Allocution du secrétaire au Commerce Willbur Ross au Corporate Council on Africa — Sommet américano-africain des entreprises

French translation of “Secretary Willbur Ross Remarks- CORPORATE COUNCIL ON AFRICA’S US AFRICA BUSINESS SUMMIT”. Original text below.

Département du Commerce

Le 14 juin 2017

Bonjour. Merci, Florie pour cette aimable présentation.

Je souhaiterais également remercier le président Jeff Sturchio et toute l’équipe du Corporate Council on Africa, non seulement pour avoir organisé le sommet de cette année, mais également pour tout ce que vous faites pour renforcer les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Afrique depuis plus d’une vingtaine d’années.

J’ai l’honneur d’accueillir le président Nyusi, le président de la Banque africaine de développement Adesina et bien d’autres ministres et dignitaires parmi nous aujourd’hui…

Je souhaite également la bienvenue à l’excellent groupe d’hommes et de femmes d’affaires qui participent à ce sommet.

Lorsque le président Trump a rencontré des dirigeants africains en Italie dans le cadre des réunions du G7, il a déclaré que « l’Afrique est une terre de possibilités ».

Et comme je l’ai dit lors de mon audience de confirmation au Sénat, nous ne pouvons pas oublier une partie aussi grande, dynamique et vitale du monde.

Nous avons eu de très bons échos des sociétés américaines et des membres de notre Conseil consultatif sur l’Afrique, sur le panorama économique du continent.

Cette année, six pays africains sont en passe de se positionner parmi les dix pays connaissant la croissance la plus rapide au monde.

Quand on visite les villes d’Afrique, on voit des grues parsemant l’horizon et les investisseurs y viennent du monde entier.

On remarque également l’utilisation d’applications telles que Hello Tractor, une plateforme semblable à Uber qui permet aux exploitants agricoles d’avoir accès à des tracteurs.

Dans les cinq prochaines années, dix-neuf pays d’Afrique subsaharienne devraient atteindre des taux de croissance de 5 % ou plus.

Et sur les cinq dernières années combinées, le taux de croissance de l’Éthiopie s’est placé au deuxième rang du classement mondial.

L’Afrique avance d’un pas ferme sur sa trajectoire vers la croissance économique et l’autosuffisance accrue, une vision que soutient notre gouvernement.

En faisant de cette vision une réalité, les efforts africains et internationaux de promotion de la paix et d’application de réformes économiques permettent à la nouvelle génération de former une nouvelle catégorie de consommateurs.

Des études effectuées par McKinsey estiment que, d’ici à 2025, 90 millions de foyers africains supplémentaires entreront dans cette catégorie de consommateurs, contribuant ainsi à un pouvoir d’achat des ménages de 2 100 milliards de dollars américains.

Ce pouvoir d’achat est essentiel à la durabilité de la croissance économique.

Cette croissance génère une demande de nouvelles infrastructures, de nouveaux équipements et machines et de nouveaux produits et services de consommation.

La question critique que les décideurs africains, y compris bon nombre d’entre vous, doivent poser est la suivante :

Alors que ces tendances à la hausse se poursuivent, avec quels types de partenaires voulez-vous collaborer ?

1 — Je suis convaincu que plus il y aura de pays africains partenaires d’entreprises américaines, mieux ce sera pour les États-Unis et l’Afrique.

En 2016, les exportations américaines vers l’Afrique étaient environ de 21,81 milliards de dollars US, soit presque le double des 10,96 milliards de 2000.

La totalité des échanges commerciaux entre l’Afrique et les États-Unis s’est chiffrée à environ 48,3 milliards de dollars US l’an dernier, ce qui représente une augmentation de près de 10 milliards depuis l’an 2000.

Et notre déficit commercial est passé de 16,7 milliards de dollars US à 4,7 au cours de cette même période.

Tous ces chiffres vont dans le bon sens, alors travaillons dur pour maintenir ces tendances.

Par le biais de nos représentants dévoués du département du Commerce sur place, nous avons appris que les clients africains recherchent de manière active des biens et services américains.

Cela n’est pas simplement dû à la qualité des produits américains, c’est également parce que les entreprises américaines ont une excellente réputation en matière d’engagement local et de responsabilité des entreprises.

Notre relation commerciale est vitale pour la sécurité et la stabilité des États-Unis comme de l’Afrique.

Mais notre relation avec l’Afrique doit poursuivre sa transition d’une relation basée sur l’assistance vers une relation basée sur les échanges commerciaux.

À cette fin, les accords commerciaux à double sens, et non simplement des préférences commerciales temporaires, apporteraient des améliorations de qualité de vie durables à long terme des deux côtés de l’Atlantique.

2 — Les accords commerciaux bilatéraux, plutôt que de grands accords multilatéraux, peuvent être des outils très efficaces pour satisfaire les intérêts à long terme des partenaires impliqués.

Qui plus est, des études montrent que les pays en développement qui ont libéralisé les échanges commerciaux connaissent une croissance plus rapide que ceux qui ne l’ont pas fait.

Entretemps, nous devons nous assurer que les pays qui bénéficient actuellement de préférences commerciales octroyées par l’AGOA (« Africa Growth and Opportunity Act » ou « loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique »), continuent à se conformer aux critères d’éligibilité établis par la loi des Etats-Unis.

Le gouvernement prend les critères du Congrès très au sérieux.

Et en appliquant nos lois, nous protégeons de manière vigoureuse les droits des sociétés et employés américains dans le monde entier.

Depuis sa création en 2000, l’AGOA, a donné un accès au marché américain sans droits de douane ou de quotas à près de 6 000 produits provenant de pays africains éligibles.

Ainsi, je dirais que ce sont les pays qui satisfont aux critères d’éligibilité de l’AGOA qui connaîtront les plus grandes réussites du continent à l’avenir.

Ce sont les pays qui ont ouvert leur économie et non restreint l’accès à leur marché.

Ce sont les pays qui ont lutté contre la corruption, fait la promotion de la bonne gouvernance et de la déontologie en affaires et cherché à protéger la propriété intellectuelle.

Tous ces éléments sont essentiels à la génération de croissance et d’innovation.

L’une des excellentes opportunités qui s’offrent aujourd’hui aux pays africains est le nouvel Accord sur la facilitation des échanges de l’OMC.

Cet accord rationalise les opérations douanières, améliore la transparence, allège les procédures administratives et réduit les coûts pour les exportateurs et importateurs.

Il est entré en vigueur en février de cette année.

Des hommes et femmes d’affaires américains actifs en Afrique ont récemment conseillé le président :

« L’application totale de l’Accord sur la facilitation des échanges constitue une opportunité toute prête pour soutenir les changements dont l’Afrique a besoin pour faire face aux fardeaux administratifs qui rendent les coûts de transaction associés aux échanges commerciaux intenables. »

En outre, l’OMC estime que, si les pays les moins développés appliquaient pleinement l’accord, les coûts seraient réduits et la compétitivité accrue, et les exportations augmenteraient ainsi de 35 %.

La facilitation des échanges constitue déjà une partie importante des objectifs de réforme des communautés économiques régionales d’Afrique.

L’Accord sur la facilitation des échanges renforce ces efforts et ouvre la porte à des possibilités d’assistance technique.

Je mets les leaders présents ici aujourd’hui au défi d’appliquer pleinement l’Accord sur la facilitation des échanges.

Cela nous amène à un sujet plus large. En tant que secrétaire au Commerce, mon travail consiste à m’assurer que les entreprises américaines se trouvent dans des environnements propices à leurs activités dans les pays où elles opèrent.

C’est l’élément clé qui permettra d’assurer que la relation commerciale actuelle entre les États-Unis et l’Afrique ait une base solide pour une croissance à venir basée sur des intérêts mutuels.

Ainsi, je souhaiterais prendre quelques instants pour m’adresser à mes collègues des gouvernements africains.

Il est important de s’assurer que les sociétés américaines soient placées au mieux pour entrer sur les nouveaux marchés africains et que les sociétés déjà présentes puissent réussir.

J’espère que lorsque des sociétés américaines cherchant à s’implanter dans votre pays se heurteront à des obstacles, vous leur accorderez l’attention qu’elles méritent et que vous œuvrerez de manière constructive pour résoudre tout problème.

Étant moi-même un ancien investisseur international, j’apprécie l’importance d’un climat économique ouvert et transparent pour toute société cherchant à s’implanter dans tout pays ou toute région.

L’accès au marché, la reconnaissance de normes véritablement internationales, un processus équitable pour l’octroi de contrats et la protection de la propriété intellectuelle :

Ce sont là les facteurs qui permettent d’encourager les relations mutuellement bénéfiques entre les sociétés américaines et les gouvernements africains cherchant à attirer l’investissement et à créer des emplois.

Pour illustrer mon argument, la nécessité du développement d’infrastructures est énorme. Et la manière dont les attributions de marché se font joue un rôle essentiel dans leur réussite.

Nombreux sont les échecs de projets d’infrastructure attribuables à la phase d’attribution de marché.

Dans de nombreux pays d’Afrique, et partout dans le monde, en fait, les contrats sont octroyés sur base du prix le plus faible.

Mais bien que nombreux soient ceux qui pensent économiser de l’argent, nous avons vu à maintes reprises que, lorsque les cycles de vie et les facteurs de qualité ne sont pas pris en compte lors du processus d’attribution de marché, les projets font alors face à d’importants dépassements de budget, des problèmes de sûreté ou de performance et des retards.

En d’autres termes, vous en avez pour votre argent.

Ainsi, les contrats à faible coût ne sont pas toujours bons pour l’Afrique.

Ils ne sont pas bons non plus pour les sociétés américaines qui nous disent qu’elles ne peuvent ou ne veulent pas pénétrer sur les marchés où l’octroi des marchés à la société la moins onéreuse est la norme.

Dans l’ensemble, je trouve encourageante la relation économique entre les États-Unis et l’Afrique.

Nous avons récemment constaté des évolutions très favorables de notre relation commerciale avec l’Afrique, et cela nous donne de l’espoir pour l’avenir.

Depuis janvier 2014, l’Advocacy Center (centre de soutien) du département du Commerce a aidé des sociétés américaines à remporter 29 marchés importants en Afrique subsaharienne.

Le montant de ces « victoires » se chiffre à près de 7,6 milliards de dollars américains, dont 2 en contenu exporté des États-Unis.

Nous avons également constaté qu’un nombre en hausse constante de petites et moyennes entreprises américaines exportent vers l’Afrique.

Des sociétés américaines répondent actuellement de manière active à 147 autres appels d’offre dans la région, pour un montant total de plus de 44 milliards de dollars américains.

Nous voyons de plus en plus d’entreprises américaines se lancer dans des projets sur le continent tout entier, pas simplement sur quelques marchés ciblés.

En outre, nous commençons à voir un nombre petit mais croissant, de sociétés africaines investir aux États-Unis et y créer des emplois.

Par exemple, Sasol, la société énergétique sud-africaine, est sur le point de terminer la construction d’une usine d’éthane de 9 milliards de dollars américains à Westlake en Louisiane.

Ce projet va créer plus de 500 emplois ouvriers bien rémunérés à plein temps, plus de 5 000 emplois dans le bâtiment et des milliers d’emplois de soutien en Louisiane et ailleurs aux États-Unis.

Nous pouvons tous bénéficier d’un plus grand nombre d’échanges de ce type dans les deux sens.

J’espère que vous verrez le département du Commerce et les nombreux experts sur l’Afrique de notre équipe comme ressource alors que vous poursuivez votre excellent travail.

Nous faisons tout, des analyses et études de marché à l’identification de partenaires et clients sur place, pour aider les sociétés américaines.

Outre cela, je me réjouis d’en apprendre davantage auprès des membres de notre Conseil consultatif sur l’Afrique, tous étant des sociétés privées réussissant dans les affaires en Afrique et soutenant la création d’emplois aux États-Unis.

Les sociétés américaines continuent à faire parler d’elles en Afrique, car l’ingéniosité, les marques haut-de-gamme, le soutien du cycle de vie et les transferts de technologie américains sont les facteurs clés de différenciation que nous offrons.

Nous sommes sur la bonne voie, mais il est toujours possible de s’améliorer. Je me réjouis de voir ce que l’avenir nous réserve.

Encore merci de m’avoir invité aujourd’hui.

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

Secretary Willbur Ross Remarks- June 14th 2017

CORPORATE COUNCIL ON AFRICA’S US AFRICA BUSINESS SUMMIT

Good morning. Thank you, Florie for that kind introduction.

I also want to thank Chairman Jeff Sturchio (Ster-chee-o) and the entire team at the Corporate Council on Africa — not only for hosting this year’s summit — but for your efforts to strengthen U.S.-Africa trade over the last two decades.

I am honored to welcome President Nyusi (New-see)01, African Development Bank President Adesina, and the many other ministers and dignitaries here with us today …

And welcome to the esteemed group of business leaders participating in the summit.

When President Trump met with African leaders in Italy for the G7 meetings, he said, “Africa is a place of opportunity.”

And as I said during my confirmation hearing, we cannot ignore such a large, dynamic and vital part of the world.

We have received great feedback from American companies and members of our Advisory Council on Africa regarding the economic landscape of the continent.

This year, 6 African nations are on pace to be among the top 10 fastest growing countries in the world.

Visitors to African cities see cranes dotting the skyline and investors arriving from all over the world.

Visitors also notice web-based apps, such as Hello Tractor — an “Uber-Like” platform that allows rural farmers to access tractors.

Over the next five years, 19 sub-Saharan African countries are expected to achieve average growth rates of five percent or higher.

And over the last five years combined, Ethiopia’s growth rate has been second highest in the world.

Africa is moving steadily on a trajectory of economic growth and increasing self-reliance — a vision this Administration supports.

In realizing that vision, African and international efforts to promote peace and implement economie reforms are bringing a new generation into a new consumer class.

Studies by McKinsey estimated that, by 2025, an additional 90 million African households will enter the consumer class, contributing to a total household purchasing power of $2.1 trillion.

This buying power is essential for sustained economic growth.

That growth is generating demand for new infrastructure, new machinery and equipment, and new consumer products and services.

The critical question that decision makers in Africa, including many of you, must ask is this:

As these upward growth trends continue, with what types of partners do you want to collaborate?

1- I believe that, the more African nations partner with U.S. businesses, the better off both the United States and Africa will be.

In 2016, U.S. exports to Africa were approximately $21.81 billion — nearly double the $10.96 billion in U.S. exports in 2000.

Total trade between Africa and the U.S. was approximately $48.3 billion last year, up nearly $10 billion since 2000.

And our trade deficit declined in that period from $16.7 billion to $4.7 billion.

All of these numbers are moving in the right direction, so let’s work hard to have those trends continue.

Through our dedicated Commerce representatives on the ground, we hear African customers are actively seeking out American goods and services.

This is not only due to the quality of American products — It is also because American businesses have a great reputation for local engagement and corporate responsibility.

Our trade relationship is vital to the security and stability of both the United States and Africa.

But our relationship with Africa has to continue its transition from being “AID-based” to “TRADE-based.”

To that end, having two-way trade agreements, not just temporary trade preferences, would create long-term, sustainable improvements to quality of life on both sides of the Atlantic.

2 — Bilateral trade agreements, rather than large, multilateral ones, can be very effective tools in meeting the long-term interests of the partners involved.

And studies show that developing countries with liberalized trade tend to grow faster than those that don’t.

In the meantime, we must ensure countries currently benefitting from trade preferences granted by our African Growth and Opportunity Act (AGOA — “ah-GO-ah”), continue complying with the eligibility requirements established in U.S. law.

The Administration takes these congressional requirements very seriously.

And in applying our laws, we will vigorously protect the rights of U.S. companies and workers in the global arena.

Since its inception in 2000, AGOA (“ah-GO-ah”), has given duty-free and quota-free access to the U.S. market on approximately 6,000 products from qualifying African countries.

And so, I would contend that the countries that meet the AGOA (“ah-GO-ah”) Eligibility Requirements will include the continent’s major success stories in the future.

They are the countries that have opened their economies — not restricted access to their market.

They are the countries that have: fought corruption, promoted good governance and business ethics, and sought to enforce intellectual property protections.

All of which are critical for generating growth and innovation.

One excellent opportunity that African countries currently face is the new WTO Trade Facilitation Agreement, or T-F-A.

This agreement streamlines customs operations, enhances transparency, removes red tape, and reduces costs to exporters and importers.

It came into force in February of this year.

U.S. business leaders engaged in Africa recently advised the President:

“Full implementation of the TFA is a ready-made opportunity to support the changes that Africa needs to address administrative burdens that raise trade-related transaction costs to unsustainable levels.”

And WTO estimates that, if the least developed countries fully implement this agreement, it would reduce costs and enhance competitiveness, generating a 35 percent increase in exports.

Trade facilitation already forms a key part of the reform agenda of African regional economic communities.

The TFA strengthens these efforts and provides avenues for technical assistance.

I challenge the leaders in this room to fully implement the TFA.

This brings me to a broader point. As Commerce Secretary, I work to ensure American businesses face favorable operating environments in the countries they conduct business.

This is key to ensuring the current U.S.-Africa commercial relationship has a solid foundation for future growth based on mutual interests.

And so, I want to take a moment to speak directly to my colleagues from African governments.

It is important to make sure that U.S. companies are in the best position possible to enter new markets in Africa — and that those companies already there are successful.

I hope that when U.S. companies seeking to do business in your country encounter obstacles, you will give them the consideration they deserve and work constructively to resolve any issues.

As a former global investor myself, I appreciate how important an open and transparent business climate is to any company looking to operate in a given country or region.

Access to markets, recognition of truly international standards, due process in procurement and protection of intellectual property:

These are the factors that help foster mutually beneficial relationships between U.S. companies and African governments seeking to attract investment and create jobs.

To illustrate my point, the need for infrastructure development is huge. And the way projects are procured plays a major role in their success.

There have been many failed infrastructure projects that can be traced back to the procurement stage.

In many countries in Africa, and around the world, for that matter, procurement is decided on the basis of the lowest price.

But while many may think they are saving money, we have seen repeatedly that when life cycles and quality factors are not considered in the procurement process, projects frequently face large cost overruns, safety or performance issues, and delays.

In short, you get what you pay for.

And so low cost procurement has not always been good for Africa.

Nor has it been good for U.S. companies, who tell us they can’t or won’t enter markets where low cost procurement is the norm.

In all, I am encouraged about the U.S.-Africa economic relationship.

We’ve recently witnessed several very positive developments regarding our trade relationship with Africa that give us hope for the future.

Since January 2014, the Commerce Department’s Advocacy Center has helped American companies win 29 separate major tenders in Sub-Saharan Africa.

The value of these “wins” was approximately $7.6 billion, with $2 billion in U.S. export content.

We have also seen an ever-increasing number of small and medium sized American businesses exporting to Africa.

U.S. firms are actively bidding on an additional 147 tenders in the region valued at more than $44 billion.

We’ve witnessed more and more American businesses pursing projects across the entire continent — not just in a few targeted markets.

And we’ve started to witness a small but incrementally growing number of African companies investing and creating jobs in the United States.

For example, Sasol (SAH-Sole), the South African energy firm, is fast approaching completion of a $9 billion ethane plant in Westlake, Louisiana.

The project is creating more than 500 full-time, high-paying manufacturing jobs, more than 5,000 in construction, and thousands more support jobs in Louisiana and across the United States.

We all can benefit from more of these exchanges in both directions.

I hope you will consider the Department of Commerce and the numerous Africa experts on our team as a resource as you continue your great work.

We do everything from providing market analysis and research, to assisting firms in identifying local partners or customers.

Beyond that, I look forward to gaining further insight from our Advisory Council on Africa members — all of which are private companies successfully doing business in Africa and supporting job creation in the United States.

U.S. companies continue to make their presence known in Africa because American ingenuity, premium brands, life cycle support, and technology transfers are key differentiators that we bring to the table.

We are headed in the right direction, but there is always room to improve. I look forward to seeing what the future holds.

Thank you again for having me today.