un mariage ou un décès et non pas pour y recevoir une instruction biblique et y partager un moment précieux avec des frères et sœurs en Christ. Pour reprendre un texte de l’apôtre Paul, ils sont étrangers à la vie de Dieu (Éphésiens 4:18).

Jésus disait à Nicodème: «Il faut que vous naissiez de nouveau» (Jean 3:7). Chuck Cohen décrit ainsi la nouvelle naissance:

Il est aussi très explicite dans le Nouveau Testament que pour comprendre réellement qui est Yeshoua, il faut en recevoir la révélation par Le Saint-Esprit…. L’expérience de la nouvelle naissance comporte habituellement les éléments suivants: Le Père nous attire à Yeshoua; nous recevons la révélation — la semence de foi — que Yeshoua est le chemin, la vérité et la vie (Jean 14:6); Le Saint-Esprit redonne vie à nos esprits morts et commence à nous convaincre de péché; Dieu nous donne un esprit de repentance et nous pardonne gratuitement. [1]

En résumé, si vous n’êtes pas nés-de-nouveau, vous ne pouvez entrer dans Le Royaume de Dieu (Jean 3:5).

Le christianisme est attaqué!
Cette réalité extraordinaire — le pardon des péchés en Jésus-Christ — conduit le chrétien à prendre au sérieux le mandat de Christ: «Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit» (Matthieu 28:19). Mais dans notre Europe déchristianisée jusqu’à l’os, l’évangélisation est devenue plus difficile. Qu’il s’agisse des journaux, de la télévision ou de la radio, notre société ne manque pas une occasion de tourner la Bible en ridicule. Et beaucoup de chrétiens évangéliques ont été tentés de penser qu’il n’existait qu’un moyen d’amener des âmes à se tourner vers Christ, à savoir de montrer au monde qu’être chrétien c’est «fun»! John MacArthur résume cette situation ainsi:

Il est malheureusement un fait notoire que beaucoup sont peu enclins à se battre pour la vérité, même si cela devait se faire parmi d’autres chrétiens, donc sans réelle menace pour leur vie. La plus grave conséquence qu’ils auraient à souffrir serait éventuellement une blessure des sentiments ou de l’âme. Dans nos églises, beaucoup semblent penser que le monde attend des chrétiens de s’occuper à des jeux au lieu de conduire une bataille. A ceux qui fréquentent nos églises, il ne viendrait pas à l’idée de se battre pour la vraie doctrine. Les chrétiens de notre temps sont décidés à tout mettre en oeuvre pour se faire aimer du monde — et bien entendu cela doit s’accompagner de quelques amusements et plaisirs. Ils sont tellement obsédés par l’envie de donner aux non-croyants une image “cool” de l’Église qu’ils ne souffrent pas d’être importunés par la question de savoir si telle ou telle doctrine est saine ou non. [2]

L’apôtre Paul nous avertit: «Que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les principes élémentaires du monde, et non sur Christ» (Col. 2:8). Je suis particulièrement reconnaissant envers mon Seigneur Jésus-Christ de m’avoir conduit dans la vérité toutes ces années. Il m’a démontré que Sa Parole est éprouvée (Ps. 18:31), qu’elle soutient l’examen détaillé. Comme l’écrit l’apologète chrétien Norman Geisler, «le temps et les recherches continuelles n’ont cessé d’apporter la preuve que La Parole de Dieu est mieux informée que ses critiques» [3]. L’apprentissage rapide de l’anglais m’a également ouvert le champ vers une vaste littérature apologétique. Il s’agit là aussi d’une grâce de Dieu (Jacques 1:17). Mais qu’est-ce que l’apologétique?

Défendre la foi chrétienne
Pierre dit ceci: «N’ayez d’eux aucune crainte, et ne soyez pas troublés; mais sanctifiez dans vos cœurs Christ Le Seigneur, étant toujours prêts à vous défendre avec douceur et respect, devant quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous» (1 Pierre 3:14–15). Dans sa Bible d’étude, John MacArthur explique:

Le terme français “apologétique” vient du mot grec traduit ici par “vous défendre”…. Le croyant doit comprendre ce qu’il croit et savoir pourquoi il est chrétien, et pouvoir ensuite exprimer ses croyances avec humilité, réflexion et sagesse en se basant sur la Bible. [4]

L’apologétique est une discipline de la théologie chrétienne qui a «pour fonction de montrer aux incroyants la vérité de la foi chrétienne, de confirmer cette foi pour les croyants» [5]. Bien entendu, les facultés de théologie étatisées n’enseignent pas l’apologétique. Et la raison est simple: ses enseignants sont rarement des chrétiens convaincus. Malgré un court séjour comme auditeur à la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Lausanne, je crois que mon constat est totalement justifié. Peut-on imaginer les apôtres encourager leurs auditeurs à cultiver systématiquement le doute quant à la fiabilité des Écritures et en même temps s’attendre à ce qu’ils répondent à cela par la foi en Jésus-Christ?

Les gourous de la critique radicale appellent cela de la théologie scientifique et j’appelle cela une approche de la Bible basée sur des présupposés anti-surnaturalistes. Une forme d’érudition de gauche. C’est une situation que l’on retrouve dans la controverse création/évolution, où l’on étiquette arbitrairement le premier de relever de la religion, tandis que l’autre se voit attribuer le titre de science. Il n’est pourtant pas difficile de réaliser que ce qui nous est présenté comme AOS (appellation d’origine scientifique) n’est bien souvent que AOI (appellation d’origine idéologique).

Le chercheur qui préjuge de l’inexistence de Dieu aboutira inévitablement à des résultats différents de celui qui la prend en compte. Bien entendu, les présupposés sont presque inévitables lorsqu’il s’agit d’interroger le passé. Cependant, on ne peut que questionner l’objectivité du système éducatif laïc (une autre invention du politiquement correct pour ne pas dire athée, à l’instar du terme antisioniste pour ne pas dire antisémite) quand seule l’accusation a voix au chapitre. La Bible dit: «Le premier qui parle dans sa cause paraît juste; vient sa partie adverse, et on l’examine» (Prov. 18:17). Les absents ont toujours torts, c’est bien connu!

Pour toutes ces raisons, j’ai décidé de prendre la parole et de présenter des analyses et des commentaires de l’actualité dans une perspective judéo-chrétienne, c’est-à-dire confirmant le contenu même de sa foi et réfutant ses contradicteurs (Tite 1:9). Pour quelle raison devrait-on prendre au sérieux les analyses et les commentaires d’un individu n’ayant joui que d’une formation en logistique et ne possédant aucun titre universitaire? Aucune, vous êtes totalement libres d’ignorer mes propos et de brandir cela pour les décrédibiliser. Mais j’ose espérer qu’à cette solution de facilité, vous préférerez celle plus contraignante de la vérification des sources que j’indiquerai afin de les confronter avec celles dont vous disposez.

Cela étant dit, je profite de l’occasion pour informer le lecteur de mon projet d’écriture d’un livre. Le sujet fait écho à la récente polémique entourant l’enseignement du créationnisme au sein de plusieurs écoles privées évangéliques en Suisse romande et notamment à mon débat sur la chaîne La Télé avec le député vert et homosexuel Martial de Montmollin.

L’ouvrage — qui est en cours actuellement — vise à exposer les arguments utilisés par les évolutionnistes de la sphère académique romande pour justifier l’évolution et discréditer la création. Une réfutation systématique leur sera opposée. Pour cela, j’ai pris comme cas d’étude l’ouvrage collectif Et Dieu créa Darwin: Théorie de l’évolution et créationnisme en Suisse aujourd’hui (Genève: Editions Labor et Fides, 2011), qui regroupe 18 spécialistes, tous inféodés à la métaphysique darwinienne. Si j’estime que ce dernier ferait sourire n’importe quel créationniste informé, je l’ai cependant choisi parce qu’il me semblait parfaitement refléter ce que pense l’élite romande. Il m’apparaît aussi que la nonchalance avec laquelle la littérature créationniste est analysée dans ce livre mérite punition. De ma part, il faudra donc s’attendre à un style d’écriture qui ne fera pas de prisonniers. Le lecteur sera informé ici de la progression du manuscrit.

Une question de vie ou de mort
Paul dit ceci: «Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ» (2 Cor. 10:4–5). Il y a une question d’éternité dans la balance et le but de ma présence ici est donc de renverser les raisonnements des incroyants dans l’espoir qu’ils se tournent vers Le Seigneur Jésus pour leur salut. Mes commentaires, si l’on considère l’animosité actuelle envers quiconque ose prétendre que la Bible constitue la référence la plus élevée que nous puissions consulter concernant le passé, le présent et l’avenir de ce monde, seront — certes — politiquement incorrects, mais bibliquement corrects.

Je pense qu’il est faux d’approcher les incroyants comme s’il s’agissait de clients qu’il faut séduire par des paroles marketing. Aimer son prochain, c’est lui dire la vérité. Toute la vérité. Et l’amour ne peut faire l’économie de la vérité. Par ailleurs, l’amour de la vérité est une condition incontournable pour être sauvé (2 Thess. 2:9–10). Et celui qui aime la vérité vient à Jésus, car Il est le chemin, la vérité, et la vie (Jean 14:6). Mon souhait est également que Dieu puisse utiliser son serviteur pour encourager les chrétiens à persévérer dans la foi. Enfin, le lecteur est bienvenu au stand des Chrétiens Unis Pour Israël auquel je participe en tant qu’animateur bénévole depuis une dizaine d’années en plein centre-ville de Lausanne, à raison d’un samedi sur deux, l’après-midi.

Soli Deo gloria.


[1] Chuck et Karen COHEN, Les Racines de notre Foi (Montmeyran: Emeth Editions, 2003), pp. 190, 196.

[2] John MacARTHUR, «Le combat pour la vérité», Appel de Minuit, octobre 2010, pp. 5–6.

[3] Norman GEISLER, Baker Encyclopedia of Christian Apologetics (Grand Rapids: Baker Books, 1998), p. 52; cité dans: Josh McDOWELL, Le verdict: complément d’enquête (Nîmes: Editions Vida, 2007), p. 418.

[4] La Sainte Bible avec commentaires de John MacArthur (Société Biblique de Genève, 2006), p. 1977.

[5] William L. CRAIG, Foi raisonnable. Vérité chrétienne et apologétique (Villefranche d’Albigeois: Editions La Lumière, 2012), p. 25.

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