L’intelligence artificielle est-elle la solution aux fake-news ?

Saviez vous que les fake-news sont aujourd’hui alimentées en partie par les progrès technologiques, il y a des bots (Des robots du web) qui fabriquent automatiquement des titres et des histoires entières, ensuite un logiciel synthétise la voix de quelqu’un et l’ajoute à une application de montage vidéo qui permet de créer des vidéos authentiques là où le visage de la personne en question est cousu sur le corps d’une autre.

Mais la technologie, sous forme d’intelligence artificielle (IA), peut aussi être la clé pour résoudre le problème des intox, ce gros virus qui a secoué le système politique américain et a cependant conduit certains à douter de la véracité même des rapports des médias.

Je pense que les systèmes d’IA aideraient à combler les lacunes que rencontre le travail manuel qui se fait actuellement pour évaluer chaque article apparaissant en ligne. L’intelligence artificielle pourrait également fonctionner avec divers plugins d’alertes de news disponibles dans la boutique en ligne de Google, telle que l’extension du navigateur “This is Fake”, qui utilise une bannière rouge pour signaler les nouvelles démystifiées sur notre fil d’actualité Facebook.

On est d’accord que tous les systèmes actuels de traitement des Fake-news sont manuels, c’est quelque chose que nous devons changer, car plutôt nous pouvons souligner qu’une histoire est fausse, plus il est facile d’empêcher qu’elle devienne virale.

Combattre les faussaires

Google et Facebook ont annoncé autrefois leur intention de développer des systèmes d’intelligence artificielle pour avertir les utilisateurs des contenus douteux. Google a lancé l’idée d’une extension dans son navigateur “détecteur de désinformation” qui alerterait les utilisateurs s’ils atterrissent sur un lien jugé indigne de confiance.

Il est donc temps qu’une startup commence sérieusement à se battre contre les falsificateurs, en profitant de la lancée de l’intelligence artificielle que personne n’est prêt d’arrêter.

J’ai comme le presentiment que d’ici quatre ou cinq ans, les gens consommeront plus de faux contenus que de vrais, ce qui est vraiment terrifiant. Parce que ce contenu est souvent recyclé et répété de différentes manières, qu’il est extrêmement important d’utiliser l’intelligence artificielle pour identifier les tendances qui le détectent.

Nous devrions avoir un plug-in dans nos navigateurs qui afficherait un avertissement, si nous atterrissons sur une histoire suspecte, pour cela une intelligence artificielle est nécessaire, des algorithmes capables de repérer les indices psycholinguistiques et rendre un jugement faux ou réel, mais l’algorithme n’est pas infaillible parce qu’il n’a pas la capacité d’évaluer l’exactitude des faits présumés dans les articles.

Si en ce moment même, on lisait que Stockholm est la capitale de l’Algérie , l’algorithme ne peut pas le signaler parce qu’il ne dispose d’aucune base de données de faits communs.

Les formes actuelles de l’IA peuvent regarder le style de la langue et le sujet que le texte discute, mais il ne peut pas comprendre la signification derrière les déclarations, on parle dans ce cas là de «l’IA faible».

Les algorithmes utiliseront bientôt le traitement en langage naturel pour vérifier les assertions faites dans des articles par rapport à du contenu fiable.

Le vrai contre le Faux

Même avec des systèmes d’IA qui peuvent vérifier les faits présumés, de fausses nouvelles pourraient passer sans être signalées, en particulier pour les histoires qui incluent des opinions et d’autres déclarations qui défient l’évaluation facile.

À l’heure actuelle, les machines ne peuvent pas évaluer des déclarations plus compliquées, que nous ne pouvons pas quantifier . Les déclarations comme “Bouteflika est le meilleur président de l’Algérie” ne peuvent pas être facilement mesurées, il est donc très difficile pour l’IA de calculer si elles sont vraies ou fausses.

La dernière génération d’outils de manipulation d’images et de vidéos complique davantage la tâche des chercheurs en IA.

Le problème que nous avons, est que les mêmes outils d’IA qui nous permettent de lutter contre les fausses nouvelles, permettent aussi aux faussaires de créer du contenu qui est de plus en plus difficile à séparer de la réalité.

Je pense que le cyberespace deviendra bientôt un champ de bataille des systèmes intelligents concurrents, là où certains créent de faux médias et d’autres cherchent les signaux subtils qui le marquent comme tel.

Les experts de l’IA sont aux prises avec des moyens d’identifier les fausses photos et l’identification de fausses vidéos est encore plus difficile.

Je me rends compte à travers ce que j’écris que l’intelligence artificielle peut neutraliser efficacement la menace posée par les fake-news. Mais pas du tout sûr quand ce jour viendra.


Je suis né pour vivre de mes pensées, désormais mes pensées vivent de leur plume…