Allocution de l’ambassadrice Haley lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU au sujet de la corruption et des conflits

Mission des États-Unis auprès des Nations unies

Service de presse et de diplomatie publique

Le 10 septembre 2018

EXTRAITS

En tant que présidente du Conseil de sécurité de l’ONU, l’ambassadrice Nikki Haley, représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies, a présidé, ce matin, une réunion du Conseil de sécurité au sujet de la corruption et du rôle indéniable qu’elle joue dans le déclenchement et l’exacerbation des violences et des conflits. Ce briefing thématique organisé par les États-Unis marque la première réunion tenue par le Conseil de sécurité concentrée sur la corruption et ses conséquences pour les conflits de par le monde.

« Bien que nous parlions ici sans cesse de conflits, nous ne parlons presque jamais de la manière dont la corruption alimente l’instabilité, la violence et les activités criminelles qui font figurer les pays à notre ordre du jour. Nous déversons des milliards et des milliards de dollars pour essayer de régler ces problèmes. Nous déployons des Casques bleus, nous mettons en place d’énormes missions d’assistance. Nous envoyons des experts aux quatre coins du monde. Mais nous ne parvenons pas à reconnaître que le problème nous crève les yeux, il s’agit de la corruption. »

« Sur les dix pays que Transparency International considère comme étant les plus corrompus au monde, neuf se trouvent à l’ordre du jour du Conseil de sécurité. Neuf sur les dix. Mais au lieu de réfléchir à la raison pour laquelle c’est le cas, les Nations unies sont trop souvent disposées à ignorer la corruption. Nous craignons que la prise en charge de la corruption ne vexe les gouvernements ou ne mette fin à la coopération. Ou encore, nous voyons la corruption comme un simple coût associé à nos activités dans certains pays. Mais cette approche de l’autruche est l’inverse de ce qu’il faut faire. Dans la plupart des pays en difficulté au monde, la corruption ne fait pas simplement partie du système. La corruption est le système.

« L’an dernier, sous la présidence des États-Unis, nous avons montré que les droits de l’homme sont une question de paix et de sécurité. Cette année, nous avançons le même argument en demandant au Conseil de consacrer son temps et son attention à la question de la corruption. »

« J’encourage tous mes collègues qui prennent aux sérieux les responsabilités dont ils doivent s’acquitter en tant que membres du Conseil de sécurité à se projeter plus loin. Si nous ne parvenons pas à prendre au sérieux la question de la corruption aujourd’hui, nous nous condamnons à prendre en charge des violences à l’avenir. »

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi. Remarks at a UN Security Council Briefing on Corruption and Conflict