Allocution du secrétaire d’État Rex Tillerson à la réunion interministérielle du Conseil de l’Arctique

French translation of Remarks at the Arctic Council Ministerial Meeting.”

DÉPARTEMENT D’ÉTAT DES ÉTATS-UNIS

Bureau du porte-parole

Pour diffusion immédiate

Le 11 mai 2017

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT TILLERSON : Vraiment, c’est un plaisir de tous vous accueillir, messieurs et mesdames les ministres des Affaires étrangères, chefs de délégation, participants permanents, observateurs du Conseil de l’Arctique, chers invités. Je veux remercier encore une fois les chefs tribaux des groupes autochtones pour leur accueil de ce matin et pour le message plein de sens qu’ils nous ont délivré à tous. Nous apprécions qu’ils aient ouvert cette séance pour nous.

Je vous souhaite donc la bienvenue à la 10e réunion ministérielle du Conseil de l’Arctique, et dans la belle ville de Fairbanks, que nous remercions une fois de plus pour son accueil très chaleureux.

J’aimerais maintenant attirer votre attention sur l’ordre du jour prévisionnel de cette réunion et vous demander de l’adopter.

(Pas de réaction.)

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT TILLERSON : Voyant qu’aucun délégué ne demande la parole, j’en déduis que l’ordre du jour peut être adopté tel quel. C’est donc décidé.

Vu que c’est le point suivant dans l’ordre du jour, je voudrais appeler les ministres à adopter le rapport des Représentants principaux de l’Arctique.

(Pas de réaction.)

LE SECRÉTAIRE D’ÉTAT TILLERSON : Voyant qu’aucune délégation ne demande la parole, j’en déduis que le rapport peut être adopté tel quel. C’est donc décidé.

Voyons maintenant le point de l’ordre du jour relatif aux réalisations du Conseil de l’Arctique durant la présidence des USA.

Les États-Unis ont eu le privilège de prendre la tête du Conseil de l’Arctique à un moment où la région arctique faisait face à des changements et défis sans précédent.

Je suis reconnaissant de la faculté de coopération dont les nations et les peuples de l’Arctique ont fait preuve, tout en continuant à s’attaquer à ces défis.

Le Conseil de l’Arctique, qui a récemment célébré son 20e anniversaire, s’est révélé une plateforme indispensable, au sein duquel nous pouvons poursuivre une telle coopération. Je veux affirmer ici que les États-Unis continueront à jouer leur rôle de membre actif au sein de ce conseil. L’opportunité de présider le Conseil n’a fait que renforcer notre engagement à poursuivre son œuvre à l’avenir.

Nous nous réjouissons déjà à l’idée de travailler avec la Finlande lorsqu’elle assurera la présidence de ce conseil. Il existe toujours des questions, des sujets d’inquiétude pour nous tous, auxquels nous pouvons faire face : en améliorant le bien-être et les conditions de vie de ceux qui ont leur foyer en Arctique ; en reconnaissant que chaque pays a un intérêt stratégique à prendre part à l’avenir de la région arctique ; et en prenant garde à rester vigilants pour protéger son environnement fragile.

Aux États-Unis, nous sommes actuellement en train de revoir plusieurs politiques importantes, notamment l’approche de la question du changement climatique par l’administration Trump. Nous sommes conscients que chacun de vous a un point de vue important. Sachez que nous prenons le temps de comprendre vos inquiétudes. Nous n’allons pas prendre de décision hâtive. Nous allons nous efforcer de prendre la bonne décision pour les États-Unis. Le Conseil de l’Arctique continuera à être une importante plateforme durant nos délibérations sur ces sujets.

Je ne pourrais jamais citer toutes les initiatives individuelles et tous les programmes que le conseil a menés à terme ces deux dernières années, durant la présidence des USA. Chacun des organes subsidiaires du Conseil a réalisé un travail remarquable à cet égard, et je veux vraiment reconnaître et louer tous ces efforts, même si je n’en souligne que quelques-uns.

La signature de l’accord de renforcement de la coopération scientifique internationale sur l’Arctique facilitera la mobilité de chercheurs, d’équipement scientifique et — point très important — de données, de part et d’autre des frontières internationales de l’Arctique.

Le Conseil a produit la toute première évaluation des infrastructures de télécommunications en Arctique. Durant la présidence de la Finlande, le Conseil de l’Arctique poursuivra cette tâche, en conjonction avec le secteur privé, afin d’améliorer encore la connectivité dans toute la région arctique.

Les pays membres du Conseil de l’Arctique ont effectué de multiples exercices visant à se préparer à de possibles missions de sauvetage en Arctique ainsi qu’à coordonner leurs réponses à des incidents environnementaux. Ces exercices ont grandement amélioré notre capacité à affronter les risques inhérents à l’activité humaine qui est actuellement en augmentation et qui continuera à s’étendre dans la région arctique.

À l’échelle des communautés, le Conseil a innové de plusieurs façons. Une énergique initiative nommée RISING SUN a mis au point des ressources qui se révèleront précieuses pour les habitants de l’Arctique, en contribuant à la prévention du suicide, en particulier au sein de la jeunesse autochtone. Le Conseil s’est également appuyé sur le travail entamé par l’État de l’Alaska pour améliorer l’accès à l’eau et les capacités d’assainissement dans les communautés rurales de l’Arctique.

Face à l’augmentation du trafic maritime en Arctique, le Conseil a pris un certain nombre de mesures conçues pour s’assurer que ce trafic demeure sûr et fiable. La base de données sur la navigation en Arctique permettra notamment de mieux comprendre le trafic maritime dans la région, en collectant par exemple le nombre et les types de navires en Arctique, leur trajet exact et d’autres informations importantes.

Enfin, le Conseil a renforcé la capacité de résistance aux changements, environnementaux entre autres, au niveau national et local.

Je pourrais continuer pendant des heures à parler de nos réalisations collectives, mais je suis sûr que d’autres intervenants mentionneront aujourd’hui les nombreux autres projets du Conseil de l’Arctique qui méritent d’être reconnus.

Je voudrais clore mon allocution en remerciant encore tous ceux qui se sont engagés dans ces initiatives — les nombreux responsables des gouvernements, les participants permanents, les présidents des groupes de travail, les secrétariats, les observateurs et les experts invités. Grâce à vous tous, ces deux dernières années ont connu une remarquable croissance de la portée et de la productivité du Conseil de l’Arctique. Et je suis certain que, sous la houlette de la Finlande, le Conseil est sur le point d’en accomplir encore davantage.

Sur ce, nous pouvons passer au point suivant de l’ordre du jour, c’est-à-dire aux déclarations des États de l’Arctique et des participants permanents. Je laisse la parole à tous les autres chefs de délégation, chacun à son tour, en commençant par le Canada.

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.