VAUCLUSE

CANTON de CAVAILLON


CAVAILLON, 150,35km2 : Caumont-sur-Durance — Cavaillon — Cheval-Blanc — Maubec — Robion — Taillades (les)

Caumont sur Durance

En 1068, on écrit Cavus Mons en latin, c’est à dire le mont chauve, en relation avec les grottes de la colline Saint-Jacques, dominant le bourg.

Le bourg, demeuré catholique, est t saccagé en 1562 par le baron des Adrets. Après une longue période de co-propriété, la seigneurie est réunie entre les mains des Seytre, en faveur desquels elle est érigée en duché, l’année de la Révolution (1789). La première culture industrielle de la garance est entreprise à Caumont, par Althen, son initiateur.

Cavaillon

Cabillo ou Cabellio, ville des Cavares, vient du celte, (chal, pente ou creux abrité du vent + onna, source), siège à partir du 4e s. de l’évêché de Cavallicensis.

Elle est ensuite une station romaine sur la voie Domitienne. On la retrouve sous le nom de Cabellione sur les gobelets de Vicarello, sur l’itinéraire d’Antonin et sur la table de Peutinger. Cavaillon fait partie du royaume d’Arles et du marquisat de Provence. Seigneurie partagée entre I’évêque et les vicomtes de Cavaillon puis le Saint-Siège. Au 12e s., Raymond Vl de Toulouse étant marquis de Provence, Cavaillon se trouve impliqué dans la Croisade des Albigeois, et passe aux mains du Saint-Siège au 13e s. En 1562 Ies protestants du baron des Adrets envahissent la ville et incendient les sanctuaires.

Cheval-Blanc

Commune formée en 1790 par détachement de Cavaillon (décret du 22-7-1790 de l’Assemblée représentative du Comtat Venaissin).

Elle se nomme alors Blanc-Montagne (1794). Cheval-Blanc est le nom d’une auberge. Le territoire est mis en valeur à la fin du Moyen-Âge par les moines de la Chartreuse de Bonpas ; depuis, cette riche plaine alluvionnaire n’a cessé de se fertiliser : réseau de canaux d’irrigation dont celui du Haut-Cabedan *, maîtrise du cours de la Durance par l’érection d’une digue, ouvert au 18e s.

*Canal du Haut -Cabedan : La chasse aux Huguenots et le poids de la famille d’Oppède retardent le développement de l’utilisation de l’eau pour l’agriculture. L’évêque de Cavaillon cède le canal saint-Julien et son moulin au marquis d’Oppède. S’ensuit une période de troubles et de conflits qui prend fin en 1733, à la suite d’un jugement par lequel le marquis d’Oppède renonce à ses droits sur le canal et le moulin. A partir de cette date, l’irrigation s’étend avec la construction de nouveaux canaux dérivés du premier. C’est le cas notamment du canal de Cabedan-Vieux, réalisé par Esprit Brun et ouvert en 1766, dans le but d’irriguer une partie du territoire communal de Cheval-Blanc. Ce canal a une partie commune avec le canal Saint-Julien, depuis la prise de la Durance jusque dans le bassin de la Polivette. Dans ce bassin les eaux prennent deux directions, l’une conserve le nom de Saint-Julien, l’autre prend le nom de Cabedan-Vieux et va se jeter dans le Coulon. Le 17 septembre 1738, les propriétaires du Haut-Cabedan et des Vautes obtiennent du vicelégat Bondelmonti, l’autorisation d’opérer, à Mérindol, une dérivation des eaux de la Durance pour arroser leurs terres. Mais ce n’est que le 19 décembre 1765 que le vice-légat Salviati accorde de dériver un volume nécessaire pour arroser les terres de Cheval-Blanc, des Taillades et de Cavaillon. Puis, la progression de l’irrigation se poursuit avec le creusement du canal de Cabedan Neuf. En 1822, les frais relatifs aux canaux et à la dérivation sont pour 55% à la charge des moulins et des usines, et pour 45% à celle des arrosants, ce qui illustre la double fonction des canaux au début du 19e s.

Maubec

Le nom apparaît au 12e s. : Malbec, tiré du latin malum, mal, mauvais, et du gaulois becco romanise en becum, bec, éperon rocheux, sommet mauvais, dangereux. Au 13e s., fief d’abord partagé entre divers co-seigneurs dont le plus anciennement connu est Bernard de Claret (1251). Puis à la fin 15e s., seigneurie unique des Brancas jusqu’à la Révolution. Le 14e s. est une longue suite de désastres : trois épidémies de peste, guerre de Cent Ans et ses séquelles : pillage des Routiers, sécheresse, deux famines… Pendant les guerres de Religion, le village est pris et incendié ; les habitants désertent les lieux peu à peu et, fin 19e s., s’installent dans la plaine à quelques distance du vieux bourg, totalement abandonné.

Robion

Cité au 13e s.: Castrum Robioni, contraction de Robillon, diminutif de Robert, d’origine germanique, Hrodberht (hrod, gloire + berht, brillant). Le village primitif se trouve à la source du Boulon. Lors des invasions, les habitants s’installent sur le site actuel et s’entourent d’une enceinte. Fief du comte de Toulouse au 13e s., du Saint-Siège* au 15e s. ; seigneurie des Castellane et des Brancas.

Taillades (Les)

Petite agglomération de tailleurs de pierre travaillant sur place aux carrières, peut-être à l’origine de son vocable. Le nom du village rappelle cette activité, en provençal talhada /couper et fendre, activités nécessaires au travail de la pierre. La vieille roue du Moulin Saint-Pierre sort de ces carrières.

Après l’assainissement de la plaine au 18e s., des habitants de Robion et de Cavaillon vinnent s’y fixer. Vers 1260, fief de l’importante seigneurie d’lmbert d’Aurons. Ensuite, co-seigneurie de nombreux tenants à une histoie histoire compliquée. Les Sabran, du 14e s au 17es. les Monnier construisent le château actuel.


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