Le Pavillon d’or (Kingaku-ji), le parc de Kyoto et le temple Myoken-ji

Entre temples et jardins

Aujourd’hui, petit patchwork de lieux plus ou moins célèbres de Kyoto. Ils sont tous situés dans le Nord de la ville, sur la rive droite (ouest) de la rivière Kamo. Je vais vous parler, par ordre chronologique, tout d’abord du Kyoto Gyoen ou parc de Kyoto, puis du Kinkakuji ou Pavillon d’or, et enfin du tranquille temple Myokenji.

Emplacement de ces lieux

Le Kyoto Gyoen

Il est difficile de rater ce grand parc sur une carte. Je l’ai découvert par hasard en me rendant au château de Nijo, situé non loin au sud-ouest. Également, la rue du musée du manga donne directement dessus, dans son prolongement. En effet, bien que situé dans une emplacement relativement central même si légèrement à l’écart des endroits touristiques (Gion, Teramachi…), il contient un bâtiment que tout le monde s’attend à trouver à Kyoto : le palais impérial.

Le parc était autrefois situé au Nord de la ville de Kyoto, dont le centre se situait atour de l’actuelle station Karasuma. La rivière Kamo était la limite orientale, où étaient reléguées les classes sociales les plus méprisées. Les urbanistes du moyen-âge japonais ont vu très large et la ville a mis bien longtemps à réunir les deux parties. Ces deux parties étaient la ville haute, au Nord (Kamigyo), réunissant les fonctions administratives, et la ville basse, au Sud (Shimogyo), prospère cité marchande. Elles étaient reliées par l’avenue Muromachi. Ces deux parties étaient encore bien distinctes et fortifiées séparément au XVIème siècle. Autour du palais impérial (que je n’ai pas visité) étaient disposés des maisons de nobles, qui ont été rasées pour donner naissance au parc au moment du transfert de la capitale à Edo/Tokyo à l’époque Meiji.

Ce parc est un vaste endroit, regroupant des petits coins de verdure, quelques étangs, et une vaste zone de graviers autour du palais impérial, où les scolaires font des tours lors de leurs cours d’EPS. Je n’ai pas gardé un souvenir impérissable de mon tour là bas, mais on va dire que ça a été bon à ma culture.

Ce n’est plus Sakura mais les couleurs y sont
Promenade dans le parc
Le Kyoto Gyoen mi avril

Le Pavillon d’or, ou Kinkaku-ji

Maintenant, du gros lourd touristique : le Pavillon d’or. Un endroit assez réduit pour une foule de touristes, mais bon c’est un peu la tour Eiffel locale. Par contre le bâtiment n’est pas très grand, à part à Nara, les bâtiments historiques japonais ne sont pas des plus impressionnants par leur taille. Vous allez me dire, il n’y a pas que ça qui compte. Construit originellement en 1397, ce qu’on peut voir aujourd’hui est une reconstruction après l’incendie de 1950. Conçu comme un palais, il a été transformé en temple en 1408 à la mort de son propriétaire, le shogun Yoshimitsu Ashikaga. J’aime particulièrement le détail (significatif !) du phénix perché au sommet. La visite se compose d’un petit (demi) tour du célèbre pavillon puis d’un parcours dans le jardin. Il faut bien avouer que le pavillon a de la gueule, par contre, le jardin ne m’a pas impressionné plus que ça, d’autant que le parcours obligé est plutôt réduit. Je suis content de m’y être rendu, mais Kyoto a des endroits également connus proposant des expériences bien plus significatives. Un indice : c’est rouge.

En arrivant près du temple, et l’étang qui le borde
Le pavillon en avril et en juillet
Dans le jardin du temple

Le temple Myoken-ji

Un des grands bonheurs de Kyoto est de slalomer en vélo au hasard des petites rues. C’est ainsi que derrière un portail, dans une ruelle, s’est dessiné une jolie perspective. C’est comme ça que j’ai fait un tour dans le temple Myoken-ji, qui permet de se distraire plaisamment à Kyoto, loin des foules. Il est rapide d’en faire le tour et est en même temps attirant par son côté caché. Certains détails sont assez singuliers, comme deux passerelles en bois. Je ne conseille pas ce temple-ci absolument, bien qu’il soit sympa, mais c’est tout à fait le genre d’expérience qu’il est si agréable d’avoir et qui font de vrais souvenirs.

J’ai eu l’expérience amusante d’en entendre parler par hasard à mon retour en lisant un livre sur le Japon médiéval (que je mettrai en bibliographie), pour avoir été un des temples de Kyoto les plus imposants du XVIème siècle, avec des fossés et des remblais… Il appartenait à la secte Hokke, bien implantée à Kyoto pour offrir un cadre spirituel adapté à la population urbaine marchande.

L’allée du temple et son bâtiment principal ; remarquez le petit pont et la passerelle de bois
En faisant le tour du temple

Bibliographie :

Jean-François Souyri : Histoire du Japon médiéval : le monde à l’envers ; 2013

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