Micro-paiement : Maxi solution ?

Sur Internet, chaque chose a son prix. Un prix souvent dérisoire.

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Sérieusement ?

Captivé(e) par la première phase de l’article, tu es prêt(e) à dévorer la suite et faire le plein d‘informations, mais tu es stoppé(e) net par ce message qui veut te faire payer; tout ça pour 30 centimes ! Oui, mais en réalité, 30+30+30+30 … Comme avait l’habitude de dire mon grand père : “ ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières”.

Cela s’appelle le micro-paiement et c’est une manière de vendre sur internet. Le concept ne date pas d’aujourd’hui puisque la première version “d’internet” devait automatiser l’utilisation du micro-paiement entre internautes et créateurs de contenus. Un internet pensé sans publicité, qui a été abandonné dans les années 80.

Plus tard dans les années 90, des grosses compagnies comme IBM ou Compaq (RIP) avaient également travaillé sur le sujet à des fins commerciales. Cependant, elles se sont heurtées à de nombreux obstacles : les failles sécuritaires des sites et les taxations sur les transactions financières, indépendantes du montant. Et internet était encore nouveau, gratuit, et on voulait que ça dure.

Comme il était compliqué de mettre le modèle du micro-paiement en place, la publicité a été l’alternative choisie afin de monétiser les contenus en ligne. Aujourd’hui, omniprésente, peu créative, parfois agressive, elle s’impose à nous constamment. Le modèle publicitaire en ligne est à un tel point de saturation, que des entreprises ont senti le filon : les adblockers sont nés. Les sites ont vu leur principal moyen de gagner de l’argent contré par des logiciels totalement gratuits.

Payer peu mais payer quand même

Pour ces sites, il fallait chercher des solutions : combattre les adblockers, certes, mais ce n’était pas suffisant. Proposer un compromis à l’internaute grâce à un modèle alternatif ? C’est ainsi que le micro-paiement refait son apparition sur internet.

GQ américain qui a fait le choix du micro-paiement

Aujourd’hui, les sites d’informations particulièrement touchés par les effets de l’adblocking s’intéressent à ce modèle. De 0,10 à 0,90€ l’article, le lecteur paie pour ce qu’il a envie de lire. Il est même déjà possible aux Pays-Bas d’acheter quotidiennement un grand nombre d’articles de presse à l’unité grâce à la start-up Bendle. Un véritable succès puisque celle-ci déclare avoir près de près 500 000 utilisateurs inscrits uniquement aux Pays-Bas. Elle prévoit d’ailleurs en 2016 de s’ouvrir au marché international en commercialisant des articles dans plusieurs langues.

Le micro-paiement : futur d’internet ?

Un contenu de qualité n’est pas gratuit et le consommateur, comme le citoyen, en est conscient. La publicité asphyxie les internautes, les adblockers font fondre les revenus des sites et les sites bloquent de plus en plus les utilisateurs des adblockers.

Le micro-paiement semble alors être un bon compromis. Il rééquilibre le modèle économique d’internet et se rapproche de ce à quoi devait ressembler initialement internet : un espace d’échange sans publicité. Encore faut-il que ces micro-prix soient raisonnables et justifiés …

Chez Wazaad, on pense que les sites vont aller de plus en plus dans ce sens. C’est une des raisons pour lesquelles nous avons créé notre plateforme : afin que vous puissiez, grâce à vos gains, vous constituer une bourse dans laquelle vous pourrez piocher pour micro-payer vos articles de qualité et vos abonnements à vos services préférés.

Micro-payer sans toucher à ton compte bancaire : c’est bon ça non ?

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