Extraits du point de presse avec le capitaine Jeff Davis, directeur des opérations médias de la Défense

Département de la Défense

Point de presse pour les journalistes étrangers

Le 15 mai 2017

Washington

Ensuite, en ce qui concerne l’Europe, je voulais simplement mentionner certaines choses susceptibles de vous intéresser. Nous restons engagés en faveur d’une présence persistante en rotation des forces aériennes, terrestres et maritimes en Europe centrale et orientale, à des fins de formation et d’exercice. Pour une dissuasion accrue, nous renforcerons également notre présence en Europe grâce à des rotations continues de brigades blindées dans le cadre de l’opération Atlantic Resolve. Nous sommes également engagés envers nos Alliés. L’OTAN restera garante de la paix et de la stabilité dans la région de l’Atlantique Nord. Notre engagement en matière de défense collective en vertu de l’article 5 de la charte de l’OTAN est clair. Et cet été, nous prévoyons de nombreux exercices avec plus de 20 nations dans la mer Noire et les régions de la Baltique en Europe. Ces manœuvres conjointes font intervenir une force commune et combinée de dizaines de milliers de membres du personnel de nations alliées et partenaires, et facilitent une préparation commune, un renforcement de l’interopérabilité et des relations dans l’ensemble de l’Europe. Les régions de la mer Baltique et de la mer Noire et ces exercices démontrent l’engagement des États-Unis, des alliés et des partenaires envers la sécurité et la stabilité.
 
 Vous avez peut-être entendu parler de deux acronymes particuliers en relation avec l’Europe, et je voudrais simplement vous expliquer brièvement de quoi il s’agit. L’un d’eux est EFP, « Enhanced Forward Presence ». Il s’agit d’une mission de l’OTAN. « Enhanced Forward Presence » témoigne de la solidarité des Alliés dans le cadre de la défense du territoire de l’OTAN contre toutes les agressions possibles, et les États-Unis sont une des nations piliers de cet effort. Nous sommes responsables du déploiement de troupes de combat en Pologne, et il existe trois autres groupes de combat d’autres pays de l’OTAN dans chacun des trois pays baltes. Notre groupe de combat se compose d’environ un millier de soldats du Second escadron, du Second régiment de cavalerie de Stryker, ainsi que de 350 soldats d’autres nations.L’ERI, ou « European Reassurance Initiative », concerne le budget.

« L’European Reassurance Initiative » est une mesure de financement pour garantir à nos Alliés et partenaires de l’OTAN l’engagement des États-Unis envers la sécurité et l’intégrité territoriale de l’OTAN. En 2017, le budget correspondant est de 3,42 milliards de dollars. Et comme vous le savez probablement, la saison budgétaire commence maintenant.

Enfin, permettez-moi de vous informer des évolutions récentes en Afrique. L’Afrique revêt de longue date un intérêt stratégique pour les États-Unis, et son importance ne cessera de grandir avec la croissance des économies, des populations et de l’influence de l’Afrique. Des investissements relativement modestes mais sages au niveau des institutions en faveur de la sécurité en Afrique présentent aujourd’hui des avantages incroyables pour le reste du monde, sont sources d’opportunités mutuelles et réduisent les risques de déstabilisation, de radicalisation et de conflit persistant. Les effectifs militaires des États-Unis sur le continent africain sont d’environ 5000 personnes en permanence, principalement basées à Camp Lemonnier, à Djibouti.
 
 Une présence limitée sur le continent, en mettant l’accent sur le renforcement des capacités des pays africains partenaires dans toute une gamme de fonctions, grâce à l’échange d’informations pour qu’ils puissent avoir une meilleure connaissance de la situation et être plus efficaces, est un axe central de nos efforts.

QUESTION : D’accord, oui. Je m’appelle Simon Ateba de SimonAteba.com, un journal en ligne au Nigeria, et j’aimerais parler de l’Afrique et de Boko Haram. Cette année, Boko Haram a enlevé quatre femmes au Cameroun. Hier, il y a eu un attentat suicide au Nigeria. La veille, c’était au Cameroun. Boko Haram se répand donc. J’essaie de savoir ce que le gouvernement des Etats-Unis fait pour combattre Boko Haram et si vous pouvez nous donner des informations sur la vente d’armes que le gouvernement nigérian entend négocier ou a obtenue avec le gouvernement américain. Je vous remercie.

CAPITAINE DAVIS : Bien sûr. Et c’est probablement un exemple d’une de ces choses pour lesquelles il faudra que je demande à quelqu’un d’autre d’obtenir des informations complémentaires auprès d’AFRICOM, le commandement des États-Unis pour l’Afrique.

Tout ce que je peux vous dire en ce qui concerne Boko Haram, c’est que vous avez vu les dirigeants de notre pays en parler et parler de la menace qu’ils représentent, et je pense que les enlèvements de filles ont évidemment conscientisé les Américains quant à cette question. Nous entretenons des relations avec le Nigeria et un certain nombre d’autres pays de la région où Boko Haram est actif, pour les aider à acquérir les capacités nécessaires pour combattre eux-mêmes cette organisation. Il s’agit d’un effort continu, et nous continuerons de travailler dans ce sens.

Comme je le disais auparavant en parlant de l’Afrique, l’une de nos missions fondamentales, et la stratégie de base que nous employons en Afrique, consiste à aider nos partenaires à développer leurs propres capacités de défense. Nous concentrons nos efforts sur l’aide aux nations africaines et aux organisations régionales pour former des militaires compétents et professionnels qui respectent les droits de l’homme et l’Etat de droit, afin qu’elles puissent contribuer plus efficacement à la stabilité en Afrique. Ces initiatives reposent sur des missions, des programmes, des exercices et des opérations entre militaires, en coordination avec le département d’État et les équipes dans chacun de ces pays, ainsi que, bien sûr, le gouvernement du pays d’accueil.

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.

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Next, on Europe, I just wanted to mention some things going on there that may interest you. We remain committed to a persistent rotational presence of air, land, and sea forces in Central and Eastern Europe for training and exercises. To enhance deterrents, we also augment presence in Europe through continuous armored brigade rotations as part of Operation Atlantic Resolve. We’re also committed to our allies. NATO will continue to be the guarantor of peace and stability in the North Atlantic area. Our commitment to collective defense under Article 5 of the NATO charter is clear. And this summer, we expect there to be numerous exercises with more than 20 nations in the Black Sea and Baltic regions of Europe. This collective training involves a joint and combined force of tens of thousands of ally and partner nation personnel, and training together helps maintain joint readiness, build interoperability, and strengthen relationships across Europe. The Baltic Sea and Black Sea regions and these exercises there are a demonstration of U.S., allied, and partner commitment to security and stability.
 
 You might have heard of two particular acronyms that relate to Europe, and I just want to give you a brief update on what those are. One is called EFP, Enhanced Forward Presence. This is a NATO mission. NATO’s Enhanced Forward Presence is a demonstration of allied solidarity to defend NATO territory against any possible aggression, and the U.S. is a framework nation of this effort. We are responsible for deploying the battlegroup to Poland, and there’s three other battlegroups that other NATO countries are doing in each of the three Baltic countries. Our battlegroup consists of about a thousand soldiers from the Second Squadron, Second Stryker Cavalry Regiment as well as another 350 personnel from other nations.
 
 The ERI, or European Reassurance Initiative, is a budget thing. It’s money. The European Reassurance Initiative is a funding measure to assure our NATO allies and partners of the U.S. commitment to the security and territorial integrity of NATO. In 2017, the budget for that is $3.42 billion. And as you probably know, we’re entering budget season now soon.

Finally, let me give you a couple of updates on Africa. Africa is an enduring interest for the United States, and its importance will continue to increase as African economies, populations, and influence grow. Relatively small but wise investments in African security institutions today offer disproportionate benefits for the rest of the world in the future which creates mutual opportunities and reduces the risks of destabilization, radicalization, and persistent conflict. The United States has about 5,000 personnel on the continent in Africa on any given day, the bulk of which operate from Camp Lemonnier, which is in Djibouti.
 
 A main tenet of our effort is limited forward presence on the continent with a focus on building our African partner nation capabilities across a range of functions sharing information with them so that they can have better situational awareness and can be more effective.
 
 QUESTION: Okay, yes. My name is Simon Ateba of SimonAteba.com, an online newspaper in Nigeria, and I want to just talk about Africa and Boko Haram. This year was Boko Haram kidnapped four women in Cameroon. Yesterday there was attack suicide in Nigeria. The day before it was in Cameroon. So the Boko Haram is spreading. And I’m trying to know what the U.S. Government is doing to combat Boko Haram, and if you can give us an update on the arms sale that the Nigerian Government is trying to secure or has secured with the U.S. Government. Thank you.
 
 CPT DAVIS: Sure. And this is probably one of — an example of one of those things where I’ll have to have somebody else get greater detail for you from AFRICOM, the commander for United States Africa Command.
 
 I can just tell you that with regards to Boko Haram, you’ve seen our nation’s leaders speak about it and the threat that it serves, and I think the issue with the girls being kidnapped obviously raised this issue in the consciousness for most Americans. We do have a relationship with Nigeria and with a number of other countries in the region where Boko Haram is active to be able to help them develop the capacity to fight them themselves. That’s an ongoing effort, and we will continue to work in that regard.
 
 As I was saying before as I talked about Africa, one of our core missions and the core strategy that we employ in Africa is helping our partners increase their own defensive capabilities. We concentrate our efforts on helping African nations and on regional organizations to build capable and professional militaries that respect human rights and adhere to the rule of law so that they can more effectively contribute to stability in Africa. We do that through military-to-military engagements, programs, exercises, and operations, all of which are coordinated with the Department of State as well as the country teams in each of these countries, as well as, of course, with the host nation government.