Le pouvoir des influenceurs

Youtube est l’exemple parfait pour symboliser la montée en puissance d’Internet, des sites, des blogs, des vidéos, etc. C’est devenu le nouveau tiers de confiance, comme nous le prouve cette étude américaine.

L’agence DEFY Media vient de prouver la progression des contenus numériques et des réseaux sociaux notamment chez la jeune génération. Les résultats de cette étude sont sans appel : les réseaux sociaux sont en train de s’imposer face aux médias traditionnels comme la télévision et la presse papier qui vivent un virage déterminant pour leur survie.

On peut le constater nous-même, les plus jeunes ne regardent plus uniquement la télévision, ils sont également exposés à d’autres écrans comme leur smartphone, leur ordinateur, leur tablette… La télévision se transforme plus en une radio avec comme vocation de faire un fond sonore.

Pourquoi cette mutation ? Parce que les contenus présents sur le digital s’adaptent plus au style de vie de nos jours. Grâce aux réseaux sociaux, nous pouvons avoir notre propre vision du monde et assouvir notre curiosité. Nous avons l’impression de tout savoir immédiatement et avons peur de passer à côté d’une actualité ou d’une information capitale. La notion de partage et de solitude est totalement différente entre

les plus jeunes et la génération précédente. Sur les réseaux sociaux nous ne sommes jamais réellement seuls…

Depuis quelques années, ne pas être connecté est synonyme de destruction du lien social : nous ne sommes plus invités aux événements, nous n’avons plus de nouvelles d’anciens amis, etc. Deux nouvelles « maladies » sont symptomatiques des jeunes générations :

  • Être FOBO : Les adolescents et jeunes adultes ont totalement intégré dans leur quotidien les smartphones et autres supports connectés. Avoir un de ces appareils à portée de main est tellement normal qu’une batterie déchargée, l’absence de réseau ou l’impossibilité de se connecter depuis son téléphone portable sont devenus pour certains insupportables, voire angoissants. Cet état porte un nom : FOBO, ce qui signifie « Fear Of Being Offline » ou en français, la peur d’être déconnecté.
  • Être FOMO : Devant l’immensité des informations déversées quotidiennement sur la toile, l’internaute développe une angoisse à l’idée de louper quelque chose. Ce syndrome décrit comme le nouveau mal du siècle a aujourd’hui un nom FOMO (Fear of missing out), soit la peur de passer à côté d’une information à l’importance exacerbée par les réseaux sociaux.

Ces deux états ont été l’objet d’une expérience récente intitulée « Digital Détox ». Dans cette étude, un journaliste abandonne son téléphone et se coupe d’internet pendant 3 mois. Véritable défi, pendant ces longues journées le journaliste voyage et participe à diverses animations autour de la « déconnexion » comme des ateliers aux Etats-Unis où des salariés de grandes entreprises déposent leurs téléphones en arrivant dans leur « club » et passe une soirée à chanter et dessiner.

A cause de la digitalisation permanente, ce type de clubs se développent dans de nombreux pays et deviennent très à la mode.

L’étude révèle que Youtube passe devant la télévision. En effet, 96% des jeunes regardent des vidéos en ligne que ce soit sur Youtube ou sur les plateformes sociales avec une moyenne de 11 heures par semaine.

Concernant la télévision, avec le même public elle dépasse les 80% et est visionnée 8 heures par semaine en moyenne.

Le contenu en ligne est plus dans le temps et dans la culture de la nouvelle génération que les contenus vieillissants qui peinent à se renouveler à la télévision. De plus, ces plateformes permettent d’éviter la publicité grâce à des plugins comme Adblocks. Pour contourner cela, les marques opèrent de plus en plus de placements de produits qui peu à peu commencent à parasiter ce type de contenu…

L’étude remarque également deux comportements intéressants sur la « génération Youtube » : Les contenus où ils peuvent s’identifier et les contenus sur lesquels ils peuvent se rebeller retiennent énormément leur attention.

Une autre étude révèle que le rapport de force entre les médias traditionnels et les nouveaux influenceurs s’inverse. Les Youtubers sont devenus beaucoup plus influents que des célébrités. Mais pourquoi ?

La proximité et la simplicité créent par l’influenceur avec sa communauté est beaucoup plus importante qu’avec une célébrité. Les jeunes se reconnaissent au travers des influenceurs, grandissent avec eux aux fils des années et sont très intimes avec eux. 
60% personnes ayant participé à cette étude déclarent qu’elles pourraient acheter un produit recommandé par un Youtubeur.

Une étude menée par l’IAB constate le changement d’habitudes des américains vis-à-vis de la télévision traditionnelle.

63 millions d’américains visionnent du contenu vidéo online au moins un fois par mois contre 43 millions en 2013, soit une importante augmentation de 20 millions.

Les américains trouvent que le contenu online est plus innovant, plus mémorisable et drôle que ce qui est diffusé à la télévision.

26% des Américains interrogés visionnent des vidéos digitales et préfèrent ce format aux primetime, aux actualités, aux émissions sportives. Parmi eux, 62% expliquent préférer les formats digitaux, car ils peuvent être consommés en différés.

Selon Kristina Sruoginis, Directrice de recherche chez IAB, 8 annonceurs sur 10 ont considérablement augmenté leur budget dans le digital. Depuis 2010, le revenu de la publicité sur Internet s’est accru de 59,6 milliards de dollars.

Enfin l’étude démontre que les publicités diffusées avant une vidéo online est plus mémorisable qu’une publicité diffusée avant un film ou une série sur la télévision traditionnelle.

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