Le web, le meilleur ami du journaliste ?

A l’ère du digital, les journalistes sont amenés à utiliser le web pour leurs recherches. Le moteur de recherche le plus utilisé en France Google, l’a bien compris.

La plateforme propose des outils pour aider les journalistes dans leur travail. Ces outils permettent de trouver des sources plus facilement, effectuer des recherches plus approfondies et de suivre les tendances émergentes susceptibles d’intéresser leurs lecteurs.

Les journalistes peuvent désormais apprendre à utiliser Google pour faciliter leur travail avec les outils : Youtube, Maps, Googe Earth, Google Alert, Google actualités, Google Trend et Google News Lab, outil dédié aux journalistes.

Google News Lab est rempli avec des tutoriels, des vidéos de formation et de projets qui ont été créés par des médias. Toutes ces formations proviennent de médias réputés tels que le New York Time, CNN ou The Guardian.

Jusqu’à présent, Google était juste un intermédiaire avec les médias et le public. Et l’intermédiaire le plus visible était Google Actualités, mais ces nouvelles annonces à quelques jours d’intervalle nous montrent un plan de Google qui couvrira tous les aspects du journalisme. Sur Google News Lab, on peut voir que Google Trend est mis en avant afin que les journalistes découvrent de nouvelles histoires et qu’ils intègrent également les données de Google dans leurs contenus. En résumé, Google veut que les journalistes utilisent Google comme la principale source d’information pour leurs articles.

Les gros acteurs du web et de l’informatique dans le monde aussi souhaitent investir dans le journalisme car ils voient que l’évolution de celle-ci est une belle opportunité pour eux.

Mai 2015 : Facebook dévoile Instant Articles, qui permet à un internaute de consommer les news de grands supports dans l’environnement du réseau social.

Juin 2015 : Apple « contre attaque » avec News à la WorldWild Developer Conference, qui offre la même chose dans un environnement « Apple controled ».

Si le contenu est partagé et hébergé sur ces plateformes, la data sera pour eux directement et non plus pour les titres de presse.

De plus leur trafic et les revenus publicitaires associés iront aussi sur les géants de l’Internet.

Pour convaincre la presse d’héberger leur contenu chez eux, les réseaux sociaux leur promettent d’élargir leur audience. Certains comme Apple proposent de passer à côté des Ad Blockers, car Chez Apple News ces plugins ne marchent pas.

Il est vrai aussi que Google News et Facebook sont aujourd’hui les plus grosses sources de trafic des éditeurs.

Difficile de s’en passer ; donc autant les exploiter, en packageant au mieux l’information, en trouvant les bons sujets. Ce n’est pas un hasard si des plateformes de curation ou de veille comme Signal ou Curator ont été lancées respectivement par Facebook et Twitter.

Mais Apple ou Facebook gardent la donnée ; donc ce sont eux qui peuvent ensuite monétiser en vendant des services à valeur ajoutée, non les éditeurs.

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