L’armement des drones français

“J’ai décidé d’engager le processus d’armement de nos drones de renseignement et de surveillance”. C’est par ces mots que Madame Florence Parly a fait une annonce importante devant les membres de la communauté de La Défense présentes à l’Unversité d’été de la Défense à Toulon.

C’est une avancé technologique non négligeable pour notre armée !

Les Etats-Unis et Israel on été les précurseurs dans ce domaine. Ils sont suivis de près par l’Italie (depuis 2015) mais aussi du Pakistan et de la Turquie. C’est donc une décision qui nous permet de réduire notre retard dans ce secteur tout en continuant de nous positionner comme une des meilleures armées du monde.

L’armement des drones de surveillance se fera dans un cadre précis

La France compte actuellement 6 Reaper. Ces drones seront dôtés d’un armement de précision. Mais à moyen terme, le futur drone européen sera également doté de l’armement. En tout cas, cette décision ne change rien aux règles d’engagement en vigeur actuellement.

Cette décision démontre le grand professionnalisme de notre armée

Actuellement, les drones de surveillance permettent de renseigner sur l’ennemi en réduisant les risques et en augmentant le temps de survol.
 Les drones sont largement employés au Sahel et au Levant et participent activement à la détection des terroristes.
 Toutefois, pour traiter les cibles, nous comptons actuellement sur une coordination de moyens entre drones de surveillance et effecteurs (aviation, hélicoptères, commandos), qui délivrent les effets sur l’ennemi.
 Cette coordination prend parfois trop de temps pour traiter des cibles généralement fugaces. Armer le drone, c’est ainsi mutualiser les moyens pour une meilleure efficacité.
Il s’agit d’une nécessité stratégique. Ne pas armer les drones maintenant reviendrait à se faire déclasser inexorablement.
 Les drones sont un nouvel outil du champ de bataille, qui marquent un changement radical comme les chars ou l’aviation en leur temps.

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