La consommation im-média-te.

Nous sommes dans une période paradoxale dans laquelle nous aimons avoir tout, tout de suite maintenant. Mais d’un autre côté, nous sommes habitués et nous aimons, en secret, les « teasings » (parfois à outrance) qui font monter l’envie et la pression autour d’une annonce que ce soit une sortie « produit » ou encore d’un nouveau film. (Coucou Star Wars). Ceci prouve une chose. Nous sommes dans une ère où nous n’arrivons pu à créer l’événement.

Pendant la soirée du Superbowl, paradis publicitaire incontournable aux États-Unis, de nombreuses publicités et de bandes-annonces sont projetées, pour le plus grand plaisir des spectateurs.

Mais lors de la dernière édition, il s’est passé quelque chose d’encore jamais vu. « The Cloverfield Paradox » diffuse sa bande-annonce pour la première fois au public et à la fin, il est indiqué que le film est disponible sur Netflix … maintenant.

Pour la première fois, un film à gros budget annonce sa sortie au moment de sa sortie.

L’avantage de cette stratégie est que la majorité des américains sont sur Twitter à ce moment là et donc peuvent en parler aussitôt. L’exaltation est immédiate, mais cela retombe aussitôt.

Malheureusement, avec ce nouveau mode de consommation, nous sommes en train de perdre des œuvres culturelles.

Cet exemple, qui n’est que le premier d’une longue future liste, nous expose de nombreux problèmes. La faute aux plateformes de streaming ou aux communicants ? Je ne suis pas certain.

Le problème ici, c’est nous.

Avec le chamboulement « Youtube », nous commençons à être « conditionné » à la vidéo rapide, vite consommable et qui devient obsolète passée les 24 heures.

Les notifications aussi modifient notre quotidien. Nous voyons une information « pop » et nous sommes, aujourd’hui, habitués à arrêter ce que nous étions en train de faire pour cliquer sur cette notification.

La question à se poser est « qu’est-ce qu’il va nous rester de tout cela ? »

Que ce soit dans la communication ou dans le cinéma, tout se consomme immédiatement. Pour l’instant tout va bien, mais dans le futur, que va-t-il rester ? Tout se consomme immédiatement puis tombe dans l’oubli systématiquement.

Article largement inspiré par Victor Bonnefoy dans sa vidéo « The Cloverfield Paradox (j’ai bien aimé mais…) »

Bonne journée, peace ✌️

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