Un baiser
Marcher la rue à petits pas
Cadence d’une valse à 3 temps
Un fil invisible crocheté au crâne
Il me tient droit
Menton haut
J’ouvre les épaules
Mains jointes dans le dos
Danse paisible au soleil
Je respire, heureux
Puis croise une belle, sortie d’un rêve
D’un regard nos cœurs foudroyés
Ses joues rougies
Ma gorge ravale la boule
Elle recoiffe une mèche
Je feins l’ignorance
Ses yeux brillants fuient
L’assurance me prend, j’approche
Moi : “Comment t’appelles-tu?”
Silence
Hésitation
Sourires
Elle : “embrasse moi”
Et je choie ses lèvres de soie