Islande, Jour 3

Après une bonne nuit de sommeil, on attaque la journée par un petit déjeuner bien mérité. On fait donc chauffer de l’eau pour un bon thé, et là, c’est le drame, tout disjoncte !

Effectivement, la bouilloire est morte, elle fuit de partout et principalement en dessous, où se trouvent les contacts électriques.

Du coup on éponge tout et on prévient la propriétaire qui viendra nous remettre ça en place dans la journée.

Mais le ton est donné et l’eau ne sera pas notre amie aujourd’hui…

Vu le coût élevé des tours en bus pour les zones touristiques (compter 70€ par personne et par tour), on a fini par décider la veille de louer une voiture chez Europcar pour 2 jours. Ludivine étant de la maison, elle a la possibilité avoir quelques avantages… ce qui n’est pas négligeable :-)

Par contre, comme on était parti pour tout faire en bus, elle a laissé son permis de conduire en France… Très pratique pour louer une voiture ! Heureusement, ses informations étaient déjà dans la base de donnée et j’ai juste fourni le mien pour finaliser le tout.

Non, non, on n’est pas du tout organisé à l’arrache :-D

Le temps que la voiture nous soit remise (le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ne sont pas trop stressé par ici :) ) et qu’on fasse quelques courses pour manger et nous voilà partis pour des terres inconnues !

Programme du jour : direction le célèbre Cercle d’Or : Þingvellir (Thinvellir), Geysir, Gullfoss.

Þingvellir (Thinvellir) est un parc national situé juste sur le rift atlantique. Pile là où les plaques tectoniques Américaine et Eurasienne s’écartent.

Un peu de géologie…

On peut donc circuler dans les failles entre les 2 plaques et c’est… assez étrange quand on prend conscience de là où on se trouve. A noter que la plaque Américaine est par endroit plutôt en hauteur par rapport à sa cousine de l’Est.

A gauche, l’Amérique :p, à droite, l’Europe

Ci-dessous, on voit bien la “falaise” de la plaque américaine.

Une rivière venant de la plaque américaine et venant se jeter dans le lac Thingvallavatn forme du coup une belle cascade.

Vue la météo ambiante, on a pu profiter d’un bel arc-en-ciel, bien moins courbé que par chez nous, ça ne nous semble pas habituel, mais c’est vraisemblablement parce qu’on est très au nord…

Les crevasses sont parfois remplie d’une eau particulièrement transparente, y compris sur de grandes profondeurs !

On ne s’en rend pas trop compte sur les photos, mais c’est très profond !

Ci-dessous, facilement 2–3m de profondeur :

Et là un bon 5–6m (facilement !) :

Il y a peu de chose autour de la faille, mais on trouve tout de même une toute petite église !

Vue du lac, prise du haut de la falaise :

Et après avoir contemplé cette belle vue, on s’est tourné vers le nord et on a vu arriver ça :

Et là on s’est dit : “On se casse fissa avant de prendre une grosse saucée !”.

Grand bien nous en a pris, car sur la route vers Geysir (prochain point d’intérêt sur la route) on a lavé la voiture…

Arrivé sur place à Geysir, le temps de se garer et… la pluie nous rattrape (j’avais pas dit plus haut que l’eau ne serait pas notre amie aujourd’hui ?). Comme se ne sont que quelques gouttes, on ne va pas se laisser impressionner et on y va quand même !

Le complexe de Geysir, est du même genre que celui que j’avais été voir à Rotorua en Nouvelle Zélande : Une aire volcanique active (mais sans lave…).

Bref, l’eau qui sort de terre est aux environs de 100°C, ça fume donc beaucoup et la teneur en souffre étant ce qu’elle est… ça sent le souffre (l’oeuf pourri en gros, mais beaucoup moins fort qu’en Nouvelle Zélande). on entend des “plop plop” un peu partout et parfois il y a de petits geysers :

Envie de faire cuire des pâtes ?

Ci-dessus, il y a de grosses bulles, mais pas de grosses éruptions.

On arrive enfin devant le Strokkur, le geyser le plus actif ici. Il peut monter à 25–35m (on l’a vu !! mais de loin…) ! Et explose en moyenne toutes les 8–10 minutes.

La bulle de gaz qui remonte fait faire un dôme à l’eau, d’une couleur bien particulière, avant que tout explose :

Petite explosion timide prise en vidéo, seules images valable que j’ai… (voir plus bas)

Le gros geyser du coin, le Geysir, n’explose que rarement, en général après des tremblements de terre et il monte jusqu’à 70–80m par contre. C’est pas un geyser de pacotille !

Après quelques petites explosions timides du Strokkur (2–3m de haut maxi) que j’ai filmé, le geyser se fait attendre longtemps… Du coup on fait un tour rapide du reste du terrain en se disant qu’on repassera. Certaines sources dégagent une telle chaleur qu’on se croirait dans un hammam en plein air !

De retour près du Strokkur, j’attend la prochaine explosion pour la shooter en rafale. Mais c’était sans compter sur la pluie qui commence à s’inviter sérieusement. Pas vraiment une averse comme on les connait, on se serait plutôt dit dans un nuage avec beaucoup de vent. Les fines goutellettes d’eau rentrant absolument partout !

J’ai senti mon jean se tremper, mon manteau s’alourdir, mes cheveux dégouliner dans mon cou… Et ce fichu Geyser qui n’explose toujours pas !!!!

Et après bien 5 trèèèèès longues minutes qui m’ont semblées une éternité, avec un jean complètement trempé, un manteau à essorer et complètement aveuglé par l’eau dans les yeux et le vent très frais qui me souffle dans les oreilles, d’un coup, le geyser explose !

Là, je shoote une rafale la plus longue possible jusqu’à ce que mon appareil sature et m’indique “BUSY”.

Je me barre de là en courant pour me mettre à l’abri et au chaud au visitor center, ruisselant de partout. Le seul truc sec sur moi… C’est l’appareil photo bien embalé dans sa protection de fortune créée la veille pour les baleines.

Je ne m’attendais pas à grand chose au niveau de ces dernières photos. Entre le décor nuageux très blanc et le geyser qui est aussi blanc quand il explose, le constraste ne sera pas évident. Mais le pire est de constater que ce petit facécieux n’a en fait fait qu’un petit prout de rien du tout… Décidément, il ne m’aime pas :D

Dans toute cette panique, je perd Ludivine de vue qui était déjà partie se réfugier…

Je fini par la retrouver, après réception de 2 appels manqués, 3 SMS, 2 appels au secours sur Facebook… En fait, elle m’attendait dans la boutique trempée, dans la cabine d’essayage pour se trouver un nouveau pantalon…

Finalement, après s’être séchés un peu, on décide de partir pour la 3e et dernière étape du jour : Gullfoss et ses grandes (grosses plutôt, voir énormes) cascades.

Force est de constater que c’est effectivement impressionant quand on est sur place.

2 points de vues sont possibles : un bien au dessus des chutes, l’autre juste au dessus de la faille où s’engouffre l’eau.

Les chutes sont doubles, l’eau tombe en 2 fois. Une première fois d’environ 11m puis la grosse descente ensuite (dans les 20m). Amateurs de rafting s’abstenir, vous finiriez pliés au fond…

Le débit est très impressionnant, en moyenne dans les 110m³ par seconde (De quoi remplir une trentaine de conteneurs par seconde) ! Et il parait qu’en cas de grosse crue, le débit peu monter à 2000m³ !

La plus grosse chute tombant dans la faille. Et oui, je me ramasse toute la brume dans la tête…

Ci-dessous, on peut apercevoir des gens sur les 2 points de vues (en haut à gauche et au milieu à gauche, dans la brume qui remonte). Ça donne une idée de la taille des chutes.

Les 2 chutes successives

Le second point de vue (au milieu à gauche de la photo précédente) est un tout petit peu en dessous du niveau haut de la rivière, on a vraiment l’impression d’être dans les chutes. La brume mouille un peu et le bruit est impressionant.

Une vue des chutes du haut prise de très près

Après avoir bien profité du lieu, on décide de rentrer, on a bien 1h30 de voiture et même si le jour dure longtemps, on arrivera de nuit à Reyjavik pour un repos bien mérité.

A demain pour de nouvelles aventures !

One clap, two clap, three clap, forty?

By clapping more or less, you can signal to us which stories really stand out.