Incubateur et accélérateur, c’est la même chose ?

[Temps de lecture : 5 minutes]

- Allo ?
- Bonjour, je voudrais plus d’informations sur l’incubateur de The Bridge.
- En fait on est un accélérateur.
- Ah… Bon franchement c’est un peu la même chose, non ?
- … :

Rassurez-vous, si pour vous aussi, la différence entre incubateur et accélérateur est un peu floue, vous n’êtes pas différents de la plupart des membres de l’écosystème start-up en France. Et on ne vous en veut pas, bien malin celui qui pourrait apporter une réponse tranchée à la question. Essayons toutefois de poser sur le papier quelques éléments de comparaisons entre les deux structures.

L’incubateur
Le premier incubateur au monde est américain (quelle surprise ! 😉) et a été créé à New-York en 1959.

Le concept ne s’est toutefois fortement développé qu’à partir des années 1980, pour atteindre le succès que l’on connaît aujourd’hui. En France, les incubateurs ont essaimé à partir de 1999 sous l’impulsion du Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche, avec la “Loi Allègre sur la Recherche et l’Innovation”.

Concrètement, un incubateur, qu’est-ce que c’est ?
De la même manière qu’un incubateur agricole assure aux poussins tout juste sortis de l’œuf un environnement propice à leur survie, les incubateurs de start-up ont pour vocation d’aider les jeunes pousses dans leurs premiers pas, en les aidant au moment de leur création à évoluer dans un climat un peu plus protecteur et favorable à la croissance.

Vous y entrez lorsque vous êtes au stade de l’idée ou du projet, vous n’avez pas encore nécessairement déposé vos statuts et l’entreprise n’a pas besoin d’être créée.

Vous pouvez y rester entre 6 mois et 2 ans, en règle générale. Les entrées se font au fil de l’eau, en fonction des places disponibles. Certains incubateurs font une sélection à l’entrée, qui reste très light. Pour bénéficier des services d’un incubateur, il faut louer, souvent au mois, un bureau ou un espace de travail.

Un incubateur n’a pas pour vocation d’accompagner les start-up. Vous pourrez dans certains cas avoir accès à des formations (gratuites ou payantes) ou des tarifs préférentiels avec des cabinets comptables ou des avocats. L’incubateur est surtout là pour centraliser et faciliter l’accès à un écosystème de personnes et de ressources.

Le collectif Merci recense sur son site une grande partie des incubateurs de start-ups dédiés à la culture : http://entreprendre-culture.fr/

L’accélérateur
Le premier accélérateur a été créé en 2005, et il est… (suspens, suspens) américain ! Il s’agit du Y Combinator qui est sans conteste celui ayant le plus grand succès à ce jour, qui a « fait le marché ». Le premier accélérateur français serait Idenergie, créé en 2007 à Laval.

Concrètement, un accélérateur, qu’est-ce que c’est ?
Il s’agit ici d’un organisme, le plus souvent privé, qui va s’impliquer davantage dans les aspects “business” des start-up que les incubateurs. Travail intensif sur les notions de définition des propositions de valeur et des modèles économiques, structuration des processus commerciaux, préparation intensive aux phases de croissance rapide, réflexion sur le recrutement de talents pour compléter l’équipe de fondateurs… Tout est fait pour s’assurer que les start-up qui le rejoignent démarrent sur des bases saines.

Quand rejoint-on un accélérateur ?
On rejoint donc un accélérateur pour donner un coup de boost au développement de sa start-up, lorsqu’on commence à avoir bien réfléchi et structuré son projet, et qu’on souhaite le tester et le confronter à l’avis de spécialistes.

Les fondateurs sont généralement dédiés à 100% à la start-up. Les statuts de la société doivent être déposés ou en cours de dépôt au moment où vous intégrez l’accélérateur. Un accélérateur prend en effet des parts dans les start-up qu’elle accélère (entre 2% à 15%), et fournit parfois des capitaux.

On rejoint un accélérateur lorsque l’on est passé du stade de l’idée au prototype. Il est en général demandé aux start-ups d’avoir au minimum un POC (proof of concept), et pour certains accélérateurs très compétitifs, une preuve de marché.

L’accélération prend généralement la forme d’un programme court et intense, très demandant pour la start-up. On ne peut candidater que pendant certaines périodes de l’année et seuls les meilleurs bénéficient du programme. L’accélérateur fonctionne généralement par promotion.

L’intensité de l’accompagnement est très fort : l’accélérateur apporte une méthodologie, un réseau, des ressources. C’est un mélange entre formation, conseil et coaching. La force du réseau est très forte : l’une des missions de l’accélérateur est d’offrir des opportunités à la startup en démultipliant la taille de son réseau.

Et alors, est-ce qu’il faut choisir entre un incubateur et un accélérateur ?
Pas forcément ! Chaque start-up est par nature différente, et se développe à une vitesse différente également. L’incubateur permet pour un porteur de projet de se constituer un premier réseau, et d’imaginer une première structure de fonctionnement. L’accélérateur permet de tester la résistance du modèle inventé, de le consolider, et de le développer. Les deux approches sont donc complémentaires. Certaines start-ups n’auront besoin que d’un accompagnement light pour démarrer et exploseront sans avoir besoin d’accompagnement, d’autres au contraire peuvent passer très rapidement à l’étape accélérateur.

Comment choisir votre accélérateur ?

ll existe aujourd’hui de plus en plus d’accélérateurs thématisés, qui vous permettent de couvrir toute la chaine d’acteurs de votre secteur. Choisissez votre accélérateur en fonction de son écosystème. Regardez la qualité des mentors qui y sont proposés. Et assurez-vous que vous aurez toujours une ou plusieurs personnes ressources que vous pourrez mobiliser durant votre programme d’accélération, et après !

Enfin, chaque accélération est une aventure humaine. Quand vous candidatez pour intégrer un accélérateur, vous intégrez un nouvel associé à bord, un partenaire en qui vous devez avoir confiance et qui vous soutiendra dans les coups durs. Prenez contact avec les équipes et demandez un RDV pour vous faire votre idée.

Quand vous candidatez, fixez des objectifs avec l’équipe de l’accélérateur et faites des points réguliers pour vérifier vos avancées.

The Bridge : qui sommes-nous ?

Spécificité du programme : The Bridge est le seul accélérateur spécialisé dans la culture et les industries culturelles et créatives. Notre réseau de mentors et nos experts sont des spécialistes de ce secteur.

Durée de l’accompagnement : 2 mois. Il est possible de candidater pour faire partie du batch #6 jusqu’au 1er septembre. Tu lis ces lignes trop tard ? Ecris-nous à candidature@thebridge-accelerator.com

Intensité de l’accompagnement : forte avec 5 à 8 start-ups accélérées par promotion, une attention quotidienne à chaque projet, des workshops et des sessions de mentorat chaque semaine. A The Bridge, on oriente notre programme sur l’adaptation de votre service/produit aux besoins de vos clients/utilisateurs, avec ensuite un soutien sur la commercialisation, la relation clients et le go-to-market.

Force du réseau : fort, orienté culture, industries culturelles et patrimoines

Modèle de revenu : chaque start-up est différente, chaque stratégie est différente ! Les rémunérations en échange de l’accompagnement de The Bridge s’adapte en fonction des projets. Elles peuvent prendre la forme d’une prise de participation au capital, d’un paiement direct des services, d’un intéressement à la levée de fonds ou à l’apport d’affaires.

Vous voulez en savoir plus sur The Bridge : rendez-vous sur notre site http://www.thebridge-accelerator.eu/

Cécile B.

Sources :

Notre expérience :)

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