Rapport de stage — Kiffandco — 01

La première semaine

Mes premiers pas dans ce nouveau monde ont été particulièrement compliqué. Malgré le fait que je m’y attendais, il a fallu un temps d’adaptation assez important avant de pouvoir travailler un minimum correctement.

Kévin, mon maître de stage, m’a parfaitement accueilli le premier jour, me confirmant le premier bon contact que j’avais eu avec lui lors de l’entretient. Je travaille donc chez Kiffandco, une petit entreprise dirigée par Kévin qui travaille seul à Namur.

Lors du premier jour, Kévin a pris pas mal de temps à m’expliquer et mettre en place sur mon pc le workflow qu’il utilise et je dois dire que ça été compliqué. Outre le fait que je n’ai jamais utilisé ni bootstrap, ni git, ni pensé mon code pour être utilisé comme module dans wordpress j’ai vraiment du reprendre tout à zéro dans ma façon de coder. En effet, ma méthode de travail habituelle que j’utilise pour les travaux de l’école s’est trouvé être totalement inadapté pour les projets sur lesquels j’allais travailler.

Le premier projet

Pour mon premier projet, et comme je l’avais précisé lors de l’entretient, je travaillerai principalement sur la partie front-end. Kévin m’a donc envoyé les layouts, m’a expliqué sa méthode de travail, une petite explication sur l’utilisation de bootstrap et c’était parti. Outre le fait d’utiliser des nouveaux outils le fait de travailler dans une architecture de projet beaucoup plus complexe que d’habitude m’a vraiment fait perdre beaucoup de temps au début.

Les premiers jours j’ai donc exclusivement passé mon temps sur ce projet, et j’ai plutôt été déçu de l’allure à laquelle j’avançais. Mine de rien, ça m’a pris quasiment une semaine complète pour produire une page complète, ce qui me change drastiquement de mon débit de production habituel. Malgré tout, Kévin m’a très bien soutenu et répondu autant que possible à mes questions relatives à toutes ces nouvelles choses que je devais appréhender.

Au niveau du JS/Jquery, j’ai découvert qu’on utilisait plutôt régulièrement des modules déjà fait plutôt que de recréer quelque chose de nouveau. J’ai quand même pu créer un slider simple, ainsi qu’un slider plutôt sympa pour le début du site. Par contre, c’était la première fois que je devais faire un slider responsive et franchement, c’est la galère. Il faut vraiment penser les choses différemment quand on doit faire quelque chose de responsive, qui soit utilisable en module, utiliser bootstrap etc.

Au niveau des animations, j’ai de la chance d’être très libre. Vu que c’est quelque chose que j’aime vraiment, je peux vraiment faire ce que je veux du moment que ça reste cohérent avec le restant du site.

Print une page html

En fin de semaine Kévin m’a fait changé de projet, j’ai donc découvert qu’il fallait pouvoir switcher de projet sur lequel je travaille rapidement et mettre des priorités sur les tâches à accomplir. Ce nouveau projet, qui au départ m’a pas mal plus s’est retrouvé être assez pénible sur la fin. En effet, un client demandait d’intégrer dans une page html un bon de commande (il était imprimé) et de respecter un template particulier pour qu’il puisse être compris par autre chose (j’imagine). Jusque la, mise à part que le template était vraiment bizarre, ne correspondant pas toujours aux éléments que je devais intégrer, c’était quand même agréable de travailler sur autre chose.

Après avoir cherché comment faire un format A4 dans un document HTML, régler (la plupart) des problèmes relatifs aux différents navigateurs pour imprimer un document (car oui il y a beaucoup de différence) Kévin m’a expliqué qu’il fallait que les éléments de mon document html imprimé se retrouve exactement au même endroit que sur le document original. C’est la que la partie pas vraiment fun a commencé. J’ai donc du, modifier la place des éléments sur mon document html, l’imprimer, et superposer les deux feuilles pour vérifier que tous les éléments se situaient au même endroit. À ce moment j’ai découvert que faire des modifications en pixel sur un écran pour obtenir un résultat voulu au centimètre près sur une feuille, et bien c’est compliqué.

Malgré tout, d’après Kévin j’étais quand même pas trop en retard par rapport au temps qu’il avait estimé pour ce travail, ce qui m’a quand même fait plaisir.

L’organisation

Au niveau de l’organisation, j’arrive à 9h et part à priori à 17h. Cependant, j’ai pu découvrir la liberté au niveau des horaires d’un indépendant. Une ou deux fois, Kévin devait partir plutôt et j’ai pu testé la flexibilité des horaires.

Pour le temps de midi, vu qu’on est deux, souvent on part chercher à deux un sandwichs, on prend le temps de manger et puis on recommence directement. C’est vraiment au feeling, y a pas vraiment de règles sur le temps de midi, on mange quand on a envie et on reprend directement après.

La deuxième semaine

Le quotidien

Pour débuter la deuxième semaine, j’ai continué à travailler sur le premier site sur lequel je travaillais déjà la première semaine, mais de manière plus efficace. Avec le temps qui passe, je commençais à m’habituer au workflow et à la manière de coder qui m’était imposée. De fait, quand je devais repasser sur des anciennes pages je me rendais compte que certains modules n’était pas bien pensés ni bien codés.

MindMarket, se faire des contacts

Le mardi, après une matinée de travail Kévin m’a emmené au MindMarket de Namur. C’est donc un endroit pour les “jeunes” entrepreneurs de montrer au public ce qu’ils proposent, de se confronter aux investisseurs, et vendre leur concept. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre quand Kévin m’en a parlé mais finalement ça a vraiment été une expérience incroyable.

L’endroit était donc composé de stands tenus par les entrepreneurs, et donc on pouvait aller voir chacun de ses stands en demandant des explications sur leur produit, leur service.

J’ai eu l’occasion de discuter avec tout un tas de personnes différentes, des étudiants, des personnes presque à la retraire, des gens qui ont déjà lancé leur produit, d’autres qui sont encore au prototyping etc.

Dans les projets qui m’ont le plus marqué, il y avait ce groupe d’étudiants qui avaient créé un miroir connecté, qui affichait plein d’informations sur l’écran en plus de pouvoir se voir dedans, évidement. Ça m’a directement fait penser au projet qu’il y avait eu en Ilab l’année passée, et ça m’a fait réalisé une fois de plus que malgré qu’on soit dans le cadre scolaire, nos idées peuvent vraiment prendre vie et devenir quelque chose.

Chaque groupe avait l’occasion lors d’une séance de 10 minutes (il me semble) de faire un petit topo sur leur projet et ainsi convaincre le public présent du sérieux ainsi que la viabilité de leur produit. J’ai assisté uniquement à la présentation de ce groupe et je dois dire que j’ai été particulièrement surpris.

Premièrement, leurs slides n’étaient pas particulièrement réussies, ils n’étaient pas très aisées pour parler devant un public malgré qu’on était assez peu nombreux (une vingtaine de personnes) et la direction de leur présentation. En effet, les arguments mis en avant pour répondre aux questions qui demandaient ce qu’ils les différencient de la concurrence, c’était la personnalisation des informations à afficher sur le miroir. Cependant, à aucun moment de la présentation on a pu voir une interface, ou des explications sur comment on allait pouvoir opérer des personnalisations, ce qui est dommage.

Après leur présentation, Kévin et moi sommes allés leur parler, Kévin étant nouveau dans le monde de Linkcube il cherchait des groupes qu’il pouvait coacher et moi j’avais quelques questions par rapport à leur projet.

Malgré les points soulevés, j’ai trouvé leur projet vraiment intéressant d’autant plus que ça faisait plaisir de voir des étudiants qui se lançaient dans le monde impitoyable des nouvelles entreprises.

J’ai eu également l’occasion de discuter avec une personne qui proposé comme produit des bornes à destination du retail. Ses bornes sont donc placés dans les espaces de vente et servent de catalogue pour les produits du magasin, ce qui permet d’afficher les produits qui ne sont pas en stock et de les acheter quand même. Son argument principal était de dire que si un client venait dans un magasin et ne voyait pas le produit qu’il cherche, il rentre chez lui et le commande ailleurs que dans le magasin, ce qui fait perdre une vente. Du coup, avec l’idée de finaliser la vente même des produits qui ne sont pas en stock dans le magasin, l’enseigne gardait quand même la vente plutôt que d’envoyer le client chercher ailleurs son bonheur.

J’ai pu discuter un peu technique vis à vis de ces bornes, je lui ai expliqué que j’étais étudiant et que j’adorais justement faire des interactions via des bornes etc. À la fin, il m’a dit qu’il était intéressé par mon profil et m’a dit de l’appeler si je cherchais du travail à la fin de mes études. Plutôt fier, on peut dire que c’est le premier contact que j’ai réussi à me faire.

Kévin qui était venu à cet événement dans le but, de chercher un groupe à coacher dans le cadre de Linkcube ainsi que de se faire un peu connaître et proposer ses services a également pu accomplir ses objectifs.

En tout cas, cette expérience était vraiment incroyable et très enrichissante pour moi.

La fin de semaine

Le mercredi j’ai travaillé depuis chez moi, pour des raisons de santé. J’ai continué à travailler sur le premier projet et j’ai continué à développer les autres pages.

Pour les deux derniers jours, malheureusement pour des raisons de santé je n’étais pas capable de travailler mais j’espère bien me rattraper les semaines à venir en augmentant ma productivité ainsi que l’efficacité de mon travail.

Et au final ?

Pour conclure je dirais que je m’attendais un peu à tous les problèmes que j’ai énoncé mais qu’une fois sur place, c’était toujours déroutant de changer complètement sa manière de travail.

Malgré tout, ces deux premières semaines ont été extrêmement enrichissante et m’ont vraiment appris beaucoup.