Gosse de riche ou gauche de riche?

Cet article fou est bien à l’image de mes derniers semaines. Tout a commencé avec ce canapé orange. Nous avons, avec Alex, eu notre nouvel appartement avec un matelas et ce canapé orange. Avec deux petites fées pour m’aider face à l’adversité de la saleté, j’ai pu rapidement obtenir un tissu propre, d’un orange éclatant! Tous les jours ensuite, j’y allais seule pour faire une petite heure de ménage, et le menage ca n’a jamais tué personne tout le monde le sait. D’abord l’aspirateur, puis la grosse éponge, puis la serpillère, puis les lingettes pour arriver à la brosse à dent. Pour, tardivement c’est vrai, et novice en la matiere je l’admets, me rendre compte de la cratitude démesurée de ce *** de canapé orange. Il a du etre trouvé dans la rue sous la plus dégoûtante des clims, bref je vais passer les details de ce que j’ai imaginé. C’est alors que tous les jours je passais mon petit coup de brosse à dent à Williamsburg. Revenant le soir dans la propreté flamboyante du penthouse – grâce à la femme de ménage qui passait deux fois par mois.

On dit que ceux qui passent le plus de temps à netoyer la saleté sont sûrement ceux qui l’aprecient le plus. Moi, j’ai fini par etre dégoûtée arrivée à la moitié, et c’est alors que j’ai douté. Oui, le doute à engendré une idée, l'idée jeter ce canapé et d'en acheter un autre. Mais j’etais allée trop loin dans ma demarche! Et quoi ! L’esprit Williabsburg c’est quand même faire un salon avec sa bite et son couteau. Moi j’allais le faire. Avec mes bites et ma brosse à dent! Ah oui, je l’ai pas mentionné mais je suis entoure de bites btw.

J’ai donc voulu la faire street cool recycle et j’ai décidé de garder le canapé orange. J’ai pas «vraiment» fini la brosse à dent, mais personne n’est mort au côté d’un peu de crasse, et surtout pas à NYC!

Et finalement avec un peu plante verte, des coussins et une petite soeur, on arrive à s’installer et je dirais même plus à se sentir bien et chez nous.

C’est le thème de la gaucherie (qui n’est jamais facile) que ce combat mental entre moi et un canapé à engendré.

De la façon la plus surprenante, d’autant plus que ma parole part du pays lointain capitaliste et consumériste des USA. Là où se passe des élections aussi grotesques que dangereuses. Là où l’argent est un but en soit, un sujet de discussion, ici où «money» est une ambiance ! On en a même fait plein de chansons !

Le premier jour de notre arrivée, c’est Frank qui fut notre chauffeur uber, un vrai américain du Queens. Une énergie incroyable il n’arrêtait pas de parler et merci le ciel je comprenais presque tout. La premiere chose que nous raconte ce fabuleux personnage sorti d’un film, c’est l’argent gagné par le fondateur de uber. Une facination décomplexée de je ne sais plus combien de minutes à propos de je ne sais combien de ‘’millions dollars’’. Pour finir par son ultime conseil, après une petite mais delicieuse heure de route. Toujours son flot de paroles ponctués par un rire extravagant (pensez à Eddie Murffy), il nous dit: ‘’be carefull man, here it’s money money money, if you don’t paye attention, it’s just fly away man!’’.

Dans cet univers où l’argent est d’une certaine manière valorisée tant dans la parole que dans le geste, où Trump est le candidat républicain, et où un canapé orange est un adversaire redoutable, je poserai une question qui ne se pose pas. Est-ce un luxe de pouvoir être socialiste? Les riches de gauche ne renvoient t’ils pas la plus blingbling des richesses à savoir le choix? Une pensée très rudimentaire comme la mienne, placée dans un penthouse à Time Square avec un anglais suffisamment bon pour comprendre la chaine républicaine, mais pas assez pour comprendre la démocrate, m’amène sûrement à ce genre de réflexion. Comment j’ai pu me demander s’il n’etait pas plus dure d’etre socialiste quand on est riche que lorsque l’on est ouvrier ?! Est-ce que les pauvres ont-ils été oublié par les socialistes? Je pense que je confonds démocrates et socialistes de façon évidente mais tout de même, Marine et Trump n’ont-ils pas la même odeur.

En tout cas il semble que les americains n’ont pas le temps de s’adonner à des reflexions sterils – mais sujectives – avec 12 jours de congés par mois, parfois plusieurs boulots, de l’argent à gagner, des spots à faire qui n’en finissent plus, resto, bar, galerie, concert, être vu, voir les autres et tellement de choses.

Nous en tout cas on à trouvé notre nouveau QG, un petit bar à deux blocs, à la sorti du metro, avec les burgers a 6$ en happy hour :)

Et surtout ne vous inquiétez pas pour moi, le déménagement est fini, au revoir Manhattan et bonjour Williamsburg! Mais on peut toujours traverser le pont pour une petite frozen margarita ;)

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