Mme Susan Coppedge, ambassadrice itinérante pour la surveillance et la lutte contre la traite des êtres humains, sur le Rapport 2017 sur la traite des êtres humains

French translation of “Briefing on the 2017 Trafficking in Persons Report”.

Département d’État des États-Unis

Bureau du porte-parole

Point de presse officiel

Le 27 juin 2017

Extraits

Ce matin, M. le secrétaire Tillerson a dévoilé le Rapport 2017 sur la traite des êtres humains, une réflexion du leadership international sur cette question clé des droits de l’homme et notre principal outil de diagnostic pour évaluer les efforts du gouvernement dans les domaines des trois P : Prévention, Protection et Poursuites.

Le Rapport TIP (Trafficking in Persons) est aussi un symbole de notre obligation morale et juridique de lutter contre la traite des êtres humains et s’inscrit dans l’engagement historique de notre pays à promouvoir la dignité humaine et la liberté dans le monde entier.

Le Rapport TIP de cette année (j’en ai apporté une copie, je suis sûre que vous en voudrez tous un exemplaire) souligne que les gouvernements doivent tout mettre en œuvre pour poursuivre les trafiquants en justice, en adoptant et en appliquant des lois sévères contre la traite, et en poursuivant les agents du pouvoir complices qui trahissent la confiance du public et profitent de la souffrance d’autrui.

Comme le secrétaire l’a dit ce matin, la complicité et la corruption qui facilitent la traite des êtres humains doivent cesser. La justice doit être appliquée, non seulement pour dissuader les trafiquants potentiels, mais aussi pour restaurer la dignité des survivants.

Pour ce faire, les gouvernements doivent accélérer les processus judiciaires tout en respectant la procédure normale, imposer des conditions d’emprisonnement correspondant à la nature odieuse du crime et poursuivre toutes les parties pénalement coupables, ainsi que leurs intermédiaires.

La traite des personnes est un crime de l’ombre enraciné dans la tromperie. Ses victimes sont intimidées ou forcées à garder le silence et craignent souvent d’être punies si elles la dénoncent. Lorsque les gouvernements adoptent et appliquent des lois sévères et exhaustives contre la traite, ils envoient un message sans équivoque aux criminels : nous ne tolérerons pas cela. Les trafiquants, et non leurs victimes, doivent être punis et le seront.

Ce matin, le secrétaire a souligné certains exemples positifs d’actions gouvernementales visant à faire rendre compte aux trafiquants d’êtres humains, et nous saluons ces gouvernements et les autres qui s’attellent à des cas difficiles et les poursuivent en justice jusqu’au bout. Toutefois, avec un nombre de victimes de la traite dans le monde estimé à plus de 20 millions, les poursuites sont encore insuffisantes face à l’ampleur du problème, et nous avons tous davantage de travail à faire.

Voici brièvement quelques statistiques du rapport de cette année. Parmi les 187 pays évalués selon des normes minimales, 36 ont été placés au niveau un (Tier 1), 80 au niveau deux (Tier 2), 45 ont été placés au niveau 2 de la liste de surveillance (Tier 2 Watchlist) et 23 pays au niveau trois (Tier 3). Au total, on compte 21 baisses, ce qui signifie qu’un pays est descendu d’un niveau, et 27 hausses.

Mais quel que soit le niveau, tous les pays, même ceux du niveau un, devraient en faire davantage pour combattre la traite. Les pays placés au niveau un atteignent uniquement les normes minimales de lutte contre la traite ; c’est la raison pour laquelle le rapport TIP offre des recommandations autant pour les pays de niveau un que pour les autres.

Une préoccupation majeure est le constat d’échec observé dans nombre de pays à imposer aux trafiquants des peines suffisantes pour décourager l’activité criminelle ou refléter la nature du crime. On voit encore des cas de responsables au sein de certains gouvernements protéger les maisons closes, accepter d’être soudoyés par les trafiquants et entraver les enquêtes pour leur propre profit, et on voit aussi encore les gouvernements incriminer et pénaliser les victimes pour des crimes que les trafiquants les ont forcées à commettre.

C’est pourquoi nous continuons à utiliser le Rapport sur la traite des êtres humains comme un instrument de diplomatie, comme un moyen d’effectuer un changement au niveau mondial et de susciter des progrès tangibles dans le monde entier. Nous espérons qu’il continuera d’inciter les gouvernements étrangers à adopter des lois, à établir des plans d’action nationaux et à mettre en œuvre des programmes et des politiques sérieux pour lutter contre cette traite.

Nous vous proposons cette traduction à titre gracieux. Seul le texte original en anglais fait foi.