Tao Critik
Sep 3, 2018 · 7 min read

Pilots 2018–2019

Voilà l’idée. On est le 3 septembre et c’est peut être le bon moment de repartir sur des reviews de pilots de séries façon old school. Article plus ou moins longs, plus ou moins courts selon l’inspiration du moment. Cet article a donc pour ambition d’évoluer…

God friended me (13/10/2018)

Je ne m’attendais pas aimer God friended me. Cela partait sur une idée de départ un peu grotesque, Dieu devenant ami sur Facebook avec notre héros. Et pourtant ça marche. Entre coups de pouce du destin et coïncidences, la série dégage une vraie sensation de bienveillance sympathique. Le mystère fil rouge sur l’identité de “Dieu” n’a finalement pas vraiment d’importance et la série s’inscrit bien dans l’air du temps. Une manière ludique de parler religion sans en parler et de passer un bon moment télé loin de l’actualité souvent sinistrée. God friended me pourrait devenir l’antidote dont CBS a besoin pour se renouveler.

All American (13/0/2018)

Quand une nouveauté sur The CW n’est pas un remake, il faut la savourer. Et pourtant, All American n’offre rien de nouveau en matière de teen show et surfe sur la vague des 15 dernières années en matière de contenu. Ce n’est pas mauvais, juste trop vu. Et le peu d’éléments neufs comme le parcours personnel du personnage principal n’est pas assez exploité. C’est un simple gadget pour lui donner un super pouvoir, euh pardon une personnalité. Niveau réalisation, c’est correct pour The CW, on a vu plus cheap. Les scènes de matchs sont par contre minimalistes et donnent davantage envie de revoir Friday night lights. All American donne aussi envie de retrouver The OC… et les autres séries dont on reconnait l’inspiration. Voilà le problème. Reste à savoir si le public jeune passera par là.

Murphy Brown (30/09/2018)

Un an après le retour de Roseanne, la libérale Murphy Brown tente son come back mais accuse le choc des années. Blagues vieillottes téléphonés, hystérie politique contagieuse exagérée. Et Hilary Clinton en clin d’œil jouant les invitées surprises. Si quelques dialogues sont néanmoins bien écrits, l’ensemble trop brouillon n’arrive pas à moderniser l’une des sitcoms emblématique des années 90 et se fera donc sans moi.

Single parents (30/09/2018)

Thématique sympathique et résolument moderne, cette sitcom présente un groupe de personnages assez amusant. Ce premier épisode ne m’a pourtant pas amusé. Il m’a même un peu énervé car je m’attendais à mieux et il faudra sans doute encore quelques épisodes pour accorder tout ce joli petit monde qui possède un potentiel certain. Je ne sais néanmoins pas si j’aurais la patience d’attendre jusque là. A l’heure de la peak TV sans doute pas.

A million little things (30/09/2018)

Petite cousine de This is us, A million little things surfe sur la même tendance avec des histoires douces amères marquées d’espoir pour nous parler du deuil et de l’amitié. Et ce pilot est plutôt bien réalisé. On présente d’abord les personnages puis on creuse leurs défauts et leurs secrets. Et la dynamique de groupe fonctionne déjà super bien. Et je lui pardonne si la série en fait un peu trop pour idéaliser cette amitié à toute épreuve. ça aurait été parfait sans ce suspense assez lourd et maladroit autour du suicide de Jon symbolisé par ce mystérieux dossier bleu. Bref, A million little things arrive à me capter facilement car c’est clairement le type de séries qui me plaît à l’origine et je ne vais donc pas bouder mon plaisir.

Manifest (26/09/2018)

Depuis Lost, les high concepts se sont multipliés et se sont cassés la figure. Et si j’avais envie d’y croire cette fois ci ? Manifest reprend les grands principes : Un avion, des mystères et des personnages où l’on sent derrière le potentiel (en flash backs ?). Les personnages servant de porte d’entrée ne sont pourtant pas les plus porteurs et cela m’inquiète sans doute un peu. Pourquoi vouloir partir direct sur une enquête policière et les mystérieuses voix guidant les personnages ? C’est là juste un exemple des détails m’ayant ennuyés en plus d’un casting fadasse. Manifest aurait pu partir dans une autre direction et parler de l’absence, des retrouvailles, des relations humaines… Un Leftovers plus mainstream et accessible. A l’heure de l’émotion de This is us, Manifest aurait été plus dans l’ère du temps qu’un Lost in reverse des années 2000.

New Amsterdam (26/09/2018)

Ayant enchainé les deux pilots, New Amsterdam m’a fait une bien meilleure impression. Série médicale feel good ne tombant pas dans le larmoyant ou l’idéalisme, à l’aspect visuel relativement froid. Le pilot présente bien ses personnages et l’ambiance générale qu’elle veut imposer. New Amsterdam reprend ainsi à son compte les ingrédients du succès ou des échecs d’autres. Ainsi on pense à Grey’s anatomy quand il s’agit de romance, de Red band society pour l’aile des ados, à Chicago med pour le psy (coucou Tyler Labine). Je m’attendais davantage à un character driven et j’ai été agréablement surpris par l’aspect chorale. New Amsterdam serait donc un ensemble show et du coup je suis de suite plus intéressé. La série a clairement du potentiel et la dynamique entre les personnages me plait déjà beaucoup. Oserais je dire premier coup de cœur si tôt dans la rentrée ?

The Purge (06/09/2018)

Ayant vu deux films dont est tirée cette série, j’étais assez curieux de découvrir ce pilot. Et c’est une assez bonne surprise. On retrouve bien l’ambiance froide et malsaine de cette dystopie à la fois si éloignée et si proche de nous. Certaines scènes résonnent bizarrement avec l’actualité américaine et cela m’a mis un peu mal à l’aise. La galerie des personnages est assez classique si on est familier avec les films. Ma préférence ira donc naturellement vers la secte. Car finalement c’est le principe le plus barré offert par ce pilot. Même si ces passages trouvent un peu trop son inspiration visuelle du côté de Handmaid’s tale. Ce prologue est une mise en place convaincante et il y aura sans doute de quoi s’amuser dans les épisodes suivants à condition d’être imaginatif. Télévision oblige, la violence est moins brutale dans la série. Cela peut être un point faible comme un point fort. L’opportunité d’explorer l’univers de la purge et ce qu’il y a autour. Et compléter ainsi les films qui se limitent à un gros slasher basique une fois passé le pitch de départ plutôt novateur. Si je me décide à suivre cette série que l’on dit “limitée” (sauf en cas de succès ?), le bonus sera pour moi de retrouver Lili Simmons après l’avoir adoré dans Banshee.

Mayans MC (03/09/2018)

On démarre donc avec une vieille connaissance. Fan de Sons of anarchy, je n’ai jamais voulu d’une série dérivée, inutile à mes yeux. Sans être vilain, ce premier épisode confirme un peu mon idée. On glisse à nouveau dans le monde développé par Kurt Sutter durant 7 saisons, sans la moindre innovation. Si ce n’est celle de partir du point de vue des Mayans, le club à la fois ami et ennemi des Sons of anarchy. En mode latino la série n’échappe pas à la panoplie des clichés pouvant se rapporter à cette culture muy muy caliente. Le héros de la série fait inévitablement penser à Jax et on n’oublie pas d’insister sur combien le prospect est un gentil garçon, intelligent, cultivé, beau gosse. Et du coup un peu trop parfait. Les clins d’œil à SAMCRO sont un vrai fan service un peu trop évident. Même si ok, j’ai frissonné de revoir (une dernière fois) la reine Gemma lors d’un flash back. Rien de neuf donc sur le bitume. La tentation est là, mais il serait tellement plus simple de se replonger dans la série originale qui avait nettement plus de gueule.

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