Allocution au point de presse du Conseil de sécurité des Nations unies sur la coopération ONU — UE

French translation of “Remarks at a UN Security Council Briefing on UN-EU Cooperation.”

Ambassadrice Nikki Haley

Représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies

Mission des États-Unis auprès des Nations unies

New York

Le 9 mai 2017

Merci, Monsieur le président, et permettez-moi de profiter de cette occasion pour vous féliciter pour la présidence. Elle vous va bien et nous nous réjouissons de votre leadership.

Merci, Madame la haute représentante, pour votre présentation complète.

L’un des grands honneurs et plaisirs d’un représentant permanent des États-Unis auprès des Nations unies est de pouvoir travailler avec des nations et des organisations animées par le même engagement envers la liberté, la prospérité et la dignité humaine. Nous apprécions profondément le leadership et la coopération de l’Union européenne et de ses États membres pour la promotion de la paix, de la sécurité et des droits de l’homme en Europe et dans le monde.

Aujourd’hui, alors que nous faisons le point sur nos priorités mondiales, je suis frappée par le niveau d’accord que l’on observe fréquemment entre les États-Unis et l’Union européenne pour appuyer mutuellement nos principales initiatives.

En Syrie, l’Union européenne est une partenaire proche et fiable qui nous épaule dans nos efforts pour mettre un terme à ce conflit et faire face aux violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire perpétrées par le régime d’Assad.

L’aide humanitaire fournie par l’Union européenne et ses États membres dans cette crise et d’autres dans le monde entier a joué un rôle essentiel pour soulager ces souffrances. Cette aide a complété l’assistance humanitaire des Etats-Unis en Syrie de plus de 6,5 milliards de dollars depuis le début de la crise.

À plus long terme, l’engagement de l’Union européenne à faciliter la reconstruction de la Syrie une fois qu’une résolution politique sera atteinte sera inestimable non seulement pour le peuple syrien mais aussi pour la région et le monde.

Mais pour parvenir à ce stade, il est nécessaire d’imposer des sanctions aux personnes et aux entités liées au programme d’armes chimiques de la Syrie. Les États-Unis ont demandé l’élargissement des sanctions de l’ONU aux fournisseurs et aux facilitateurs connus du programme d’armes chimiques syrien. Nous apprécions la coopération de l’Union européenne dans le cadre de l’imposition des sanctions liées à la Syrie, mais nous devons faire davantage. Nous demandons instamment à l’Union européenne et aux Nations unies d’appliquer des sanctions plus rigoureuses pour priver Assad et son régime des moyens de commettre des crimes de guerre supplémentaires.

Nous travaillons également efficacement dans le cadre de notre coopération sur l’Ukraine. L’Union européenne a joué un rôle crucial en responsabilisant la Russie pour ses actions en Ukraine. Les États-Unis et l’Union européenne doivent rester unis dans notre volonté de maintien des sanctions jusqu’à ce que Moscou honore pleinement ses engagements de Minsk.

Nous nous efforçons d’insister davantage sur la relation entre les droits de l’homme et la paix et la sécurité internationales, et c’est là l’un des domaines de coopération qui s’avère le plus productif.

Nous saluons l’Union européenne pour l’importance qu’elle accorde comme nous à la responsabilité, et ses efforts pour lutter contre l’impunité des auteurs de violations des droits de l’homme. Ensemble, nous luttons non seulement pour responsabiliser les coupables, mais aussi pour garantir que les victimes reçoivent des traitements et des soins adéquats, et qu’il leur soit rendu justice.

J’espère que nous allons commencer à bénéficier d’un plus grand soutien de la part des États membres de l’Union européenne au Conseil des droits de l’homme, dans le cadre de nos efforts de lutte contre le parti pris anti-israélien qui existe au sein de cette instance.

Nous demeurons profondément préoccupés par la situation des migrants en Libye et dans la région de la Méditerranée centrale. Nous avons conscience des défis auxquels l’Union européenne et ses États membres, en particulier l’Italie, sont confrontés du fait de l’afflux constant de réfugiés. Nous saluons leurs efforts soutenus pour lutter contre la traite des migrants et des êtres humains.

Les autres grands axes de notre partenariat sont la prévention des conflits, l’aide à la sécurité, la lutte contre le terrorisme et la consolidation de la paix.

En Afrique, nous saluons le travail des missions de l’Union européenne sur le terrain. Nous apprécions également beaucoup son partenariat avec l’ONU et les États-Unis dans les neuf missions des Nations unies en Afrique, en particulier au Mali, en Somalie et en Afrique centrale. La contribution financière de l’Union européenne aux forces de l’Union africaine en Somalie en particulier a joué un rôle central dans les avancées considérables réalisées en matière de sécurité et de progrès politique.

Ailleurs dans le monde, nous nous réjouissons du soutien supplémentaire des partenaires européens.

En Asie, l’Union européenne a joué un rôle clé et épaulé l’ONU pour inciter la Corée du Nord à faire face aux questions pressantes liées à la non-prolifération, aux crises humanitaires et aux violations des droits de l’homme. La seule voie vers un avenir sûr et prospère pour la Corée du Nord passe par le respect total de toutes ses obligations dans le cadre du droit international. La Corée du Nord doit abandonner sa quête déraisonnable d’armes de destruction massive, y compris d’armes nucléaires. Nous appelons l’Union européenne et tous les pays à exercer une pression maximale sur la Corée du Nord pour qu’elle change de ligne de conduite.

Nous demandons instamment aux États membres de l’Union européenne d’appliquer rigoureusement les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, d’imposer des mesures rigoureuses et autonomes d’une portée supérieure à celle des résolutions, et de revoir à la baisse leurs liens diplomatiques et économiques avec la Corée du Nord. Des mesures plus énergiques à l’encontre de la Corée du Nord de la part de l’Union européenne et de ses États membres contribueront à garantir la paix dans la région.

En ce qui concerne l’Iran, également, c’est avec grand plaisir que nous travaillerons en coordination plus approfondie avec l’Union européenne pour contrecarrer les activités déstabilisatrices de l’Iran et faire en sorte que le gouvernement iranien assume la responsabilité de ses actions. La résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations unies doit être pleinement mise en œuvre, y compris ses dispositions relatives au transfert d’armes et au lancement de missiles balistiques.

L’Union européenne peut et doit faire plus pour signifier à l’Iran que ses actions déstabilisantes dans la région, en particulier son soutien aux groupes extrémistes et terroristes, doivent cesser.

Pour terminer, les États-Unis sont profondément liés par l’histoire et les valeurs à l’Union européenne et ses pays membres. Nous réitérons notre engagement ferme en faveur d’une collaboration étroite avec vous, Madame la haute représentante, au service des priorités de l’ONU. Nous nous réjouissons de poursuivre notre partenariat précieux pour appuyer nos valeurs communes.

Merci.

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.