3 jours à Lisbonne

Que voir à Lisbonne en un weekend

En ce milieu de mois d’octobre ensoleillé, je m’en vais vous conter un séjour automnale. Et bien qu’il fasse beau au moment où j’écris ces lignes, je vous emmène tout de même avec moi pour une destination chaleureuse.

Cela fait en effet un an que je suis allé, au début de novembre 2015, rendre visite à un ami en Erasmus à Lisbonne. Qu’il est bon d’avoir des amis Erasmus, c’est un bon prétexte pour voyager. Surtout quand ceux-ci peuvent vous loger… J’ai donc pris des billets low-cost (un mix d’Easyjet et de Ryanair) pour passer trois jours complets dans la capitale lusophone. En réalité, cela ne sera pas vraiment trois jours complets. En effet, j’ai subi une petite opération de la main la veille du départ. J’ai donc passé une bonne partie du deuxième jour dans une clinique pour faire changer mon pansement…

Je tiens à dire qu’il s’agit de mon premier voyage au Portugal. Je ne savais donc pas trop à quoi m’en tenir pour la découverte de la ville, ce fait que je m’y suis parfois senti perdu. Pourtant, Lisbonne n’est pas une ville si grande que ça.

J’ai centré ma première visite par Belém, où j’ai pu admirer la tour et surtout le monastère des Hiéronymites. L’église est magnifique, et c’était également un bon moment pour prendre le soleil. J’ai ensuite parcouru un peu le centre ville (la Baixa) et la place du commerce. C’est un très bel endroit animé, idéal pour voir des belles rues et pourquoi pas faire du shopping. Notons également la dégustations de très bons produits de la mer : morue, poulpes… Un parfait mélange de Méditerranée et d’Atlantique.

J’ai visité le deuxième jour (ou ce qu’il en restait) le jardin du palais des marquis de Fronteira. C’est un très beau jardin, un peu éloigné du centre, qui montre de très beaux azuléjos (prononcez le “J” comme en français ;) ) et également très calme. J’ai le soir été dans le quartier du Bairro Alto pour voir l’église Jésuite Saint-Roch, un belle vue sur la ville depuis un mirador et me promener dans la vieille ville et la place Camoes. J’ai beaucoup apprécié de connaitre mieux l’histoire de l’église, qui a été le modèle pour toutes les églises jésuites dans l’empire colonial portugais au Brésil et aux Indes. Ce quartier de Lisbonne est également charmant la nuit, les immeubles sont beaux, et j’avoue avoir été vraiment soufflé par les trottoirs, tous ornés de mosaïques.

Enfin, le dernier jour, je suis allé grimper dans le château Saint-Georges. C’est une belle forteresse, intéressante car condensant toutes les couches de l’histoire de la ville (des phéniciens jusqu’à la Reconquista) et qui délivre une magnifique vue sur la Mer de Paille. C’est aussi une jolie promenade arborée. Enfin, j’ai terminé mon séjour Lisboète par le musée de l’Orient.

Ce musée retrace l’histoire du Portugal outre-mer et donc, son histoire coloniale. C’est un beau bâtiment des années 1930, anciennement dévolu à l’activité maritime. Il présente dans une belle muséographie sobre et claire les raisons, l’extension, les étapes et le fonctionnement de l’empire portugais du XVème siècle au XXème siècle. Il met bien en valeur ses collections, qui vont de l’Asie (Macao, Japon, mais aussi Indonésie) à l’Afrique (Mozambique) et jusqu’au Brésil aussi il me semble. On y croise donc de beaux paravents, divers objets chinois, une magnifique collection de porcelaines, des armures de samouraïs, de rares sculptures indonésiennes en bois, une collection de poupées… La boutique du musée est belle également, avec des kimmidolls ! J’ai donc beaucoup apprécié ce beau musée moderne, carrefour de l’histoire et des cultures.

Mes lecteurs ont peut-être perçu mon intérêt pour l’histoire coloniale. Que les choses soient claires, je ne suis pas un affreux colonialiste raciste. Je pense simplement que c’est un formidable vecteur de voyages, dans l’espace et dans le temps, une ouverture à des cultures étrangères, et également un discipline dans lequel ces cultures sont en contact directe avec ma propre culture d’européen. Je me sens donc concerné, et permet une infinité de réflexion sur le fonctionnement de deux cultures entrant en contact.

En définitive, j’ai particulièrement aimé la ville de Lisbonne pour son ensoleillement, son patrimoine et l’histoire du Portugal, au carrefour de multiples cultures. Ainsi, c’est l’occasion de croiser des célèbres explorateurs européens (Vasco de Gama) et des milieux principalement issues de l’Asie (Macao, Japon, Indonésie) et de l’Afrique. Oui, j’aime beaucoup l’Asie. Pour mes voyages prévus en Europe, j’ai définitivement envie d’un parcours au Portugal du Nord au Sud.

Je vous dis donc à très bientôt pour une série d’articles prenant place dans une destination asiatique, et donc, de nombreux autres voyages.

Idées de lecture :

Vasco de Gama : légende et tribulations du vice-roi des Indes, de Sanjay Subrahmanyam (2014). Un livre sur la vie du grand explorateur Portugais, dans la lignée des global studies.

Histoire du Portugal et de son empire colonial, A. H. de Oliveira Marques, Karthala, 1998.

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