Wazaad, pionnier du « Digital Labor » ?

A l’ère des réseaux sociaux, notre rôle en tant qu’internaute n’a jamais été autant prépondérant. Que serait un réseau social sans utilisateurs ? Et bien , rien, tout simplement. On devrait pourtant être fier : on a tous contribué sans s’en rendre compte au plus grand succès entrepreneurial de ces 10 dernières années. Pas mal non ?

La startup qui valait 300 milliards

Le succès de Facebook est incontestable. En 11 années d’existence, Mark Zuckerberg, le fondateur a créé un géant de plus de 10 000 employés, valorisé à près de 300 milliards de dollars. La firme américaine détient également un record : celui de recenser le plus grand nombre de profils sur leur plateforme (près de 1,6 milliard). Elle a même réussi à dépasser le milliard d’utilisateurs connectés sur une seule journée.

Etonnant ? Pas vraiment. Aujourd’hui, nous possédons tous (ou presque) un profil Facebook : toi, moi, ton voisin, tes collègues et même parfois tes parents (plus gênants). On aime, on poste, on publie et on se retrouve inconsciemment à créer gratuitement du contenu pour une entreprise qui pourtant, ne nous a jamais embauché. Chelou non ?

Plus d’un milliard de “travailleurs” de l’ombre

Ce phénomène a poussé certains chercheurs à travailler sur le sujet : l’un d’entre eux a retenu notre attention. Il s’agit d’un sociologue italien : Antonio Casilli. Ses recherches dans le cadre de son dernier ouvrage “Qu’est-ce que le Digital Labor ?” développent la notion du même nom. Pour reprendre la définition qu’il a lui-même donnée lors d’un entretien à Libération, il s’agit d’un :

« […] travail implicite qui concerne tous les utilisateurs des technologies numériques, un travail qui ne dit pas son nom, alors qu’aucun individu connecté n’y échappe aujourd’hui. Pour faire simple, le Digital Labor, c’est le travail de la présence en ligne »

Tu as bien lu : liker, commenter, partager ou bien simplement glander sur Facebook serait un travail. “ Donc Facebook me doit de la thune ? ”

Tonton Sepp qui vient juste de liker la nouvelle photo de Rihanna.

Non, malheureusement, on ne peut rien y faire, mais cette approche est intéressante et mérite ton attention. La solution envisagée par l’auteur est l’instauration d’un revenu de base pour tous les utilisateurs connectés. Il se heurte à deux obstacles qui paraissent insurmontables aujourd’hui : quantifier la valeur de ce travail implicite et taxer les géants du Net. Alors, avant de parvenir à une solution générale, pourquoi ne pas essayer de profiter de notre présence sur les réseaux sociaux autrement.

Un premier pas vers ce modèle

Wazaad, c’est une nouvelle plateforme qui te permet de te transformer en un “power user” de Facebook. Son fonctionnement est très simple et a déjà été développé dans notre précédent billet. En partageant des vidéos issues de ta sélection personnalisée, tu réalises 3 actions en une : 
1. Tu “buzzes” auprès de tes amis en leur faisant découvrir des contenus inédits et originaux.
2. Tu soutiens une de tes marques/artistes/sportifs préférés en leur offrant de la visibilité.
3. Last but not least, tu monétises ton profil Facebook, grâce aux “tips” offerts par ces marques.

Non, ne cliques pas sur la petite croix ! Ceci n’est pas une vulgaire pop-up, que tu t’empresses de fermer avant d’entendre la voix de ce jeune Julien, se vantant d’avoir fait fortune sans avoir bougé de son canapé. Sur Wazaad, une vidéo créative et originale publiée entre deux selfies à la mer peut vous permettre de récupérer jusqu’à 1 € par partage. Parfait pour arrondir les fins de mois, sans bouger de son canapé.

Alors tu dis quoi de ça Julien ?

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