La start-up gabonaise Times Gabon est-elle une réussite ou un échec ?

Ce n’est désormais un secret pour personne, surtout à Libreville, le concept de « startup » a pris une place prépondérante dans le milieu entrepreneurial, à l’instar de ce qui se passe ailleurs. Ce boom des start-ups gabonaises, notamment dans le secteur des Nouvelles Technologies de l’Information et Communication (NTIC) fait suite à une accessibilité plus prononcée de l’accès à l’Internet, notamment grâce aux nouvelles technologies 3G, 4G proposées par les opérateurs de téléphonie mobile.

Parmi ces nouveaux visages entrepreneuriales du Gabon, on dénombre de nombreuses structures de communication qui ont vu le jour, et particulièrement en ligne. Incontestablement, TimesGabon.com a fait partie de ces nouveaux types d’éditoriaux locaux les plus présents dans les discussions sur la toile (en bien ou en mal, c’est selon…) au cours de ces deux (2) dernières années. C’est au regard de cette présence prononcée et remarquée, que la question se pose à savoir si cette startup a réussi son pari en devenant un acteur à succès ou non dans son coeur de métier.

Parlez-en en bien, Parlez-en en mal…

Il y a trois (3) chiffres à retenir concernant Times Gabon ; Cinq (5), Sept (7) et Quinze (15). Le premier symbolise le rang du site en tant que plus aimés du Gabon sur Facebook avec 66 705 likes. Le second démontre que le site se positionne au 7e rang du top 10 des sites gabonais les plus suivis sur twitter, et le 1er dans le milieu éditorial, chiffres mis en avant par la plateforme analytique des réseaux sociaux, Socialbakers tout récemment. Et enfin le troisième, hisse aux 15e rang des sites web les plus fréquentés du Gabon, marquant ainsi une montée fulgurante qu’a pu avoir cette plateforme en quelque années d’existence, information donnée par le site d’information analytique web; Alexa.com.

Ces chiffres sont très révélateurs des réactions suscitées suite aux diffusions des articles associés au site. N’est-ce pas l’objectif principal d’une tel structure? Il était d’habitude, commun que le nombre de lecteurs soit l’un des indicateurs majeurs afin de mesurer le succès que peut avoir un journal ou magazine (surtout en ligne). Certains diront par contre, que le profil des lecteurs (la clientèle) est aussi un facteur non-négligeable et indicatif pouvant influencer le niveau de succès attribué à une initiative. Il est remarqué que plusieurs déplorent et dénoncent, une soit-disante proximité du site avec un parti politique et son style, « trop partisan » afin de justifier que Times Gabon n’a pas réussi son pari d’être une réussite, à tort ou raison, qui sait…

Politique et Business ne font pas bon ménage…

La perception initiale du vox-populi sur Times Gabon est que ce dernier est un magazine/journal politique ou partisan (de bon ou mauvais goût…Bref ça c’est une autre histoire…). Mais avant d’être de saveur politique, il est important de souligner qu’il est avant tout un diffuseur. Autrement dit, un business qui diffuse des informations quelconques. Le site peut-être d’ailleurs considéré au même titre que le magazine très conservateur américain Washington Times Weekly ou le journal réputé de droite français Figaro, qui sont bel et bien des entreprises aujourd’hui au même titre que Facebook, Uber ou Jobberman. Il n’a d’intérêt (en principe) que s’il y a un certain nombre de lecteurs. Soit pour attiré des annonceurs, soit pour attirer des sponsors. Noté bien qu’il y a une fine ligne entre annonceurs et sponsors. Les annonceurs peuvent être prêts à payer de fortes sommes si il y a une garantie d’un fort nombre de lecteurs au magazine, permettant par conséquent d’engorger des revenus. Dans le cas de Times Gabon, bien qu’il se dit « Libre Comme l’Air » le “kongossa national” dit qu’il est très attaché à des proches politiques locaux. C’est ainsi donc que ces organisations pourrait se positionner en tant qu’annonceur est allouer sommes considérables en vue de diffuser des infos qui sied à leur orientation. Voilà le Business des magazines/journaux et cela est un élément décisif dans la réussite d’une start-up dans ce milieu. Est-ce que Times Gabon s’adonne convenablement au jeu…Ça c’est la question…

Savoir si la start-up gabonaise Times Gabon est une réussite ou un échec reste donc difficile à répondre dans la mesure où les données chiffrés relatives à cette initiative reste jusqu’à aujourd’hui peu inconnu. Le modèle économique demeure l’un des indicateurs les plus pertinents pour situer le niveau de réussite d’une entreprise et donc d’une start-up (Peut-être que Times Gabon pourrait nous aider dans ce sens :) ).

Pour d’autres le succès va au-delà des résultats économiques. Une société comme Tinder qui a engorgé un chiffre d’affaires de près de 300 millions $ est, pour certains, considérés comme un échec compte tenu de son impact social jugé immorale, mais ça c’est une autre histoire…

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