Cet article fait suite au Chapitre 4: la place du langage dans le futur de mon mémoire de fin d’études sur Le langage. Il est le dernier chapitre de mon mémoire. Bonne lecture !

5.1 L’exclusion, qu’est-ce que c’est ?

L’exclusion, c’’est “l’action de tenir quelqu’un à l’écart, de le repousser”.[75]

Pour compléter ce premier élément de définition, on peut s’intéresser à l’étymologie du terme “exclusion” qui vient du latin exclusio, issu de excludere et qui signifie “ne pas laisser entrer”, “ne pas admettre”, “mettre dehors”, “repousser”.[76]

On remarque qu’en plus de faire sortir quelqu’un ou quelque chose d’un ensemble, exclure c’est aussi l’action de s’assurer que cette personne (ou cette chose) reste bien en dehors de l’ensemble. …


Cet article fait suite au Chapitre 3 : partager l’information de mon mémoire de fin d’études sur Le langage. Bonne lecture !

4.1 Langage et intelligence collective

Le pôle X-Lab de la société Google travaille à créer une intelligence artificielle[62]. Cette intelligence reposerait sur la pensée collective, exprimée par le biais de requêtes lancées par les utilisateurs du monde entier. En globalisant les requêtes du monde entier, il existe un risque d’appauvrissement du langage par nivelage et, irrémédiablement, un appauvrissement de la pensée. Selon les travaux d’Émile Durkheim sur le “fait social” qu’il développe dans Les Règles de la Méthode sociologique[63], le langage met en gage le savoir et donc l’avenir d’une société. …


Cet article fait suite au Chapitre 2 : l’acquisition d’un langage de mon mémoire de fin d’études sur Le langage. Bonne lecture !

3.1 Le langage : instrument de pouvoir

Robert Bringhurst rappelle qu’il existe un lien entre l’idée et la mise en forme de cette idée et déclare à ce sujet que ”la typographie est à la littérature ce que la performance musicale est à la composition : un acte essentiel d’interprétation”[45]. Par ces mots, Bringhurst expose le concept de signifiant au service du signifié.

Dans Langage et pouvoir symbolique[46], Pierre Bourdieu évoque le discours et ce qui l’entoure (le tact, la politesse, le langage corporel, etc.) comme un ensemble d’outils de pouvoir. Il rappelle qu’au sein d’un échange, le destinataire joue un rôle important dans la compréhension du message et que ces éléments englobant l’émission d’un message sont autant de procédés qui permettent à l’émetteur d’évaluer le destinataire pour produire un discours efficace et transmettre avec succès l’information. Le langage apparaît comme un outil relationnel à deux niveaux : ce qui est dit ou montré et ce qui est sous-entendu. Il y a mise à l’épreuve du destinataire, qui pourra et/ou saura capter le message en tant que tel et ce qui est à un second niveau d’information. Il est intéressant de noter que le terme politesse est issu du grec et qu’il signifie “le langage de la cité (de la Polis)”. …

Thomas Réaubourg

French UX designer

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