Get a place or get a life?

J’ai failli a mes objectifs d’un article tous les lundi, je le sais. Je suis rentrée en hypnose totale avec Craigslist. Qui ne connait pas Craigslist à NYC (et sûrement aux US)?! C’est un jumeau américain du Bon Coin. A savoir, plus grand, plus gros, plus fort mais pas plus beau. Deux annonces sur cinq sont des arnaques, si t’es pas rapide c’est même pas la peine d’y penser et si t’es un couple qui recherche une coloc c’est apparement pas réciproque pour les autres. J’ai plein de qualités mais je ne suis ni célibataire, ni rapide.

Bien sûr, rien de grave. Il faut accepter que tout prend un peu plus de temps. Accepter que l’enjeu ce n’est pas de répondre vite et bien aux colocs qui sont intéressés, mais c’est de comprendre leurs mails ! Ecrire un mail ok, si tu maitrises le «hi» et le «have been quelque chose» et tu peux te faire comprendre. Par contre, que tu n’aies pas à traduire la phrase en français dans ta tête mais a ‘’anglo-saxoniser’’ ton cerveau pour apprivoiser la tournure américaine, c’est pas la même limonade.

La découverte linguistique élaborée ces deux dernières semaines est alors la suivante. Il faut apprendre à dire ce que l’on PEUT.

Exemple: je suis dans la rue, il fait chaud et je veux dire à mon mari «mens moi, et dis moi que tu ne meures pas de chaud!». Phrase apparement très simple, que j’aurais dit à voix haute sans y penser dans un environnement Gaulois. Ici, cette phrase reste en suspend, dans un intérieur qui la rend tout simplement irréelle, tant qu’elle se rumine à laurée des cordes vocales. Il faut la dire en anglais, non pas parce qu’Alex refuse de parler français avec moi, mais parce que je suis de bonne volonté. De façon instinctive, je traduis en mot à mot et me retrouve en situation d’echec parce que je ne sais pas dire «tu meures de chaud» (you’r dieing of hot?- l’écrire c’est pire on est d’accord). Et c’est là, au lieu de vivre cette réalité castratrice toutes les secondes – oui parce que dans ces cas tu réalises que l’on s’exprime souvent merde! – il faut se souvenir de l’origine du passage de la pensée vers le t+1 des cordes vocales, c’est pour se faire comprendre! L’idée ici, pour reprendre mon exemple, c’est qu’il fait chaud, et il y a plein de manières avec mon niveau d’anglais de le dire, exemple: «I’am sweating».

Bref, je dois définitivement lire André Green un psychanalyste qui a parler de la parole comme un geste, comme disait Freud au commencement etait l’acte (Totem et Tabou) mais si l’acte était un verbe?!

Revenons à nos moutons, l’appartement alias the place to be. Le lieu ou je vais ‘’être à New York’’, qui déterminera la vie que j’aurais dans cette ville.

Pour l’instant je suis là, a Time square :

Je peux vivre à East Village un quartier jeune, branché, sympa que nous avons adore avec Alex. Il nous a fait penser à notre cher 11em, avec des parcs remplis de punk à chien, des bars avec des terrasses (très rare ici), proche du centre ville sur Manhattan, un marche le week-end, un quartier cooooool quoi. (Pas de photo dsl)

Je peux vivre à Harlem, ce serai pas terrible mais stylé.

Et si on vit à Williamsburg on aura un vie de hipster, de brunch et de friperies.

Autant vous le dire, je viens de l’apprendre ce lundi matin avant la publication, on va vivre à Williamsburg ! Là c’est devant chez nous!

On a d’ailleur trouvé. Une super adresse de brunch pas cher ( 16 dollars le plat, la boisson chaude et un cocktail et si on paye 9 dols de plus on a le bothomless :p). Ca s’appelle le Two Doors Tavern métro Bedford à 10 min à pieds de notre future chez nous pour un an.

Pour les choses amazing in NYC voici la queue à Trader Joe’s, des minis cups de peanut butter ? WTF? C’est pour mettre dans son sac à main au cas où ?

Tout va toujours bien pour moi, ne vous inquiétez surtout pas :

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