Hashtag : à bouche que veux-tu

Si Twitter ne va pas très bien, et si d’aventure les portes se ferment sur le réseau social à l’oiseau bleu (#SaveTwitter), on lui devra tout de même ce devenu célèbre symbole : le hashtag. Le petit croisillon, qu’on a parfois du mal à positionner sur son clavier et si discret autrefois sur les téléphones fixes, s’est aujourd’hui largement fait une place sur le web. Impossible clairement d’y échapper pour n’importe quel internaute actif sur les réseaux sociaux. Tous l’ont adopté : Twitter évidemment, Instagram, Pinterest. Il est si populaire que même Facebook l’a initié, avec un succès moindre.

Pour commencer, Twitter est un média social, ce qui en somme signifie que chacune de vos publications sont publiques. Ainsi, elles ne sont pas limitées à votre simple cercle de followers, mais bien à l’ensemble des utilisateurs du réseau social. C’est donc dans ce flot continu de micro-contributions, que le hashtag a permis d’organiser et d’identifier des sujets de discussions. C’est là qu’est né l’art de l’optimisation de l’impact des publications.

Par définition donc, le hashtag est la combinaison du symbole suivi d’un mot : exemple #Rio2016, voire d’un groupe de mot #TuViensDeBretagneSi. En cliquant dessus, il permet à des utilisateurs de retrouver un ensemble de contributions sur le-dit hashtag et permet de rejoindre la conversation. Il facilite aussi la recherche pour l’utilisateur.

Twitter est d’abord un réseau de tendances, pas de requêtes

Mais attention, n’est pas hashtag qui veut ! Il ne suffit pas d’apposer le dièse devant un mot pour être vu. Encore faut-il mettre le bon !

Car Twitter évolue dans un instant T et permet de prendre le pouls du web. Pas d’algorithme à la Facebook où des publications à +24 ou +48h apparaissent. La viralité y est d’ailleurs très forte. Il faut voir le réseau social comme un réseau de tendances avant de le voir comme un réseau de requêtes. En véritable baromètre du contenu web, Twitter a cet avantage de permettre la validation de la pertinence d’un sujet.

Emission de télé, match de foot, fait d’actu.. ainsi, les sujets forts sont traditionnellement partagés et abondamment twittés. Ce volume de hashtag et/ou expression et/ou mot crée dès lors la tendance ou trending topics. À l’instar d’une tête de gondole, il s’agit donc de profiter de cette tendance en cours pour s’assurer une visibilité optimale. En utilisant un hashtag on profite d’une exposition. En somme, une tendance c’est un peu comme un food-truck de galettes-saucisses qui stationnerait devant un centre commercial le dimanche alors qu’il y a un match de foot de l’autre côté de la ville. Il faut être là où sont les gens !

En définitive, et en un mot comme en cent, le hashtag n’est pas le mot-clé du contenu associé à la tendance ou à la discussion : il est le terme tendance. Celui-ci revêt d’ailleurs souvent la forme d’un terme SANS le croisillon. Et c’est là que les problèmes commencent. Inutile donc de multiplier les hashtags. À bannir donc les : #Thierry #Henry devient entraineur adjoint de l’équipe de #Belgique #Football ; ce tweet donnerait de l’urticaire à n’importe quel responsable social media. Grrr…

Mais Twitter reste l’allié indispensable aux responsables social média…

En résumé, si ce billet d’humeur cherche à démontrer que le hashtag est trop (mal) utilisé et souvent à mauvais escient d’ailleurs, il n’en demeure pas moins que Twitter est essentiel.

Car dans le paysage social média, Twitter a un rôle bien à lui. C’est lui l’initiateur de ce langage propre au web, dont les community managers s’en sont emparés : langage court, ton précis, propos concis, le tout saupoudré d’émotions en seulement 140 caractères. Le tweet est le symbole de cette créativité sans faille des internautes et le symbole d’une liberté d’expression, là où parfois Facebook censure.

Pour finir, même si le réseau social de Jack Dorsey reste incompris pour bon nombre et utilisé uniquement par une poignée d’internautes, Twitter reste encore un réseau social au top dans le paysage social média. Et comme nous avons pu le voir, le web lui doit beaucoup.