Boffa : une journée pour communiquer sur l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement

Ce 8 juin 2017, la préfecture de Boffa a intensément vécu la journée de communication ponctuée d’inaugurations de différents ouvrages réalisés dans le cadre du Projet intégré d’amélioration de l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement. Une initiative démarrée en septembre 2015, appuyée par l’UNICEF, la Charente-Maritime Coopération et la DGIS des Pays-Bas.

L’objectif global de cette journée était d’offrir l’opportunité aux partenaires techniques, financiers et aux médias, de visiter les infrastructures réalisées afin de pouvoir dresser le bilan des actions entreprises sur ce projet.

Accueillant les participants à cette cérémonie, Habib Baldé, Secrétaire général en charge des collectivités décentralisées a expliqué que « la propreté des lieux, l’assainissement autour des infrastructures doivent être une pratique normale afin que les conditions de vie améliorée ne retombent point dans la médiocrité » .

Amadou Souma, Maire de Boffa

Le Maire de Boffa Amadou Soumah, s’est à son tour, réjoui des acquis, avant d’inviter « les gestionnaires et bénéficiaires de ce projet à veiller jalousement sur ces infrastructures et à les rentabiliser de manière efficace, pour en assurer la durabilité pour d’éventuelles extensions

Dr Abdourahmane Shérif, spécialiste de l’eau dira au nom du représentant de l’UNICEF, Marc Rubin, que « Les infrastructures Eau Hygiène et Assainissement (EHA) qui sont réalisées sont à vous ! C’est pour cette raison que vous êtes, vous-mêmes les responsables du suivi de leur fonctionnalité, de leur maintenance et de la gestion des fonds issus du service public de l’eau. Je voudrais ici, souligner que les partenaires techniques et financiers apprécient à juste titre les efforts entrepris par le Gouvernement guinéen pour l’amélioration des conditions de vie des populations. Ils l’exhortent à continuer dans cette voie pour le bien-être des populations ».

Ghislain Poissonnier représentant de l’Ambassade de France

M. Ghislain Poissonnier de l’Ambassade de France a félicité les responsables du projet pour le travail réalisé concernant la création et l’entretien des points d’eau. Pour lui, « cette journée de communication est l’occasion de rappeler notre satisfaction dans le cadre du partenariat qui lie depuis 1992 Boffa et la Charente-Maritime. Et plus largement en ce qui concerne la contribution de l’Union Européenne à la matérialisation de ce projet dont l’utilité pour les populations est saluée par les bénéficiaires elles-mêmes. ».

Cette journée qui était aussi une journée d’inaugurations a été l’occasion de présenter les activités entreprises sur certains sites du projet.

Emmanuel Bornens, Coordinateur de la Charente Maritime Coopération à Boffa,

Conséquemment, le Coordinateur de la Charente-Maritime Coopération à Boffa, M. Emmanuel Bornens dira son bonheur, car « ce projet grâce à une meilleure qualité de l’eau distribuée, éloigne les communautés des rivières dont les eaux sont souvent polluées et sont responsables de certaines maladies. Les innovations faites avec l’initiative ‘’l’eau au fil du soleil‘’, ont permis une meilleure accessibilité et soutenu la pérennité grâce aux activités connexes de recharge téléphonique sur la base de l’énergie solaire fournie pour les pompes.»

Remise de l’adduction sur déferriseur au village de Dominya

Cette adduction va desservir une population de quelque 1600 personnes. Elle est proche du poste de santé positionné à 300 mètres du forage utilisé. Selon les techniciens, ce poste de santé, géré par l’ONG canadienne Lycéum, restait dans l’attente de l’ouverture de son extension, faute d’accès à l’eau. L’adduction alimentera deux cuves de 3mètre cube, installées pour les deux bâtiments du poste médical. Et dans un second temps, quelques sites d’activités sélectionnés pour leur pertinence sociale. C’est le cas des réalisations de forages dans les Commune de Boffa, Tougnifily et Tamita, de la création de Périmètres de Protection Immédiats, etc. Sans oublier la pérennisation de la gestion des stations Hydropur par l’introduction de système de recharge de téléphone pour les gestionnaires et du contrôle de débit, ou encore de villages certifiés pour fin de défécation à l’air libre (FDAL).

Il est intéressant de rappeler que les animateurs de ce projet ont expliqué aux populations que, concrètement, lorsqu’elles payent le bidon d’eau de 20 litres à 100 francs guinéens, ce n’est pas en réalité l’eau qu’elles payent, mais plutôt le service qui permettra d’assurer la pérennité des ouvrages. En effet, les sommes recueillies permettront de faire face au paiement des pièces de rechange et aux frais de maintenance qui seront assurés par des agents formés expressément dans le cadre de ce projet à haute valeur sociale. Le partenariat avec l’UNICEF et DGIS, la coopération des Pays-Bas est absolument exemplaire dans ce délicat domaine.

Texte et photos : Justin MOREL Junior