Ikea, je t’aime, moi non plus…

Ikea, le pèlerinage Suedois

La journée avait pourtant bien commencé.

Souvent chez Ikea il se passe des choses pathétiques. Mais tu ne le sais pas tout de suite. Là réside toute la beauté de ce drame ordinaire. Parce que tu comprends Ikea aime bien t’embrasser avant de te baiser. Tu te rends compte qu’ils n’ont plus de stock pour “l’étagère de tes rêves” quand tu t’es tapé tout le pèlerinage Suedois. Quand c’est trop tard en fait et que tu ne peux plus t’enfuir. Quand ça fait plus de 6h que tu traines les 283 articles sur ton charriot. Que ton esprit vagabonde avec une certaine désinvolture et te rassure sur le fait que tu es large niveau budget. Tu regardes ton cadis avec insistance comme si tu étais télépathe. Bien sûr il dégueule de tous les côtés mais tu ne doutes pas une seconde de toi. Comme quand tu es bourré. Le trou noir. Un vide intersidéral ou 0,9o€ de torchons + 1,90€ de bougies + 2,50€ d’ampoules font 390€. Nannn j’exagère, en vrai j’ai payé 388€ grâce à la carte Ikea Family.

Evidemment tu as des envies de meurtre comme jamais tu n’en avais eu auparavant. Buter les promeneurs du dimanche qui achètent le dernier Picasso à 15€. Mais surtout parce que tu viens de t’enfiler tout le paquet de daims. Euh oui après 4 hot-dogs et 2 pizzas… Pourquoi ? Y’a un problème ? Et là tu t’aperçois que ton joli petit cul sera trop gros dorénavant pour trôner dans le fauteuil Grïpogluck que tu as acheté un mois plus tôt.

Mais c’est trop tard. Il est toujours trop tard chez Ikea. Car même après avoir survécu au labyrinthe sans fin, même si tu aperçois la lumière du parking au bout du tunnel. T’auras toujours un mec habillé en bleu qui te dira sur un ton hyper détendu :

“Revenez demain, on a plus de stock.”
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