S’engager ou voir le monde sombrer

Donald Trump est devenu président des Etats-Unis d’Amérique. Pour notre génération, c’est une claque. Si seuls les jeunes avaient voté, Hillary Clinton n’aurait pas seulement gagné le vote populaire mais également 504 des 570 grands électeurs : preuve, s’il en est, que notre génération a compris que la xénophobie, le protectionnisme et le climato-scepticisme ne sont pas les ingrédients des politiques du futur.

Avec la victoire “du Donald”, tout le monde s’effraie en France car le potentiel de Marine Le Pen serait sous-estimé… mais rien n’est écrit, notre destin n’est pas scellé, surtout si les forces vives et positives se mobilisent. Au-delà des clivages.

Différents, mais quelque chose de fort nous unit

Athée, musulman, ou chrétien, de la majorité ou de l’opposition, issus de parents français ou immigrés… ? Peu nous importe, nous sommes tout ça à la fois. Nous sommes des héritiers de la génération BBB de France 98 : pour nous, la France réussit quand elle unit ses talents. Différents en tout, nous sommes pourtant mus par un même principe : la politique doit changer ou elle mourra.

Premièrement, cela passe par un principe d’humilité. Pour éviter les catastrophes Brexit ou Trump, les élites doivent se remettre à l’écoute. Les responsables politiques n’ont pas l’exclusive mission de faire des discours. En premier lieu, ils ont le devoir de tendre l’oreille, d’aller à la rencontre des laissés-pour-compte, afin de rassembler tous ceux que le collectif pourrait oublier sur le côté.

Deuxièmement, cela suppose un principe de responsabilité. Alors que notre génération a grandi dans une France refusant de se réformer, léguant ainsi à ses enfants un monde abîmé, une société fragmentée et une dette surchargée, nous affirmons que la politique n’a de sens que lorsqu’elle sert le temps long. Sobriété énergétique, croissance inclusive, institutions assainies… ce sont les déterminants du succès.

Enfin, il faut reconnaître que la politique des partis ne suffit plus. Le changement est ailleurs car la politique est partout.

La politique ne suffit plus

Malgré nos différences, nous avons tous les trois accepté de rejoindre Marine Caron et Sarah Nerrozi-Banfi pour témoigner de ce changement fondamental. Les Echos d’une jeunesse engagée illustrent l’une de nos convictions les plus intimes. Les partis politiques sont un instrument parmi d’autres de la vie publique.

Bien au-delà, le salariat, l’entrepreneuriat, ou le travail associatif sont tout aussi importants pour changer la donne d’ici 2017. Ils sont aussi des remparts concrets et efficaces contre la montée du populisme. Ces murailles traversent les clivages politiques habituels. Et elles peuvent être bâtis par chacun d’entre nous.

Notre livre collectif est donc un appel à occuper ces espaces de liberté qui existent partout, où nous pouvons tous exercer notre générosité, nous mettre au service des autres à tout moment.

Nous ne sommes pas naïfs. Cet ouvrage ne sera peut-être qu’une goutte dans un océan médiatique ; mais si notre génération n’est pas celle qui sonne l’appel de l’engagement, alors l’avenir promet d’autres gouvernements populistes, tournés vers le passé, laissant ce monde pourrir.


Nous avons écrit ce texte à trois : Maxime BATANDEO (Vice-président de Koodal), Thomas FRIANG (CEO d’Open Diplomacy) et Hamza MAATA (Auditeur dans l’un des Bigs4). Ensemble, nous avons contribué à l’ouvrage Echos d’une jeunesse engagée, co-dirigé par Marine Caron et Sarah Nerozzi-Banfi.

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